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Chronique d'Emmanuel


 

Chronique Radio Fajet du 21 et 22 Octobre 2017

 

C’est donc, déjà, ce week end qu’ont débuté, les vacances, dit de la Toussaint ; elles sont sans doute bienvenues pour les enfants, après déjà sept semaines d’école. Changer de rythme, donner un peu plus de place au jeu, cela n’est pas, en effet, sans importance pour tous les enfants et j’en suis sûr, ils l’apprécieront tous ! Espérons qu’elles leur permettront de vivre autre chose avec d’autres, dans les garderies qui les accueilleront, ou chez les grands parents, souvent plus disponibles ! A moins, que les parents décident de profiter de quelques jours, pour partir eux aussi, un peu en vacances en famille !

 

Ce sera donc à la fin de ce temps de vacances qu’arrive la Fête de la Toussaint : une grande fête chrétienne, faut-il le rappeler, qui est sans aucun doute la plus populaire dans notre pays. C’est la fête de la vie, c’est la fête de tous les vivants : en effet ce jour-là, - cette année, un mercredi, - que les chrétiens se rassemblent pour célébrer avec l’Eglise, tous ceux qui sont des vivants : nous tous déjà bien sûr, qui sommes là aujourd’hui mais c’est aussi, tous ceux et celles qui ont été des vivants hier, ceux de nos familles qui sont décédés, qu’avec les chrétiens, on appelle des défunts ; ils sont aussi et encore des vivants, puisqu’ils sont pour toujours, dans le cœur de Dieu qui est le Dieu de la Vie ! C’est pourquoi, la fête de la Toussaint est vraiment une grande fête de famille, notre fête à tous, une fête où les familles cherchent souvent encore à se rassembler, associant ce jour-là, dans leur souvenir, tous ceux qui ne sont plus parmi nous....

 

D’ailleurs, le nom de cette fête de la Toussaint désigne bien qu’elle est la fête de tous les vivants ! Etre un saint, devenir un saint n'est pas, comme souvent on se l’imagine, être quelqu'un de parfait; si cela était, cela se saurait ! Seul, Dieu est saint et parfait ! Non, être un saint, c'est être une personne aimée de Dieu, c'est devenir un "amoureux" de Dieu, de la vie qu'il donne à tous les hommes. N’est-ce ce témoignage que nous laissent justement ceux que l'on appelle des saints dont on porte peut-être le prénom ! Ste Thérèse, ou St François, St Pierre ou St Paul : ils aimaient tous, la vie par dessus tout, dans leur amour de Dieu et des autres ! C'est aussi cela qu'ont vécu avant nous, beaucoup de gens de nos familles que nous ne connaissons plus ! Nous sommes tous des vivants dans le bonheur de Dieu, appelés à vivre à plein, chaque jour, à vivre ensemble ! ...... Fêter la joie de vivre et d’aimer qui nous est donné à tous ! C’est bien plus intéressant que de fêter Halloween, avec ses masques qui font peur et ses déguisements pour rire de la mort ! Ne croyez vous pas ? Bonne fête de Toussaint à tous

 

P. Emmanuel LEROUX

 

 

 

(18/10/2017 - 12h53'57 - chroniq)
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  • l'émissionOuvrir ou Fermer


    Diffusée tous les samedi et dimanche, cette emission a une durée approximative de 5mn maxi

    L'emission: une chronique, c'est à dire un coup de coeur ou un coup de griffe sur une réalité vécue, le plus souvent par des jeunes pour encourager à vivre ensemble

  • les animateursOuvrir ou Fermer
    L'animateur s'appelle Emmanuel

  • la genèse de l'émissionOuvrir ou Fermer
    Reprise de l'emission de l'abbé Paul Renard, il y a déja quelques années.



  • les archives de l'émissionOuvrir ou Fermer

    Retrouvez les chroniques des saisons passées dans nos ARCHIVES.

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    Chronique du 30 Sept. 1er Octobre 2017

    Septembre touche déjà à sa fin, ce week end, et la rentrée scolaire est maintenant « une vieille affaire » ! Les enfants ont retrouvés, avec plus ou moins de facilité, leur rythme de vie et beaucoup d’entre eux, d’après les sondages, apprécient d’avoir repris leurs activités extra scolaires qu’ils aimaient, comme le foot ou la musique ! Parmi celles-ci, le catéchisme pour les enfants de 8 à 12 ans ! (Nous évoquerons, un autre jour, les activités de l’aumônerie pour les plus de 12 ans) Le catéchisme, une activité « passé de mode » pour certains, une réalité un peu ringard pour d’autres ; il n’en reste pas moins que 18% de cette classe d’âge fréquente régulièrement « le caté » comme on dit, ce qui représente un volet non négligeable de l’éducation des enfants, y compris, souligne mon journal qui s’intéresse à cette question, des enfants non baptisés, parce qu‘appartenant à des familles, loin de l’Eglise !

    Pourquoi des parents, envoient-ils encore leurs enfants, au catéchisme aujourd’hui ? Dans une société qui perd à grands pas ses repères religieux, la question mérite bien en effet d’être posé ! Les réponses des parents expriment toutes, un réel souci d’éducation ; ainsi, c’est souvent en raison de la promesse de l’acquisition de « bonnes valeurs » qu’ils sont poussés à faire ce pas, davantage que par la volonté de permettent à leurs enfants qu’ils puissent nourrir leur vie intérieure. On pourrait énumérer avec eux : apprendre le respect des autres, savoir vivre ensemble, ne pas voler ni mentir …  !  Au delà de ce premier souci moral, c’est plus profondément le désir de leur apporter une culture, voire une identité chrétienne ; en résumé, permettre de découvrir notre religion comme nous ; et donner la possibilité d’apprendre l’histoire du Christ, bref, apprendre aux enfants à vivre et à agir en chrétien !

    Ainsi, on le voit bien, plus que l’image, assez scolaire, que les générations précédentes pouvaient avoir du catéchisme, parlant volontiers « des cours de caté », c’est désormais plutôt d’un temps de partage et de débat dont il s’agit maintenant, avec le catéchisme. C’est tout un parcours en petites équipes, qu’empruntent aujourd’hui les enfants, où ils peuvent découvrir la Bible et l’Evangile, échanger leurs questions, entre eux et avec les adultes qui les accompagnent, apprendre ainsi, peu à peu, à vivre ensemble et à agir en chrétiens. Un parent disait : « Au caté, les enfants peuvent mettre du sens, derrière les questions d’aujourd’hui qu’ils se posent autour du religieux » «  La foi chrétienne affirmait de son coté, une mère de famille, c’est tout, sauf un savoir acquis ». Grâce aux débats et au partage de leurs découvertes, les enfants nourrissent finalement, en allant au caté, leurs propres réflexions ! « Et aussi celles de ceux qui les accompagnent », ajoutent souvent nombre de parents, les poussant à se demander : « et moi, qu’est ce que je crois aujourd’hui ? » Bonne semaine à tous !

     

    P.Emmanuel Leroux

     

     

    (29/09/2017 - 10h15'07 - chroniq)
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    Chronique radio FAJET du 14 et 15 septembre 2017


    Comme chaque année, le mois de septembre nous donne à tous, l’occasion de vivre de nombreuses découvertes ! Et je pense particulièrement aux enfants qui, depuis maintenant deux semaines déjà, dans nos grandes villes comme dans tous nos villages, ont retrouvé avec l’école et ses rythmes de vie, leurs camarades de classe et leurs maîtres d’école ! La rentrée scolaire est vraiment pour eux comme une nouvelle année qui débute, je veux dire comme un de ces moments importants, parce qu’elle va leur demander des efforts pour acquérir de nouvelles connaissances, bien sûr ; parce qu’elle va leur donner l’occasion à nouveau surtout, de retrouver de nouveaux camarades à l’école, ou au collège et ainsi, d’apprendre à « tisser des liens » de camaraderie, de travailler ensemble, bref de découvrir toute la richesse de vivre avec les autres !

    C’est là, me semble-t- il, une expérience tout à fait importante pour les enfants, comme elle l’a été autrefois pour nous autres, les adultes ! Le retour possible à la semaine de quatre jours, pour nombre d’école primaire, ou encore, le dédoublement des CP à 12 élèves, avec l’objectif au bout de l’année, que tous sachent « lire, écrire, compter, et apprenne à vivre ensemble » sera sans aucun doute, pour les plus jeunes, une expérience toute nouvelle qui peut donner un nouveau visage de l’école primaire.
    Les médias, comme on pouvait s’y attendre, n’ont pas manqué de leur coté, de profiter de cette rentrée scolaire, pour mettre encore l’école sous les feux de l’actualité : avec des questions, parfois plus polémiques à mon sens, comme celle de l’usage ou non des téléphones portables dans les classes ; ou encore, de la dérogation possible à l’interdiction de fumer dans les lycées, puisqu’il devient dangereux de le faire au dehors, devant les portes de l’établissement ! Questions parmi d’autres, qui devrait faire appel au bon sens, me semble-t- il, afin de « sauver l‘école » en donnant la priorité à un retour d’une découverte des valeurs, si nécessaire et utile à l’apprentissage, pour un vivre ensemble !
    Si quelques réformes de structures s’avèrent souvent importantes, c’est davantage d’une réforme de l’ambiance dont la vie scolaire, me semble-t- il, a besoin, dans l’ensemble de nos établissements scolaires. Des situations de violence perdurent, comme nous le savons bien ! La majorité des élèves sont souvent heureux de venir au collège, ou au lycée, mais il existe encore des lieux ou cela est encore parfois « un enfer » pour un petit nombre de jeunes, parce qu’ils sont victimes de brimades ou de petites délinquances de la part de quelques uns. Les compagnies d’assurance d’ailleurs, ne sont s’y pas tromper, lorsqu’elles proposent aux parents, de couvrir le racket dans son offre de rentrée, ou de protéger les enseignants, en cas d’agression. Oui, il convient de d’accueillir la nouveauté, de « changer » rapidement « l’ambiance à l’école » pour qu’elle redevienne, grâce à l’effort de chacun, ce qu’elle doit être pour tous : un lieu d’apprentissage et de découverte et de connaissance, certes, mais aussi, un lieu de rencontre des autres et d’échange des richesses que permet le « vivre ensemble ».


    Emmanuel Leroux

     

     

    (14/09/2017 - 15h34'33 - chroniq)
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    Chronique FAJET du 18/19 février 2017

    • On ne peut pas dire que notre vie politique va bien dans notre société d’aujourd’hui, c’est le moins qu’on puisse dire ! Alors que l’on entre dans une nouvelle période électorale pour les présidentielles qui auront lieu en avril prochain, voici que de nouvelles « révélations » occupent à nouveau, la « une » de nos journaux et des bulletins d’information, alors qu’on s’attendait à entendre et à voir des émissions de débats ou d’exposition, des projets des candidats qui se présentent.

    En publiant au mois de décembre 2016, il y a trois mois, un document d’une soixantaine de pages, intitulé « dans un monde qui change, retrouver le sens du politique », le Conseil permanent des Évêques de France tombe à pic, me semble-t-il. Avec ce titre évocateur qui diagnostique combien la vie politique de notre pays est malade, avec notamment, toutes ses affaires qui ne cessent de « renaître », donnant la part belle au bavardage médiatique, ils veulent ainsi, explique-t-il, prendre la parole parce qu’ils sont justement préoccupés de la situation du pays. Les Catholiques, parce qu’ils sont des citoyens à part entière au milieux de leurs contemporains, ne peuvent pas se désintéresser de ce qui touche à la vie en société, à la dignité et à l’avenir de l’homme. Par là même, avec ce document d’une approche facile à lire, ils s’adressent aussi, à tous les habitants du pays parce qu’il se trouve fragilisé et que c’est tous ensemble qu’il convient de nous atteler pour le « refonder ».

    Il n’est pas possible, bien sûr, dans le cadre de cette chronique, d’aborder les nombreuses questions, toutes plus intéressantes les unes que les autres, qu’abordent ce petit document des Evêques de France. Notons-en cependant rapidement leur démarche : dans une première partie, on lira avec intérêt, les chapitres très courts, de 4 à 5 pages, qui donne un éclairage sur le pourquoi et comment « retrouver le sens du politique  aujourd’hui ». La vie en société est notre bien commun à tous et chacun à son niveau, doit s’en sentir responsable. Dans ces moments où notre avenir va se trouver engager de manière déterminante, il me semble aussi, important que chacun ose participer au débat concernant notre « vivre ensemble ». Quelques points de réflexion, en seconde partie du document, sur la solidarité, la démocratie dans une société de violence, l’Europe, ou encore l’écologie,, pourront nous y aider  grandement !

    N’hésitons donc pas à nous procurer ce petit document pour débattre, et particulièrement, les plus jeunes générations ! Car ce sont elles qui ne représentent l’avenir de notre « vivre ensemble » ?

    P. Emmanuel LEROUX.

     

     

    (17/02/2017 - 15h17'40 - chroniq)
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     Chronique Radio FAJET du 15/16 février 2014. Le post bac -

    Mais, que puis-je donc faire, demain ? Dans quelle activité, dans quel métier, m’investir  ? Ce sont là les questions, me semble-t-il, que doivent se poser en ce moment de nombreux jeunes en classe de terminal dans les lycées. Une question difficile pour certains, pas très claire encore pour d’autres, tant prendre la décision de son orientation vers le métier que l’on souhaiterait exercer demain, n’est effectivement pas de nos jours toujours évidente. Dans une société où la crainte du chômage embrume encore largement, les esprits et la vision de l’avenir, le parcours d’étude à entreprendre après le bac pour une formation longue, dans de grandes écoles ou en facultés, débouchant sur un métier que l’on aimerait exercer, doit apparaître pour nombre de jeunes, vraiment comme un « parcours du combattant ! »

    Ce parcours, on ne le sait pas toujours, connaît en ce moment, sa première étape  pour les élèves actuellement en classe Terminal, dans les lycées ! Si les épreuves du bac, toutes sections confondues, qu’il s’agit bien évidemment de réussir, sont bien prévues dans quelques mois, au mois de juin, c’est maintenant, jusqu’au 20 mars prochain, le moment pour tous les futurs candidats, de s’inscrire « en post bac » c’est à dire à formuler sur internet dans un site de l’Education nationale, leurs vœux de formation dans lesquelles ils souhaiteraient s’engager l’an prochain.

    Cette démarche est donc importante pour tous ces futurs bacheliers. Et elle mérite pour le moins, réflexion et investissement ! Cette formation en faculté ou en grandes écoles, va déterminer en effet, largement leur avenir. Cette possibilité qui est offerte aujourd’hui à chacun, de choisir la formation dans laquelle ils désirent s’investir est évidemment une chance formidable, une décision importante ! Bien sûr, ce choix se trouve, pour une part limité, orienté déjà par les contraintes des filières dans lesquels ils se trouvent déjà depuis la classe de seconde ; mais, confirmer maintenant la formation qui les intéresseraient après le lycée, peut à mon avis, leur donner des informations utiles pour construire leur avenir, et s’épanouir dans le travail qu’ils désireraient réaliser demain

    Souhaitons aussi bon vent, à tous ces futurs bacheliers ; qu’ils trouvent, dans les choix de formation qu’ils auront retenus, la motivation et le courage de s’investir demain, dans des projets d’étude qui leur permettra d’exercer une activité sociale intéressante. Elle le sera dans la mesure où ils s’y lanceront avec désir et volonté, et qu’ils apercevront combien le métier qu’ils préparent, les engageront dans la société, au service de tous.

    Emmanuel Leroux

     


     

    (27/01/2017 - 09h26'36 - chroniq)
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    Chronique radio Fajet du 14/15 Janvier 2017


    Moins deux, moins cinq ! Brou ! Comme il fait froid ! Depuis maintenant quelques semaines, le froid, qui s’annonce plus rigoureux, la semaine prochaine, avec l’arrivée de la neige, fait l’objet de toutes nos conversations. Nous devenons attentifs aux bulletins météo, à la télévision ou sur nos smartphones qui nous annoncent, un « temps gris », avec un vent glacial à ne pas mettre « le bout du nez » dehors, et des giboulées de neige, sur l’ensemble de la région du Grand Est ! Une situation climatique qui favorise, certes le bonheur des skieurs, avec l’enneigement des stations de ski des Vosges, pour ceux qui partirons en février ! Une situation climatique qui nous fait surtout, ressortir, pull over et cache col et autre manteau !
    Et, partout, on s’organise pour ne laisser personne à la rue ! et l’on se met à craindre devant cette installation de l’hiver qui se prolonge, des déplacements plus difficiles avec le brouillard et le verglas, sans parler de la facture du chauffage qui, avec les hausses du prix du gaz, risque d’être,  plus salé !

    Le froid ! C’est peut-être aussi cette même impression que nous pouvons ressentir, en nous, en écoutant les bulletins d’information de ce début d’année ! Le temps de la trêve des fêtes passé, on s’aperçoit encore combien notre monde grelotte, non seulement à cause du froid mais aussi et surtout en raison des actes de violence qui continue, au mépris de la vie humaine ; de la crainte et de l’insécurité, au quatre coin de la planète !  Ici, ce sont encore des scènes de violences avec la guerre de libération de Mossoul, en Syrie, faisant nombre de victimes innocentes et des déplacés en grand nombre. Là, ce sont des scènes de guerre civile, en Afrique, ou des violences insupportables avec des enlèvements de jeunes filles au Cameroun, avec Boko Haram… Notre monde n’est décidément pas près de marcher « à l’endroit », avec ces conflits qui perdurent, au Moyen Orient ou en Asie, dans notre monde, souvent au nom d’intérêts partisans. Et jusque chez nous, en Europe, où l’on reste encore impressionné par trop de bouffées de violence ou même, des actes d’incivilité ou de cambriolages dans nos quartiers.

    À la réflexion, cette situation, pour le moins contrastée de notre monde, peut avoir quelques avantages : celle de nous faire comprendre, qu’à notre niveau bien sûr, nous portons tous  finalement, une part de responsabilité « du climat » de notre vie sociale ! Quoi qu’il en soit de la dureté des temps, nous sommes tous dans l’obligation de tenir nos engagements. Et nous ouvrir encore aux autres, car c’est ensemble que nous pouvons répondre aux défis auxquels nous sommes confrontés : la défense de la vie humaine qui est sacrée en toutes circonstances, -  le respect des biens et des personnes, surtout les plus vulnérables. Si nous acceptons de vivre notre quotidien dans cet esprit de confiance mutuelle et de partage, notre « vivre ensemble » pourra  alors, devenir plus chaleureux !
    C’est ce message de paix que vient encore de confier, à tous les hommes de bonne volonté, le pape François, dans son message du 1er Janvier dans lequel il invite à vivre ensemble en développant  la non violence !  
    En cette période des vœux, c’est peut-être ce message de bonheur que nous pouvons échanger entre nous : vœux de vivre ensemble, en cherchant la rencontre et l’échange fraternel avec ceux que nous côtoyons ; vœux de poser des gestes de communion et de vrais partage avec les autres !  Si il en est ainsi, alors, il y a vraiment de l’espérance dans l’air, ne trouvez-vous pas ?
    Emmanuel Leroux

     

     


     

    (13/01/2017 - 09h49'19 - chroniq)
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    Chronique pour Fajet du 29/30 novembre 2016

    C’est une bonne nouvelle dont j’aimerais vous faire part, aujourd’hui dans cette chronique hebdomadaire. Cette bonne nouvelle, je l’ai découverte, l’autre jour en lisant mon quotidien national : plus d’un tiers des jeunes, écrivait-t-il, s’investissent dans le bénévolat ! Information surprenante, pour le moins, qui ne correspond pas trop à l’image que l’on se fait habituellement, des jeunes aujourd’hui ! Nous les pensons en effet, tellement remuants et bruyants, si peu respectueux de notre environnement urbain dans nos quartiers, le plus souvent indifférents à la vie de notre société et à tout engagement, que je me suis lancé, sans tarder, dans la lecture de l’article pour en savoir davantage !

    Celle-ci n’a fait que confirmer mon étonnement et mon heureuse surprise ! Il s’agissait en fait, d’un compte rendu d’un sondage, réalisé le mois dernier, pour le compte du Ministère de la Jeunesse. On y apprend donc, comme le titre l’annonce, que plus d’un tiers des 18 - 30 ans, acceptent de donner de leur temps, bénévolement, à une association ou autre organisation, passant de 26% l’an dernier à près de 35% cette année, soit un gain de plus de 10%. Des engagements importants ou ils s’investissent auprès d’associations et dans l’internet, où l’on peut distinguer, principalement, deux groupes, pour moitié : le premier, le groupe de ceux qui sont surtout impliqués dans le sport ou les loisirs, la culture ou l’éducation; le second, ceux qui militent plutôt pour des causes sociales ou humanitaires, dans la lutte pour l’environnement ou contre les discriminations. On remarque par ailleurs, que prés d’un jeune sur deux, se disent intéressés par le service civique, et que c’est surtout par manque de temps qu’ils ne sont pas ou peu engagés, souhaitant, s’ils le pouvaient, l’être davantage. Notons enfin, que ceux qui sont plus en retrait de toute vie citoyenne, ne représentent qu’un jeune sur 4, vivants le plus souvent, dans des situation de précarité, sans emploi ni formation.

    On ne peut donc que se féliciter et se réjouir de ce constat ! Que davantage de jeunes découvrent, aujourd’hui, l’importance de l’engagement, au service d’autrui, ou de la société dans laquelle nous vivons tous, est signe, à mon avis, d’une vitalité retrouvée de notre « vivre ensemble ». Tant de situations conflictuelles dans le monde, comme dans nos villes, ou même dans nos familles, pourraient les dissuader de s’investir ainsi, au service du bien commun, au service des autres, et de croire en ces valeurs qui font grandir « notre vivre ensemble ». Un second sondage, publié ces jours-ci, nous réconfortait dans ce même sens : il affirmait que 8 jeunes sur 10, dénonçaient notre société comme trop violente; et ils s’accordaient avec des parents, et des chefs d’entreprise, pour privilégier un renforcement de l’éducation et de la lutte contre l’échec scolaire.  Souhaitons avec eux, que ces semaines à venir, au cours desquelles va s’engager le débat politique, les encouragent dans leur désir de construire, avec ténacité et confiance, ce « vivre ensemble » de partage et de dialogue, toujours plus solidaire et généreux qu’ils espèrent, toujours plus ouvert vers les autres qu’ils attendent. A la semaine prochaine.

     

    P. Emmanuel Leroux

     


     

    (25/11/2016 - 10h13'53 - chroniq)
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    Chronique Fajet 15/16 octobre 2016

    Page cinéma aujourd’hui avec le film Le ciel attendra,   à l’affiche, depuis huit jours déjà, dans nos salles de cinéma ! Sous ce titre un peu énigmatique, un film passionnant qui a le courage d’explorer cette question, si lourde d’actualité, que nous nous posons tous, concernant ce phénomène de la radicalisation d’adolescents tentés par le djihad, prêts à partir tout à coup vers la Syrie. Une évocation toute à fait saisissante, réalisée par Marie Castille Mention Schaar, connue pour un précédent film, les Héritiers. Dans son second long métrage, elle montre, avec l’histoire de deux jeunes adolescentes, Sonia et Mélanie, comment fonctionnent les stratégies d’embrigadement de Daech et le chemin difficile de la déradicalisation. »

    Sans prétendre tout expliquer, mais documentée avec soin, ce film - qui n’est pas toujours facile à suivre, en raison du récit entremêlés du parcours inversé de ces deux jeunes destins, - nous aide à comprendre comment des jeunes filles, apparemment sans histoire, peuvent, l’une basculer si vite dans l’idéologie mortifère de Daech alors que l’autre se débat pour s’en sortir, au bout d’un long chemin compliqué d’accompagnement. Les parents de ces jeunes ados - auquel Sandrine Bonnaire, Clothilde Coureau et Zinedine Soualem prêtent leurs traits avec beaucoup d’implication, - sont aussi présents dans ce long métrage, montrant s’il est besoin, parce qu’ils n’ont rien vu venir, la déflagration qui les minent. A leurs cotés, la présence de Dounia Bouzar, pionnière de la lutte contre la radicalisation et fondatrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam, tient avec bonheur son propre rôle, cherchant à restaurer des liens entre les jeunes et leurs parents et ses interventions apparaissent comme autant de « respirations » dans le récit du film, ce qui permet de prendre alors, un peu de recul.

    J’ai été impressionné par la qualité de ce film qui, à mon avis, rejoint nombre de jeunes et leurs parents, confrontés devant « cette soif d’absolu  dans un monde qui tourne à l ‘envers ». Comme l’écrit les Fiches du cinéma, il nous montre bien « la complexité des causes et des parcours, à ce moment précis où la conscience cesse d’être libre, sans fausse pudeur », et c’est pourquoi il me semble faire œuvre utile en nous aidant à mieux cerner les ressorts de ce que vit toute une génération de jeunes. A ne pas manquer de voir et de discuter avec d’autres, sans trop attendre.


     

    (14/10/2016 - 12h53'24 - chroniq)
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    La chronique FAJET du 1 octobre 2016

     

    Marion 13 ans, pour toujours ! Tel est le titre de l’émission, programmée ce mardi 27 septembre en prime time sur France 3 ! Un téléfilm inédit, particulièrement poignant qui nous témoigne du parcours tragique de Marion, une ado rêveuse et douée, victime d’ harcèlement de ses camarades de classe. Humiliée et insultée, elle subit en silence ce lynchache continuelle sur les réseaux sociaux et la pression de ses camarades de quatrième. Jusqu’a se supprimer, un matin de février 2013, où elle a laissé partir de la maison, son frère et sa sœur avec sa mère.

    Cela fait de nombreuses années que l’on connaît ce phénomène qui se répand surtout dans les collèges. Racket, brimade, coups de poing ou gifles pour humilier, jeu du foulard, l’actualité nous rapporte régulièrement, dans les colonnes de nos journaux locaux, de ces petites violences entre jeunes ados qui finissent par pourrir l’ambiance d’une classe, et perturber gravement la vie des collégiens. Des petits faits, qui restent le plus souvent ignorés du plus grand nombre  car ceux qui les subissent, ont en effet, souvent du mal à dénoncer ces faits délictueux qui les atteignent, par peur de représailles de ceux qui les agressent. Il reste que les conséquences tant psychologiques que physiques chez ceux qui en sont victimes, ne sont jamais anodines et nécessitent toujours un accompagnement et un soutien de la part des adultes qui sont auprès d’eux.

    Même si ce téléfilm repose sur un scénario un peu trop binaire qui n’atteint pas vraiment son but, cette soirée de télévision avec le débat qui a suivi, a eu l’immense mérite d’oser aborder de front un véritable fléau qu’il convient de dénoncer. Elle peut permettre, espérons le, de « libérer la parole » des ados, garçons ou filles, qui en sont victimes, avant qu’il ne soit trop tard, et de faire comprendre aux enfants comme jeunes en quoi ils sont des actes répréhensibles qui doivent être sanctionnés. Elle peut permettre aussi, aux adultes, des parents aux professeurs, de tenir leur rôle et leur place auprès de ceux qui sont victimes de ces petits actes de violence, en prenant le temps de les écouter et de les soutenir pour qu’ils ne se laissent pas submerger par la violence qui leur est faite. Puisse de telle soirée de télévision surtout, toucher vraiment ceux qui auront regarder cette émission, afin que se développe à l’école, « le vivre ensemble », et de comprendre que la lutte contre le harcèlement à l’école, c’est vraiment l’affaire de tous !

    Emmanuel Leroux


     

    (14/10/2016 - 12h47'30 - chroniq)
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    LA FETE DES MERES

    Chronique Fajet du 5/6 Juin 2016.

    Je sais bien que vous ne l’avez pas oublié ! Dimanche dernier, c’était la fête des Mères ! Une fête populaire fixée, chaque année, au dernier dimanche de Mai et plébiscitée semble-il, par de nombreuses familles ! Si l’on ne peut pas nier son aspect mercantile et commerciale, il est à noter cependant que cette fête très populaire apparaît aujourd’hui encore comme l’une de ces occasions qui affirme et témoigne de l’importance de la famille dans notre société !

     

    Cette remarque peut nous paraître tout à fait étonnante. Nous le savons bien, pour le constater dans notre entourage : la famille ne va pas très bien de nos jours, dans notre société individualiste où tout va vite. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la famille connaît une évolution tellement formidable que l’on peut se demander parfois si l’on peut encore appeler par ce mon, les familles d’aujourd’hui ! A la famille d’autrefois qui habitait à la campagne, élargie souvent aux grands parents, et où les rôles de chacun était bien reconnu, a succédé en effet aujourd’hui, ce que l’on peut appeler « la famille conjugale », qui se réduit aux parents, souvent jeunes, avec deux ou trois enfants, au plus. Confrontée de plus en plus à une mobilité croissante, au travail de la femme, au rallongement de la vie, le rôle des parents dans la famille a vite connu d’autre part, de nombreux bouleversements. Au point qu’il est de plus en plus courant d’entendre dire qu’elle est aujourd’hui « éclatée » après une séparation, ou « recomposée » avec un autre conjoint et ses propres enfants, où même tout simplement qu’elle est devenue « monoparentale ». Autant de situations de vie qui cachent mal, à mon avis, bien des souffrances, vécue par les parents comme les enfants, lesquels ont souvent du mal de s’y retrouver !

     

    Malgré tous ces changements et ces difficultés qu’elle traverse, la famille pourtant n’en est pas moins encore plébiscitée et appréciée. C’est ce qui ressort du sondage publié la semaine dernière dans nos médias. Famille, je vous aime titrait nos quotidiens. L’augmentation récente du taux de natalité tendrait à montrer que la famille, même si elle ne dure pas longtemps, reste vraiment une dimension importante de la vie. Cellule de base de toute vie sociale, elle demeure encore, devant l’agressivité qui nous entoure, et la compétition sociale, le dernier lieu où l’on se sent reconnu, protégé et aimé ! Il est une chose indéniable : quoi qu’il arrive, nous faisons tous partie d’une famille. Sachons donc la sauvegarder, la respecter par nos manières de vivre ensemble et la faire grandir dans l’amitié ! Et n’ oublions pas que c’est elle que nous fêtons lors des fêtes de famille qui nous réuniront durant ces mois d’été à venir !

     

    (02/06/2016 - 16h39'47 - chroniq)
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    L'APRES CANNES

    Chronique radio Fajet 28/29 Mai 2016

    Le festival du film qui vient de se terminer à Cannes, au début de cette semaine aura donc animer en partie, l’actualité pendant une dizaine de jours. Réparti de part et d’autre du long week end de la Pentecôte, il aura proposé aux nombreux journalistes (plus de quatre mille environ) et aux festivaliers présents là-bas, comme aux téléspectateurs par l’intermédiaire de la télévison, de nombreuses reportages ou émissions, sans parler des extraits de films dont une vingtaine concouraient à la récompense suprême qu’est la Palme d’or. Celle-ci, décernée dimanche soir, aura surpris finalement tout le monde, en étant attribué au bien connu réalisateur britannique Ken Loach, pour son film Moi, Daniel Black, qui dénonce non sans vigueur et humour, les excès de la bureaucratie néo libérale de nos sociétés en créant, par ses règlements souvent absurdes, le chômage et la misère.

    Cette récompense a fait réagir les médias, et elle mérite d’être applaudie. En effet, si le Festival de Cannes séduit le grand public, à cause surtout de sa dimension people, exacerbée par la télévision qui retransmet chaque soir, la cérémonie de la montée des marches, c’est parce que le cinéma nous propose des œuvres culturelles qui nous racontent des histoires qui nous touchent et nous émeut, il nous donne à voir des sujets d’actualité qui nous provoque à réfléchir, comme celui justement dont Ken Loach ose nous parler, le chômage et la bureaucratie, mais aussi des divertissements qui nous permet de nous distraire.

    Une dimension culturelle donc mais qui se marie, il ne faut pas l’oublier, avec une dimension économique importante. Un film est un produit culturel qu’il faut vendre pour qu’il soit projeté un jour dans des salles de cinéma où viendront le voir des spectateurs qui paieront leur place ! A Cannes, le marché du film international, qui a lieu à l’intérieur du Palais du Festival, regroupent les stands des grandes agences de distribution de films comme les structures nationales ou internationales qui promeuvent le cinéma dans le monde,  où s’achètent et se vendent des films réalisés dans le monde entier et que nous pourrons voir, déjà maintenant dans nos salles de cinéma, et tout au long de l’année à venir.

    Belle mission donc que celle du cinéma ! Réalité économique forte, il nous apporte aussi divertissement et réflexion avec des histoires d’actualité, parfois inventés, des histoires toujours fictives, des histoires d’aventure et des histoires de vie, dans lesquelles nous pouvons souvent nous retrouver, qui nous touchent et nous font tous rêver ! Que deviennent nos relations entre parents et enfants avec Julietta d’Almodovar ou que devenons nous dans nos histoires de famille avec le film de Bruno Dumont, La louve qui passe cette semaine dans nos salles de cinéma ? C’est pour toutes ces raisons, je crois, que nous aimons tous aller au cinéma ! Alors, ne boudons pas notre plaisir ! Bonne semaine à tous.-

    P. Emmanuel Leroux


    (27/05/2016 - 12h38'40 - chroniq)
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    LA JOIE DE CROIRE

    Chronique du 9/10 Avril 2016 - La joie de croire


    Près de 5000 personnes, adultes et jeunes ont été baptisés, durant le week-end de Pâques ! Tel est titre étonnant, surprenant même du journal Métro, publié la semaine dernière ! Dans une France complètement sécularisée, mais dont la laïcité est devenue une vraie valeur, cette situation en hausse, affirme le journal qui s’en étonne, vient en effet contredire la tendance à la baisse (de  la pratique du dimanche ou des vocations par exemple) que l’on constate globalement dans les statistiques pour l'Eglise catholique.  Dés lors, on ne peut que se demander ce que peut bien signifier réellement aujourd’hui pour ces nouveaux chrétiens, d’être des croyants ! Est il vraiment possible de croire aujourd’hui ?


    On ne peut que s’interroger bien sûr sur ce que cela représente et réclame aujourd’hui que d’être un croyant ! Les témoignages que ce quotidien décrit, peuvent seuls bien sûr, nous aider à mieux comprendre les raisons qui ont « déclencher » chez ces nouveaux chrétiens, leur démarches vers le baptême !  Celles-ci peuvent toutefois, trouver un écho en nous : on s’aperçoit en effet que ce besoin de croire qu’il exprime, existe en chacun de nous, comme une force de vie, une espérance qui nous parle de vie partagée, comme une soif de trouver un sens à l’existence ou de vivre dans une confiance mutuelle et dans la paix ! Une sorte de cheminement qui rejoint bien en effet celui qui s’est ouvert depuis 2000 ans avec ce que les chrétiens ont justement fêter le jour de Pâques ! Le troisième jour après sa mort en croix, le Christ Jésus est ressuscité d’entre les morts, dit le credo des chrétiens. Autrement dit, une invitation permanente à vivre finalement notre vie comme un passage, de la mort à la vie pour toujours nouvelle, le passage de toutes nos petites morts quotidiennes vers une ouverture vers les autres qui transforme notre existence de chaque jour.
    Nous avons tous fait, un jour ou l’autre, je le crois, ce cheminement, et cette expérience : en vivant ces passages que sont ces petites morts sur nous-mêmes, ces victoires sur l’individualisme ambiant pour vivre autre chose, comme la réconciliation ou le partage, l’amitié ou la solidarité, par exemple, pour vivre autrement avec les autres. Nous découvrons, alors que des relations nouvelles peuvent recommencer entre nous, et elles sont  alors comme un printemps qui arrive et redonne envie de vivre. Pâques, oui, c’est cela ! La fête de la vie, de la vie qui recommence, de la vie pour toujours. Cette force de vie qui habite en nous, n’est donc pas près de nous quitter ! C’est le grand scientifique  jésuite Teilhard de Chardin qui disait « On se demandera encore longtemps, je crois, ce qu’est la résurrection ! Et il répondait : ressusciter, c’est vivre pleinement ! Si ce désir vous habite encore, je crois bien que c’est vraiment alors le moment de se décider de croire !  


    (07/04/2016 - 13h08'50 - chroniq)
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    LA MI-CAREME

    Chronique Radio Fajet du 5 et 6 mars 2016

    Je ne sais si nous le savons tous, mais nous venons de franchir la date de la mi carême ! La mi- carême, cela vient rappeler, que nous sommes arrivés à mi parcours de cette période si particulière pour les chrétiens que l’on appelle le Carême ! Non, Carême n’a pas disparu, comme on peut parfois le croire !  ! Comme le ramadan auquel parfois, on le compare, il est, pour les chrétiens ce moment important de l’année pour se préparer spirituellement, par le partage avec les autres et la prière, à la grande fête de Pâques qui est, nous le savons tous, le cœur de la foi des chrétiens !

    Ce qui est donc si important durant cette période du Carême pour les chrétiens, ce n’est donc pas, comme l’on disait autrefois, « des privations ou des sacrifices » ! C’est vrai que, dans l’Église, on parle de faire pénitence, mais, cela n’est pas pour se punir ou se lancer dans des privations ; c’est plutôt pour s’aider à changer sa vie personnelle. Concrètement, on pourrait dire en effet que le Carême est une manière d’inviter les croyants, à se débarrasser en eux, de l’orgueil, de l’égoïsme, de tout ce qui empêche, dans la vie quotidienne, de vivre « en communion » avec les autres et avec Dieu. Finalement, le Carême est plutôt un moment favorable, idéal, qui est donné, pour faire un effort sur soi en vue d’éliminer tout ce qui est source de division avec les autres. Et de voir qu’en toute situation, il y a toujours la possibilité de faire germer en nous, de l’amour des autres !

    Avec un peu de recul, on s’aperçoit souvent que, dans la vie, l’apparence ou l’extérieur est souvent trompeur ! Ce qui est important et qui peut changer, c’est bien notre cœur, en nous. C’est notre élan d’amour vers les autres, vers Dieu aussi pour répondre chaque jour, à son appel en nous ! ... Pour les chrétiens, la fête de Pâques est la victoire du Christ sur ce qui fait mourir, et il est pour eux, aujourd’hui, ressuscité et vivant pour toujours avec eux. Comme Lui, parce qu’il a donné sa vie par amour, il est possible de vivre ce passage, de passer d’une vie tournée vers soi à celle tournée vers les autres ! Et d’accéder ainsi, dans notre vie quotidienne, à la vraie liberté : celle de choisir d’aimer et de vivre ensemble !

     

    Emmanuel Leroux


     

    (04/03/2016 - 09h50'25 - chroniq)
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    L'ORIENTATION

    Chronique Radio FAJET du 23-24 janvier 2016


    Mais, quelle profession faire demain ? Dans quelle activité, dans quel métier s’investir ? C’est la question que doivent se poser en ce moment, de nombreux jeunes, actuellement en classe de terminal dans les lycées. Une question pas facile pour certains, pas très claire encore pour d’autres, tant prendre la décision de son orientation vers le métier que l’on souhaiterait exercer demain, n’est effectivement pas toujours évident de nos jours ! Si le spectre du chômage embrume encore, un temps soit peu, l’avenir et le marché du travail, le parcours d’étude à entreprendre pour une formation longue, - que soit en école comme en faculté, pour déboucher sur un métier que l’on aimerait exercer, - peut apparaître, pour nombre de jeunes, vraiment comme un « parcours du combattant » !


    Ce parcours, on ne le sait pas toujours, connaît aujourd’hui, sa première étape pour les élèves de Terminal ! Comme on a pu l’entendre aux informations télévisées, c’est en effet maintenant, dés cette semaine et jusqu’au 20 mars que s’ouvre, pour tous les élèves de classe Terminale, les inscriptions en post bac, comme on dit ! Il s’agit en effet, pour tous les futurs candidats au bac, avant même d’avoir passés les épreuves de l’examen qui interviendront en juin prochain, et qu’il convient de réussir, bien évidemment,  il s’agit de saisir sur internet, leurs vœux de « formation d’après bac » dans lesquelles ils souhaitent s’engager l’an prochain.


    Cette démarche est  donc importante pour tous ces futurs bacheliers et elle mérite pour le moins, réflexion et investissement ! Cette formation en faculté ou en écoles, va déterminer en effet largement leur avenir. Ce qui compte, ce qui me semble en tout cas important, c’est cette possibilité qui leur est offerte à chacun, de choisir aujourd’hui, les études qui les intéressent ; bien sûr, ce choix se trouve pour une part, limité, orienté déjà  par les  contraintes des filières dans lesquels ils se trouvent depuis la classe de seconde ; mais, la formation choisie peut leur donner des outils, utiles et intéressants, pour s’épanouir dans le travail qu’ils désirent réaliser demain !


    Souhaitons aussi bon vent, à tous ces futurs bacheliers ; qu’ils trouvent dans leur choix, le courage de s’investir vraiment dans des projets d’étude qui leur permettra, selon leur désir et leur volonté, d’exercer demain une activité intéressante , parce qu’au service de tous.


    Emmanuel Leroux

    (21/01/2016 - 16h17'01 - chroniq)
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    VOEUX 2016

    Chronique radio Fajet du 16/17 janvier 2016 -

    Faire des vœux, formuler des vœux ! En ce début d’année 2016, oui, qui d’entre nous n’a pas transmis ses meilleurs vœux déjà à ceux qui nous entourent, ou ne les a pas exprimer à ceux que nous aimons ! Le nombre de SMS sur l’internet a connu, cette année encore, des scores d’audience ! On peut donc se féliciter encore, à mon avis, pour ces échanges d’amitié et de bienveillance, de désir de vivre ensemble dans le partage et l’accueil mutuel que cette tradition que l’on pouvait croire dépassée et désuète, a permis encore d’exprimer entre nous.

    Faire des vœux ! échanger des vœux ! Si, parfois cette coutume peut apparaître comme quelque chose de « superficiel », je veux dire, comme des mots qui expriment un rêve, celle-ci m’apparaît toutefois comme une occasion formidable ! Oui, une occasion formidable de dire à nos amis ou à notre famille, - cela n’est pas très souvent !-de vrais sentiments de bienveillance, d’amitié, de leur exprimer, tout simplement, des souhaits d’une vie ensemble qui apporte à tous, joie de vivre et d’être heureux !

    En ce temps où l’angoisse se mêle aux difficultés de vivre ou de trouver un travail notamment pour les plus jeunes, comme nous le disent encore les résultats mensuels de pôle emploi, permettez moi cependant de vous exprimer des vœux ! ou plutôt un seul vœux, - celui que je trouve le plus important, mis à part, le vœu d’être, au long de l’année, en bonne santé ! J’aimerais vous souhaiter à tous de connaître durant cette année nouvelle, la joie que donne de vivre dans la simplicité !

    Je m’explique : Cette période difficile est peut être en effet pour nous, l’occasion - j’aurais envie de dire la chance, - de nous apercevoir que le bonheur auquel nous aspirons tous, ne réside justement pas, dans l’accumulation ou la possession toujours inassouvie de biens matériels, mais comme l’exprime haut et fort le pape François dans son message de paix du 1er janvier, qu’on peut le trouver plutôt dans la joie de vivre l’ouverture et le partage avec les autres. Vivre dans la simplicité, c’est renoncer déjà, à toute hypocrisie en s’engageant à vivre avec les autres, dans le partage de ce que l’on a, surtout de ce que l’on est ! Voilà ce qui procure, me semble-t-il, la vraie joie de la vie ! Sans doute, ce vœu réclame-t-il, de notre part, un effort particulier, je vous le concède, celui de reconsidérer nos points de vue, qui demande parfois courage et détermination ; mais je suis sûr que cela apportera à tous, la joie et le vrai bonheur de vivre

    Ce vœu vous entrainera surtout à vivre avec lui, d’autres vœux : celui de la fraternité par exemple, en nous faisant considérer ceux et celles qui nous entourent, non comme des concurrents, encore moins comme des adversaires, mais comme des frères et des sœurs  à aimer; celui du changement du regard, aussi sur les évènements qui arrivent, en cessant de voir plutôt «  le verre à moitié vide » que le verre à moitié plein » ! Celui de la solidarité et de se faire confiance ! Celui d’encourager l’échange, le don de soi, et la responsabilité dans nos engagements ! Celui d’éveiller la curiosité et l’énergie de vivre ce qui est en nous ! Bref, vous m’avez compris, un vœu qui est finalement comme autant de défis que nous pouvons nous lancer pour vivre ensemble ! Et faire ainsi, de cette année, une année « renouvelante » ! Oui, cela est peut être un rêve, c’est vrai, mais un rêve qui est à notre portée de main ! Car il dépend finalement bien de nous que cette nouvelle année soit une année vraiment nouvelle ! Alors, Bonne année à vous tous ! A la semaine prochaine !

    Emmanuel Leroux


     

    (13/01/2016 - 12h20'22 - chroniq)
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    Vivre l'ann?de la mis?corde

    Chronique du 12/13 Décembre 2015 – Vivre l’année de la miséricorde

     

    L’information n’aura duré que quelques minutes dans les bulletins d’information du soir à la télévision, au début de cette semaine et aura pu surprendre ! On y voit en effet le pape François, poussé de ses mains pour les ouvrir, les deux battants immenses et lourds d’une porte latérale de la basilique St Pierre à Rome. Geste plein de symbole ! Il s’agissait, expliquait le commentateur, de l’ouverture de l’Année jubilaire de la miséricorde que le pape François propose de vivre aux chrétiens du monde entier ! Une année de réflexion et de prière, invitant les chrétiens à vivre une démarche spirituelle de pardon et de réconciliation, d’accueil de la miséricorde de Dieu dans l’amour du prochain.

    Aux yeux du pape, cette année jubilaire doit servir en effet, de chemin de conversion spirituelle pour l’Eglise en reforme. Une conversion à la lumière du Concile qui s’est achevé, il y a juste 50 ans à Rome et dont il convient encore d’en promouvoir l’héritage.


    On le comprend bien : au delà de l’Eglise elle même, notre monde se débat avec la question du mal et de la violence qu’il est bien difficile à comprendre ; après les derniers évènements de Paris, la miséricorde apparaît aussi comme la démarche spirituelle, de plus en plus utile et urgente à vivre, pour restaurer le vivre ensemble !

    La miséricorde ! Ce concept, cette idée peut apparaître un peu désuet et mièvre, de nos jours, et pourtant, n’est-elle pas l’un des attributs de Dieu que les trois religions monothéistes reconnaissent en lui ? Dieu est le miséricordieux et, comme le précise le pape lui-même dans sa présentation de cette Année jubilaire, la toute puissance de Dieu consiste justement à « faire miséricorde », c’est à dire à aimer ! Elle est cette réalité
    concrète à travers laquelle Dieu, pour les croyants, révèle son amour infini pour chacun, à l’image d’un père et d’une mère qui se laisse émouvoir aux plus profond d’eux même pour leurs enfants.

    Dés lors, la miséricorde est-elle, on peut alors le comprendre, l’un des piliers qui soutient la vie de l’Eglise, et particulièrement, à travers le signe du pardon. Elle se manifeste à travers de nombreuses actions que l’on retrouve toutes dans l’Evangile : donner l’hospitalité, visiter les malades, partager avec ceux qui sont dans le besoin, bref, vivre la solidarité mais aussi prier pour les autres, vivre le pardon et la réconciliation, consoler et soutenir les affligés, bref, vivre spirituellement dans l’ouverture du cœur !  Des attitudes qui invitent donc fortement à vivre davantage encore sa croyance en Dieu, dans l’estime et l’accueil des autres et à prendre résolument le chemin du « vivre ensemble » dans la fraternité !

    On ne peut donc que se réjouir de cette initiative du Pape François, adressée aux chrétiens comme à tout homme de bonne volonté ! Face à un monde qui tourne de plus en plus à l’envers, l’Année de la Miséricorde peut aider à refuser la tentation du repli sur soi même, de l’isolement ou encore du jugement à priori ; bref, de vivre davantage ensemble dans la confiance et la joie.

    Emmanuel Leroux

    (11/12/2015 - 17h00'31 - chroniq)
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    Campagne contre le harc?ment ?'?le.

    Chronique Fajet – 6 et 7 novembre 2015 Campagne contre le harcèlement à l’école.

    Cela fait maintenant une semaine qu’une nouvelle campagne de sensibilisation contre le harcèlement à l’école vient d’être lancé dans les médias nationaux. Une initiative bienvenue, à mon avis, qui voudrait mobiliser l’ensemble de la Communauté éducative, des parents aux professeurs dans la lutte contre le harcèlement sous toutes ses formes et contre les jeux dangereux ; Et surtout, interpeller et protéger les élèves eux mêmes qui en sont à la fois, les victimes et les agents. Une initiative positive donc qui vise à faire, de la lutte contre ce qu’il faut bien appeler, un véritable fléau - il toucherait aujourd’hui 1 écolier sur 10, - l’affaire de tous !

    Cela fait déjà de nombreuses années que l’on connaît ce phénomène qui ne cesse de se répandre, principalement dans les collèges. Racket, brimade, coups de poing et vexations ou gifles pour humilier, jeu du foulard, ou messages SMS dégradants sur internet, l’actualité nous rapporte régulièrement, dans les colonnes de nos journaux locaux, de ces petites violences entre jeunes ados qui finissent par pourrir l’ambiance d’une classe, et perturber gravement la vie de tous les collégiens. Des petits faits, qui restent, le plus souvent, ignorés du plus grand nombre d’ailleurs ; car ceux ou celles qui les subissent, ont en effet, souvent du mal à dénoncer ces faits délictueux qui les atteignent, par peur de représailles de ceux qui les agressent. Il reste que les conséquences, tant psychologiques que physiques, chez ceux qui en sont victimes, ne sont jamais anodines et nécessitent toujours un accompagnement psychologique et un soutien affectif de la part des adultes qui sont auprès d’eux.

    On ne peut donc que saluer le déclanchement de cette nouvelle campagne de sensibilisation contre le harcèlement à l’école ; elle propose encore, sur son site internet, de nouveaux moyens, mis à disposition de tous, jeunes ou adultes pour enrayer ce phénomène. Elle devrait permettre de mettre en lumière à nouveau, ces petits actes de violence pour les dénoncer déjà et les réduire, et faire comprendre aux enfants comme aux jeunes adolescents, en quoi ils sont des actes répréhensibles qui doivent être sanctionnés. Elle incitera aussi les adultes, espérons-le, des parents aux professeurs, de tenir leur rôle et leur place auprès de ceux qui sont victimes de ces petits actes de violence, en prenant le temps de les écouter et de les soutenir pour qu’ils ne se laissent pas submerger par la violence qui leur est faite. Puisse-t-elle encourager chacun à agir pour que se développe « le vivre ensemble », car la lutte contre le harcèlement à l’école, c’est vraiment l’affaire de tous !

    Emmanuel Leroux

    (06/11/2015 - 12h52'41 - chroniq)
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    Chronique FAJET du 31 octobre et 1er novembre 2015

    Chronique FAJET du 31 Octobre/ 1er Novembre 2015


    Ce week end coïncide cette année avec la fête de la Toussaint !  Cela ne changera pas grand chose pour les enfants, si ce n’est que ce sera pour eux, le dernier jour des vacances ! Dés le lendemain lundi, il leur faudra en effet reprendre le chemin de l’école !
    La fête de la Toussaint ! Elle est, on le sait tous, la fête chrétienne la plus connue et sans doute la plus populaire. C’est parce qu’elle  propose en effet aux chrétiens, de fêter tous ceux et celles qui sont devenus ce qu’on appelle « des saints ». Non pas des gens parfaits, des gens qui seraient devenus tellement différents de nous qu’ils nous seraient devenus étrangers ! Non, ils ne sont pas des virtuoses de la vertu ou des gens ayant vécu des choses extraordinaires ! Mais plutôt, comment dire ? Des gens qui ont cherché à vivre avec les autres, au service des autres ! Oui, ce sont des gens comme nous, qui ont misé leur existence sur l’amour des autres ; des gens qui aimaient la vie par dessus tout au point de se donner aux autres et à Dieu, devenant des espèces de « soldats du bonheur » que Dieu donne !
    Finalement, les saints et les saintes que nous fêtons à la Toussaint sont des gens qui nous ressemblent terriblement ! Comme nous peut être aujourd’hui, ils ont cherché à leur époque, à vivre avec les autres, pour les autres ; ils nous ont donné le témoignage que le vrai bonheur, c’est de vivre ensemble en cherchant à s’accueillir, c’est de s’engager à construire des relations vraies où l’on se respecte et où l’on partage. C’est aussi penser à Dieu et prier ensemble à l’église. Dans nos familles, ceux qui sont décédés nous ont donné souvent ce témoignage d’une vie ouverte aux autres et c’est pourquoi nombre de famille vont à l’église, à la Toussaint mais aussi, dans les cimetières pour évoquer leurs souvenirs et fleurir les tombes !
    Ainsi, la fête de la Toussaint est-elle vraiment notre fête à tous, une fête de famille qui rassemble beaucoup de famille pour être ensemble, ce jour-là ! C’est beaucoup mieux me semble-t-il, qu’Halloween qui voudrait regrouper la veille au soir, des enfants qui se déguisent pour se moquer de la mort et aller de porte en porte, pour jeter des sorts ! Si elle a connue, il y a une douzaine d’années, un certain succès visant à concurrencer la Toussaint, il semble qu’aujourd’hui, elle se réduise à sa dimension commerciale et donc il n’y a plus lieu de s’émouvoir ! Très bonne fête de Toussaint en famille à tous !
    Emmanuel Leroux

    (30/10/2015 - 09h05'18 - chroniq)
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    Chronique FAJET du 17/18 octobre 2015

    Chronique FAJET du 17/18 octobre 2015-
    Ils s’appellent  Véronique, Baptiste et Saliha… Ils ont en commun d’être des parents dont leur fils de 21 ans ou leur fille de 17 ans ont quitté tout à coup la maison familiale pour partir vers la Syrie pour faire le djihad. Depuis la semaine dernière, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation lancé par le gouvernement, ils ont accepté de témoigner à la télévision mais aussi, sur internet et une vingtaine de medias. Pour raconter simplement, leur souffrance de parents devant le fait accompli de la disparition de leur enfant.
    Des témoignages bouleversants devant lesquels il est impossible de rester indifférents. Ainsi, la fille de Baptiste avait 17 ans quand elle est partie, emmenée par un ami dont elle avait fait la connaissance sur un site de rencontre et qui est devenu l'un des porte-parole du groupe djhadistes État islamique. "Elle a pris un sac à dos, un chapeau et a disparue", explique-t-il, la voix brisée par l'émotion ! Véronique, la maman de Quentin, parti en 2013 "pour aider les gens" alors qu'il avait 21 ans, raconte de son côté, la "conversion" de son fils puis son basculement dans un Islam très rigoriste. "Nous avons essayé de lui dire que l'islam n'est pas cela, et on pensait qu'il allait évoluer vers une pratique plus douce. Des imams lui ont tendu la main", poursuit-elle « mais en vain. » "C'est une torture, maintenant, nous n'avons pas de réponse, on a été pris de court".
    Avec ces brefs témoignages recueillis par la productrice Fabienne Servan-Schreiber, cette campagne cherche à dissuader toute une génération de jeunes de partir vers la Syrie ou l’Irak, en produisant un « contre discours » face aux recruteurs de toutes sortes  particulièrement agissants. Défi considérable quand on sait que près de 1.300 jeunes seraient concernés par ces filières djhadistes, alors que plus de 500 Français ou résidents en France se trouvent aujourd'hui en Syrie ou Irak", Et des centaines, voire des milliers de jeunes sont concernés par la radicalisation » lit-on dans les journaux !  
    Cette situation – si elle est une souffrance inqualifiable pour des parents, - est devenue aujourd’hui, un vrai défi pour notre société, notre vivre ensemble avec nos valeurs de  liberté et de fraternité et cela nécessite sans aucun doute, que toutes les familles se mobilisent. Difficile de s’expliquer et de comprendre en effet comment se fait-il que des jeunes puissent ainsi se laisser séduire et attirer par ce phénomène du djihad jusqu’’ à quitter leurs parents et leurs familles ! La meilleure parade, la défense la plus efficace, à mon avis,  est sans doute de mettre en garde sur les dangers d’internet, mais encore et surtout d’oser se parler en famille, et de vivre ensemble !

    (16/10/2015 - 09h06'22 - chroniq)
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    LE VOYAGE DU PAPE AUX ETATS UNIS

    Chronique FAJET du 3 / 4  Octobre 2015.
    Si le voyage du pape François, la semaine dernière,  a été un évènement sans précédent à Cuba d’abord puis aux Etats Unis ensuite, celui-ci, il faut bien le reconnaître,  n’aura eu que peu d’échos chez nous, dans nos médias français ! Pourtant, ce sont des foules qui se sont déplacés encore pour venir le voir et l’entendre, pour l’ovationner. Ses nombreux discours, sur la famille notamment, lors de la rencontre mondiale des familles à Philadelphie, jusqu’ à son intervention à la tribune de l’ONU qui invitait les responsables des Nations à s’engager pour sauvegarder la «  maison commune  »  qu’est notre  planète Terre,  auront été  encore impressionnant de lucidité et fortement applaudie  !
    On parle beaucoup en ce moment en France, de défense de notre environnement  : c’est que dans 2 mois, s’ouvrira en effet à Paris, la 21° conférence mondiale pour la défense de l’environnement et le succès de celle-ci, peut on lire dans les médias, n’est pas encore assuré  ; certes, décider les Nations du monde entier de réduire leurs activités industrielles qui produisent du carbone  et  élève la température de la planète n’est pas chose facile  et on le voit bien pour notre propre pays ! Pourtant, nous explique –t-on, baisser cette dernière de 2° C  serait un effort utile et nécessaire, et on le comprend bien en relisant l’intervention du Pape aux Nations Unis, qui s’est faite un écho de sa dernière encyclique «  Laudato si  » publié en juin dernier  ;
    On parle beaucoup moins, en ce moment,  de la famille  ; après l’environnement, le pape François en a fait le principal sujet de ses discours à Philadelphie. Car la famille est aussi à sauvegarder et elle constitue, à mon avis, le premier environnement de chacun d’entre nous  ; tous, nous sommes entourés par une famille, nous appartenons à une famille et elle est aussi notre première maison commune. Dans ses interventions aux Etats Unis, le pape François s’est montré bien conscient de toutes les difficultés que connaît aujourd’hui toutes les familles dans le monde, non seulement pour des raisons extérieures comme la guerre ou le chômage, la maladie ou la pauvreté mais aussi, pour des raisons internes comme l’incompréhension ou la dispute qui éloigne, ou encore, le divorce ou la violence qui détruit la vie commune. Il s’est fait aussi le défenseur de la famille comme lieu de vie où l’on apprend à aimer et à être aimé, à donner de soi aux autres pour vivre ensemble. La famille parfaite n’existe pas.  ! a-t-il expliqué.  Mais cela ne doit pas nous décourager, tout au contraire ! Nous le savons bien,  l’amour dans un couple, naît et se développe constamment entre ombres et lumières. Et il peut s’épanouir  encore entre l’homme et la femme qui essayent de ne pas faire du conflit, le dernier mot, mais plutôt, une nouvelle opportunité pour chercher de l’aide, pour se demander en quoi ils ont besoin de s’améliorer.

    Oui, c’est cela le grand héritage que la famille peut transmettre à ses enfants, et (en même temps,) une très bonne leçon, a conclut le pape François : tous, nous faisons des erreurs, et avons des problèmes, oui. Mais nous savons, a-t-il insisté que ce n’est pas cela qui compte vraiment. Ce qui compte, c’est que les erreurs, les problèmes, et même les conflits soient occasion de nous approcher les uns des autres, d’échanger encore et de repartir ensemble  !
    P. Emmanuel Leroux

    (01/10/2015 - 13h28'55 - chroniq)
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    APPRENDRE A LIRE ET A ECRIRE

    Chronique  FAJET du 26/27 Septembre 2015
    Une dictée quotidienne, du calcul mental et de la lecture chaque jour  à l’école primaire ! Avec cette annonce, sans aucun doute volontairement « tapageuse », c’est une nouvelle étape dans la réforme des programmes scolaires qu’a donc présenté à la presse, la semaine dernière, à l’occasion de la rentrée scolaire, la ministre de l’éducation nationale, dévoilant le contenu de cette «refondation de l'école», qui «prend en considération, a-t-elle ajouté, des améliorations demandées par les enseignants». Ainsi, dés cette année, l’enseignement civique et moral fait son entrée à l'école, du CP à la terminale et se substitue donc aux programmes d'éducation civique existants. Et dès la prochaine rentrée en 2016, ce sera  "le retour" au quotidien, de la dictée, de la lecture et du calcul mental à l’école primaire, à la surprise des syndicats d’enseignants. Et pour le collège, a-t-elle ajouté, l’abandon des chapitres facultatifs en histoire qu’ils réclamaient fortement, avec la priorité, de la  maîtrise du langage français.
    On ne peut qu’adhérer bien sûr, à toutes ces dispositions qui donnent à l’école, à mon sens,  toute son importance. Pour les enfants et les jeunes d’une nation, l’école est, faut-il se le redire, l’un des biens les plus précieux. Elle leur permet déjà d’apprendre les savoirs fondamentaux, que sont  de savoir lire, écrire et compter. Elle leur offre aussi et surtout, tout au long de leur enfance, la possibilité de s’ouvrir au monde et aux autres, et de découvrir ces valeurs fondamentales du « vivre ensemble ». Elle représente donc pour tous et particulièrement pour les enfants étrangers qu’elle va accueillir encore cette année, toujours une chance qu’il convient de ne pas gâcher !


    Chance d’une vie commune avec ces camarades que la plupart des enfants en primaire comme des jeunes au collège ont été contents, souvent, de retrouver, et cela depuis maintenant près de trois semaines ; Chance d’une vie nouvelle qui commence avec de  nouveaux programmes, de nouveaux camarades à connaître et une nouvelle école aussi pour ceux qui arrivent d’ailleurs, même si ce moment de la rentrée a été pour eux, un peu plus difficile.


    L’école ! Oui, elle se doit d’être, le vecteur d’une ambition commune, qui devrait tous nous habiter, et particulièrement les parents, les éducateurs : celle d’offrir à chaque enfant, « les clefs de son accomplissement personnel » car c’est grâce à ce projet d’éducation, de découverte du sens de la vie que permet l’école, que tout enfant peut vraiment grandir et vivre dans une société ouverte, je veux dire, une société vraiment vivante et humaine !

    P. Emmanuel Leroux.

    (24/09/2015 - 13h59'08 - chroniq)
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    DHEEPAN de Jacques Audiard

    Chronique cinéma du 5/6 septembre 2015

    Dheepan, le film de Jacques Audiard qui sort actuellement dans nos salles de cinéma, avait crée la surprise au dernier festival de Cannes en remportant la Palme d’or ! Racontant les tribulations d’un réfugié sri-lankais en France, il semble bien que c’est le génial réalisateur du « Prophète » qui, on s’en souvient, n’avait reçu en 2009 que le prix du Jury, que le Jury du Festival ait voulu récompensé cette année, plutôt que ce film peu convaincant !

    Mais c’est là leur choix et il est tout à fait respectable. Néanmoins, on aura du mal à trouver du génie dans ce long métrage ; il nous raconte la fuite en avant d’un combattant des Tigres tamouls qui tente d’échapper aux massacres de la guerre civile sri-lankaise en s’exilant à l’étranger. Seul, il n’a aucune chance, alors il se fabrique une famille avec une femme seule, et une orpheline, tous les deux rencontrés par hasard dans la bousculade des camps de réfugiés. Soudés par l’espoir d’un avenir meilleur, ils s’embarquent et arrivent en France, dans la région parisienne où Dheepan accepte de travailler comme concierge d’une cité d’HLM. Peu à peu, il essaie de s’intégrer malgré qu’il ne connaisse pas le français, malgré bientôt surtout la violence qui règne dans le quartier qu’imposent des dealers qui y résident ou des bandes de voyous qui règlent leurs comptes à l’arme automatique. Une situation bientôt invivable qui va réveiller en Dheepan, de vieux démons pour se défendre, démons qu’il croyait à tout jamais, disparus.

    Finalement, il s’avère qu’il est toujours difficile de raconter des histoires de personnes  aux prises de situations exacerbées par toutes sortes de violences, en dépit des sentiments qui peuvent rapprocher des êtres qui n’avaient en commun que leur fuite de leur pays en guerre. Mais le scénario est ici trop rempli d’invraisemblances, ou encore d’étranges raccourcis pour nous convaincre. Certes, les qualités de metteur en scène et de directeur d’acteur du réalisateur sont patentes mais le jeu de l’acteur – lequel a du avoir pourtant semble-t-il, un parcours semblable à celui de son personnage, et qui - soi dit en passant - fait penser à ces drames que vivent tant d’immigrés actuellement, ne retient pas l’attention et suscite plutôt la gêne que l’émotion. Une palme d’or que l’on peut donc qualifiée de décevante !

     

    (02/09/2015 - 12h02'04 - chroniq)
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    Chronique du 13 juin 2015

    Le compte à rebours est parti ! Dans maintenant moins de six mois, la COP 21, je veux dire, la 21° Conférence des Nations unies sur les changements climatiques s’ouvrira à Paris. Elle se déroulera en effet, du 30 novembre au 11 décembre 2015, réunissant la majorité des Nations de la planète pour débattre sur les décisions à prendre afin de lutter contre les effets du réchauffement climatique.

    Nous en entendons souvent parlé aujourd’hui et celui-ci est indéniable. Il se manifeste déjà, on le sait, par la hausse du niveau de la mer en Asie ou la fonte des glaciers au Pôle Nord. L’échéance est donc vraiment cruciale : elle doit en effet aboutir sans tarder, à un nouvel accord international universel et contraignant, pour maintenir le réchauffement de la planète à moins de 2°C. Et ainsi permettre la transition vers des sociétés plus sobre en carbone, comme l’explique les experts du GIEC, Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat.

    La stabilisation du réchauffement de la planète nous expliquent ces experts, est en effet directement proportionnelle à la quantité cumulée de carbone dans l'atmosphère. Agir sur le CO2, cela veut dire réduire notre consommation d’énergie fossiles, comme le pétrole ou le charbon, en divisant par 2, les quelques 540 milliards de tonnes que nous consommons actuellement dans le monde ! Avec des réserves qui dépassent les 1.500 milliards de tonnes, tous pays confondus, nous voici donc, au pied du mur : il convient de s’entendre et d’agir vite d’ici 2020, affirment ils, si on veut vraiment limiter le réchauffement climatique à 2°C d’ici 20 ans, et arriver à la neutralité carbone à la fin du siècle. La bataille est donc dure, surtout en ce qui concerne notre consommation d’ énergie fossile, grande productrice de CO2 .

    Cette question écologique, aussi compliquée soit elle, nous concerne tous, même si, bien évidemment, nous ne sommes pas, comme les gouvernements des Nations, aux responsabilités des décisions à prendre en ce domaine. Toutefois, notre manière de vivre - et de vivre ensemble - peut contribuer grandement à la résolution de cette question. Réduire notre consommation d’essence par exemple, en utilisant à bon escient notre automobile, n’hésitant de marcher à pied ou de prendre notre vélo pour de petites distances, est assurément « un geste écologique » qui, répercuter par des milliards d’habitants de la planète, atteindra vite son impact. Et ainsi, pour notre consommation de l’eau ou encore de notre alimentation, qui peut être davantage basée sur les légumes et les fruits plutôt que sur la viande.

    C’est ce que cherchent à vivre actuellement, un peu partout en France et dans le monde, les groupes de chrétiens qui participent à l’opération « Jeûner un jour pour le climat » : en acceptant de se priver (ou de réduire) leur nourriture, chaque premier jour du mois, et ainsi, arriver à modifier et à changer leur consommation à ce qui nous est indispensable et utile pour vivre. Changer notre manière de vivre, de se nourrir, d’utiliser ce que nous avons, oui, cela peut, je crois, nous faire mieux respecter la planète et favoriser notre vivre ensemble.

    P.Emmanuel

    (12/06/2015 - 08h48'08 - chroniq)
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    Chronique du 18 avril 2015

    Qu’on le veuille ou non, il est semble bien difficile, aujourd’hui dans notre monde, d’échapper à la violence et à la guerre ! Que l’on reste branché sur les informations à la radio ou que l’on regarde le 20 heures à la télé ou qu’on parcourt son quotidien, partout dans nos médias, on entend parler de violences de toutes sortes, avec la guerre qui sévit encore et toujours en Syrie, avec les massacres contre des chrétiens au Moyen Orient, ou encore les prises d’otages par Boko Haram en Afrique, et je ne parle pas de ces jeunes qui cherchent à rejoindre le Moyen Orient, pour s’enrôler avec les mercenaires de Deasche. Se déroulant comme un rouleau compresseur qui écrase et détruit tout sur son passage, il me semble que toutes ces nouvelles de violences et de guerre, répandent insidieusement en nous, à l’insu d’une image aperçue ou d’un communiqué entendu, son message de destruction et de mort. Aussi, avec le temps qui passe, nous ne pouvons qu’être impressionner, comme l’on dit d’un dessin imprimé sur un tissu, et choqués par la mort de trop de gens que ces conflits sèment autour d’eux !

     

    De cette situation, il est alors une conviction qui commence peut être à se consolider en nous. Décidément, la guerre, et d’une manière générale, toutes ces violences, ne sont vraiment pas un spectacle ou un jeu à rebondissement ! Pour personne, pour aucun être humain, digne de ce nom. Même si elle est souvent le thème de nombreux jeux vidéo dont raffole les plus jeunes. Les quelques témoignages de jeunes militaires américains revenus de ces conflits souvent perturbés psychologiquement, comme on a pu entendre, dans des reportage, nous le fait trop bien comprendre.

    Faut-il pour autant s’en détourner, voir l’ignorer? Il serait facile après tout de « zapper » comme l’on dit, pour ne songer qu’aux vacances qui approchent ou se réjouir du printemps qui enfin arrive ! Il me semble qu’en cherchant à dominer le rejet que ces violences provoquent en nous, il reste important cependant d’avoir un peu de courage de les observer pour en retenir, - ne serait-ce déjà pour nous - la leçon qu’elles portent en elles. On commence à trouver dans la presse en ce moment, quelques commentaires qui peuvent nous aider dans ce sens, mesurant en quoi tout conflit est nocif pour l’homme, permettant d’évaluer ses effet destructeurs de la vie, bref, en quoi, ils sont vraiment une culture de mort.

     

    Nous le savons tous, la fatalité n’existe pas. Ces violences que nous refusons et dénonçons dans ces pays, là-bas, ont lieu aussi, dans nos quartiers et elle habite même parfois en nous ; elles ruinent alors ce vivre ensemble dans lequel nous vivons tous. Nous pouvons tous faire quelque chose, pour lutter contre ces gestes de violence faits à autrui, et favoriser des relations de solidarité, sinon fraternelles entre nous. C’est par des gestes de dialogue et d’ouverture que l’on construit, en effet, déjà chez nous, ce monde de paix auquel nous aspirons tous.

     

     

    Emmanuel Leroux

    (27/04/2015 - 11h04'11 - chroniq)
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    PAQUES 2015

    Chronique de PAQUES - 4/5 Avril 2015

    Etre croyant aujourd’hui, est ce possible ? C’est la question que l’on est en droit de se poser me semble-il à l’approche de cette fête de Pâques ! Pâques, une fête religieuse, une fête chrétienne, la fête la plus importante pour les chrétiens. A cette occasion, dans les églises, nombreux seront-ils à venir proclamer ce qui est au cœur même de leur foi : la Résurrection du Christ. Une foi pourtant que tous ceux qui se déclarent chrétiens, n’expriment pas forcément, comme l’affirme régulièrement les sondages d’opinion. Un constat qui ne manque pas de paradoxe : au moment où l’appartenance religieuse s’effrite, de plus en plus de gens affirment l’importance pour eux, de croire…

     

    Croire : c’est finalement comme un désir profond que l’on ressent en soi. Croire, c’est désirer vivre dans la confiance mutuel, c’est le désir d’aimer encore ceux qui nous sont proches, et de retrouver aussi ceux qui nous ont précédés. La croyance est en effet comme une force de vie en nous, une espérance qui ne peut pas mourir, en quelque sorte. Une sorte de chemin de vie et d’espérance qui rejoint pour les chrétiens, celui qui s’est ouvert depuis 2000 ans avec ce qu’on appelle la Résurrection. Ou plutôt, avec le Christ Ressuscité : Le troisième jour après sa mort en croix, il est ressuscité d’entre les morts, dit le credo des chrétiens. Une invitation permanente finalement à vivre notre vie comme un passage, de la mort à la vie pour toujours, le passage de toutes nos petites morts quotidiennes vers une ouverture qui transforme notre existence de chaque jour.

     

    Nous avons tous fait, un jour ou l’autre, ce cheminement, et cette expérience : en vivant ces passages que sont ces petites morts sur nous-mêmes, ces victoires sur l’individualisme ambiant pour vivre autre chose, comme la réconciliation ou le partage, l’amitié ou la solidarité, par exemple, pour vivre autrement avec les autres. Nous découvrons, alors que des relations nouvelles peuvent recommencer, et elles sont pour nous comme un printemps qui arrive et donne envie de vivre.

     

    Pâques, oui, c’est la fête de la vie, de la vie qui recommence, de la vie pour toujours. Cette force de vie qui habite en nous, n’est pas près de nous quitter ! On se demandera encore longtemps, je crois, ce qu’est la résurrection ! Le grand scientifique jésuite Teilhard de Chardin, répondait : ressusciter, c’est vivre pleinement. Si ce désir vous habite encore, je crois bien qu’e c’est le moment de se décider d’y croire ! Joyeuses fêtes de Pâques à tous

    Emmanuel Leroux

    (31/03/2015 - 12h54'12 - chroniq)
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    Chronique Radio FAJET du 21/22 mars 2015

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    Chronique Radio FAJET du 21/22 mars 2015.

    Mais, que puis-je donc faire demain ? Dans quelle activité, dans quel métier m’investir ? C’est la question que se posent de nombreux jeunes, actuellement en classe de terminal dans les lycées. Une question pas facile pour certains, pas très clair encore pour d’autres, tant prendre la décision de son orientation vers le métier que l’on souhaiterait exercer demain, n’est effectivement pas toujours évidente de nos jours pour les jeunes. Si le spectre du chômage en effet embrume encore, l’avenir et le marché du travail, le parcours d’étude à entreprendre pour une formation longue, en grande école comme en faculté, débouchant sur un métier que l’on aimerait exercer, peut apparaître vraiment pour nombre de jeunes, comme un « parcours du combattant »

    Ce parcours, on ne le sait pas toujours, connaît actuellement sa première étape  pour tous les élèves de Terminal ! Si, les épreuves du bac, toutes sections confondues, qu’il s’agit bien évidemment de réussir, sont bien prévues pour le mois de juin, c’est en effet maintenant, jusqu’au 20 mars, le moment pour tous les candidats, de s’inscrire sur internet, en post bac comme on dit, pour exprimer des vœux concernant les formations dans lesquelles ils souhaiteraient s’engager l’année prochaine.

    Cette démarche est donc importante pour tous ces futurs bacheliers. Elle demande déjà pour le moins, réflexion et investissement ; cette première formation supérieure en faculté ou en grandes écoles, déterminera en effet largement leur avenir. Ce qui compte, ce qui me semble en tout cas important, c’est cette possibilité qui leur est offerte à chacun, de pouvoir dès maintenant exprimer la formation qui les intéresse ! bien sûr, ce choix se trouve un peu limité, orienté déjà par les contraintes des filières dans lesquels ils se trouvent depuis la classe de seconde ; mais, il peut leur donner des outils utiles pour s’épanouir demain, dans le travail qu’ils désireront réaliser

    Souhaitons aussi bon vent, à tous ces futurs bacheliers ; qu’ils trouvent dans ce premier choix où ils s’inscrivent, le courage de s’investir vraiment dans des projets d’étude qui leur permettra demain, selon leur désir et aussi leur volonté, d’exercer une métier intéressant parce qu’au service de tous.

    Emmanuel Leroux

    (24/03/2015 - 16h24'48 - chroniq)
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    Tombouctou

     Chronique du 14/15 février 2015

    Page cinéma cette semaine, en raison du retour à Nancy, du film Tombouctou du réalisateur mauritanien Sissako sur les écrans du cinéma Caméo St Sébastien. Un film déjà projeté sur les écrans en décembre dernier, d’une actualité « criante »  après les événements de Janvier et c’est pourquoi il revient sur les écrans de cinéma. Primé au dernier Festival de Cannes 2014 par le Jury œcuménique, il nous raconte en effet l’histoire de Kidane : il habite dans les dunes, sous la tente, au bord du désert avec sa femme Stina, sa fille et son fils Issan qui garde le troupeau, non loin de Tombouctou, au Mali, alors que la ville vient de tomber sous le joug des extrémistes religieux,

    Dans la vie de la cité, on s’aperçoit vite que tout a changé : les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djhadistes qui ont pris leur foi en otage. Fini la musique et les rires, la télévision et les cigarettes ; et même pour les jeunes, les parties de football !… Alors que des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques, les femmes sont devenues des ombres qui font face avec courage et détermination et dignité, aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs. Mais bientôt Kidane et les siens un temps épargnés par le chaos de Tombouctou, doit faire face aux nouvelles lois venus d’ailleurs

    Ce film, d’une grande beauté, est finalement un magnifique poème, à mis chemin entre la fable et la chronique. Il lève le voile sur ce que devient la vie qu’imposent à la population, ces extrémistes au nom d’un islam radical. Avec sa caméra, le réalisateur scrute l’espace de la ville où tout est interdit ; il s’attarde sur les maisons ocres et les fenêtres d’où l’on entend plus la musique, sur les rues qui se vident. Dans des moments d’onirisme cruels, le réalisateur nous montre la force pleine de dignité de ces femmes qui se font fouetter ; ou de ces jeunes adolescents qui continuent de jouer au football avec un ballon invisible ; ou encore, sur cette figure énigmatique de motard en boubou vert qui traverse et retraverse la ville, messager d’on ne sait quelle nouvelle, colporteur d’eau et ange d’une résistance invisible.

     

    De nombreuses critiques ont été faites à la sortie du film, dénonçant surtout qu’il ne reflète pas vraiment les événements qui se sont déroulés, à Tombouctou, lors de l’invasion du Nord Mali dont il s’inspire. Mais cela n’est pas le propos du réalisateur. Avec inventivité et un sens évident de la mise en scène, Abderrahmane Sissako a plutôt chercher dans son œuvre, à mobiliser les ressources du langage cinématographique afin de rendre sensible, la singularité de la violence qui s’exerce dans cette cité historique et à dénoncer la bêtise de ceux qui croient se battre pour le salut du monde. Ni documentaire, ni film historique, ce conte magnifique où tout est suggéré dans la nuance, est donc à voir, sans tarder.

    Emmanuel Leroux

     

    (12/02/2015 - 19h14'07 - chroniq)
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    31 JANVIER 2015

    Chronique du 31 janvier/1er Février 2015

    Alors que l’on vient de célébrer, mardi dernier, les commémorations de la libération des camps d’Auschwitz, dont les médias se sont fait largement l’écho à la télévision et dans la presse, avec de nombreux témoignages et des rétrospectives historiques, une vaste étude internationale sur la perception de l’histoire contemporaine que retiennent les jeunes générations, vient d’être publié, cette semaine dans les colonnes du journal LA CROIX Cette étude, intéressante, réalisée par la Fondation pour l’Innovation politique et celle de la Shoah, auprès de plus de 30 mille jeunes de 16 à 29 ans, cherchait à cerner ce qu’ils retiennent des leçons de l’histoire. Ce vaste travail, assurément complexe et ambitieux, qui constitue un vrai défi pour les jeunes, a attiré mon attention, en raison des circonstances présentes, parce qu’il peut nous faire réfléchir

    Ainsi, sur des questions objectives comme celles consistant à demander aux jeunes, quels sont les faits les plus importants de la Seconde Guerre mondiale, on constate avec satisfaction, que leur réponses reflètent assez fidèlement, la réalité historique : sont ainsi considérés comme les deux faits majeurs du conflit mondial, l’extermination des juifs par les nazies et l’utilisation de la bombe atomique. En revanche, sur des questions plus compliquées et précises, les jeunes reconnaissent volontiers, à une large majorité, ne pas pouvoir répondre, manquant de connaissances approfondies sur cette période. Le plus troublant - note mon quotidien – est leur réponse à cette question : l’Allemagne était-elle alors dotée d’un système politique respectueux de la liberté et de la dignité humaine ? 11% d’entre eux répondent par l’affirmative, manifestant par là, la compréhension brouillée qu’ils ont de l’ensemble des démocraties de l’époque.

    Je ne sais pas si l’ensemble des jeunes qui écouteront cette chronique se retrouveront dans cette enquête ! Elle nous indique clairement en tout cas combien la question de l’éducation en général, et celles des sources d’information, mises à leur disposition se révèlent pertinente. Encore une fois, il apparaît clairement combien le rôle de l’école se révèle déterminant, comme celui d’internet sur lequel les plus jeunes sont friands pour faire des recherches. On constate aussi, non sans surprise, que le rôle des familles compte finalement bien peu, malgré l’existence auprès d’eux, dans leur famille, de témoins directs de cette histoire. Devant la recrudescence d’actes violents d’antisémitisme et de racisme, aidons les jeunes et les enfants à découvrir, et à croire que le seul avenir possible, c’est de vivre ensemble, dans un esprit de tolérance envers tous.

    P.Emmanuel Leroux

    (30/01/2015 - 11h21'38 - chroniq)
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    17 JANVIER 2015

    Chronique du 17-18 janvier 2015

    Il fallait s’y attendre ! Cette semaine qui a suivi ce drame terrible que l’on sait, n’a pas manqué d’être particulièrement remplie d’événements ! Il y a eu bien sûr la marche de dimanche avec ses trois millions de personnes à travers le pays dont la moitié à Paris, particulièrement impressionnante ! Il y a eu aussi nombre de commentaires, sur les réseaux sociaux et dans la presse avec des pages spéciales, sur les chaines de télévision ou à la radio, avec des discussions et les débats interminables, battant tous les records d’audience ! Avec cependant des fortunes bien différentes ! Car en effet, si l’ensemble des propos tenus ou des échanges partagées sont apparus mesurés, d’autres n’auront pas manqué  d’apparaitre parfois excessifs, avec quelques amalgames à démonter, ou de dénis à réfuter, offrant le spectacle de la confusion sur des notions de liberté ou de laïcité, pas toujours bien maitrisés, prenant le risque, pour suivre l’actualité, de quelques dérapages, en donnant des informations pas toujours vérifiées ou de méconnaitre la dimension spirituelle qu’apporte les religions

    Bref, ce qu’il nous faut retenir dans ce brouhaha médiatique, c’est finalement que cet élan, ce soutien chaleureux, apporté à l’hebdomadaire satirique dans cette terrible épreuve, - ait exprimé un rejet unanime et profond de la violence des « terroristes » chez nous comme dans le monde entier. Cette solidarité, manifestée de multiples manières durant cette semaine, marque combien, à mon avis, le respect de la liberté d’expression et du pluralisme des opinions pour que vive la démocratie, est quelque chose d’important, d’essentiel pour le vivre ensemble. Mais il convient dans le même temps d’affirmer comme l’ont signalé d’ailleurs quelques éditorialistes, que cette revendication de la liberté doit être assumée avec responsabilité dans nos propos comme dans nos actes. Comme l’a exprimé le pape François, lors son voyage aux Philippines, si la liberté d’expression est une valeur à laquelle il faut tenir, celle-ci se doit de respecter l’autre dans ses convictions.

    Et après ? - se sont demandé nombre d’éditorialistes ? Comment contribuer à la paix sociale pour demain, promouvoir une meilleure connaissance de tous, favoriser le vivre ensemble ? Et travailler à l’éducation des plus jeunes ? Dans la société multiculturelle et multiconfessionnelle où sommes, ces questions sont autant de défis. Parmi ceux-ci, l’enseignement du « fait religieux » à l’école auprès des jeunes et des familles, comme le suggère le P. Delorme est une proposition qui m’apparaît juste et importante ; elle peut amener, en effet, à cette prise de distance critique et intelligente que nous avons tous besoin, capable de prémunir du fanatisme religieux. Un vrai défi pour notre vivre ensemble assurément, qui demandera du temps, qui réclame surtout l’implication de tous !

    (16/01/2015 - 10h33'40 - chroniq)
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    10 JANVIER 2015

    Odieux, stupide, insensé ! Nous ne pouvons qu’exprimer notre révolte et dénoncer avec force et vigueur ce qui s’est passé ce jeudi matin, au siège du journal satirique Charlie Hebdo, plongeant tout à coup, le pays tout entier dans la crainte et le deuil. Douze personnes au moins, parmi lesquels des journalistes et des chroniqueurs de renom, deux policiers et d’autres employés de ce journal, massacrés par un commando apparemment bien préparé.

     

    Une indignation unanime partout en France et dans le monde entier. Au delà des victimes de ce crime qui ne peut pas laisser insensible et indifférents, c’est en effet - comme l’ont affirmé vigoureusement, durant ces derniers jours, nombre de personnalités, la liberté que l’on a assassiné, à travers la liberté d’expression. Certes, on ne pouvait ne pas être toujours en accord avec les choix éditoriaux ou les provocations de certains dessins de ce journal mais on ne peut pas accepter que leurs auteurs soient ainsi mis à mort tout simplement pour faire triompher, une idéologie destructrice. Au delà de l’amalgame dont il faut toujours se garder, il convient donc que nous soyons tous solidaires face à ces « extrémistes » qui s’en prennent ainsi avec violence, à une société toute entière dans ces modes de vie et ces valeurs communes. Gardons aussi notre sang froid et refusons toute exploitation de ce drame.

     

    Dés lors, comment peut-on combattre la haine ? C’est là, une question difficile, redoutable même, j’en conviens, dans ces circonstances ! Faire advenir la paix entre nous, et en nous, réclame que nous prenions le temps du décentrement de soi et de la vie intérieure ! Bouleversés par cet acte criminel, il nous faut réaffirmer encore, tous ensemble, que ces valeurs d’amitié, de justice, de respect, de liberté, de tolérance qui sont les nôtres peuvent seules construire entre nous, un « vivre ensemble » fraternel. Face à ceux qui ont recours à la violence, nous avons donc à résister à la haine de l’autre et à choisir de refuser ce qui divise et qui exclut. Car la paix ne peut se construire que si on refuse les ténèbres du préjugé. Assurant les familles et les collègues des victimes de toute notre solidarité dans cette épreuve, faisons tout pour faire grandir cette paix par les gestes d’amitié et d’amour que nous saurons faire, les uns vis-à-vis des autres.

    (08/01/2015 - 17h11'21 - chroniq)
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    Chronique du WE du 13 d?mbre 2014

     Chronique radio Fajet du 13 et 14 décembre 2014

    Des paroles de paix, des vœux de paix, oui, qui d’entre nous ne les espèrent pas ? C’est la réflexion que l’on peut se faire devant l’initiative du mouvement chrétien Pax Christi qui anime cette semaine, la semaine de la Paix, en préparation à la Journée mondiale de la Paix qui aura lieu le 1er Janvier prochain. Dans notre monde en proie aux conflits de toutes sortes, jusque dans nos relations interpersonnelles, dans nos familles et nos lieux de vie, il est vrai que la paix reste encore un réel espoir, un désir très fort pour que s’établissent des relations plus harmonieuses entre nous, pour que « vivre ensemble » devienne possible.


    Est-ce à dire que l’on se prendrait à rêver ! Et si la paix, si des relations de paix pouvaient être véritablement quelque chose de possible entre nous, au delà des formules et des souhaits ? Croire en la paix, après tout, ce n’est pas en effet rêvé en un monde idyllique, où il n’y aurait plus de conflits ; c’est croire au contraire, que les relations entre les hommes, entre nous peuvent devenir plus harmonieuses. C’est croire que l’on peut dépasser ce qui nous oppose ; il suffit de se mettre à chercher résolument à respecter l’autre jusque dans ses différences ; de vivre avec ceux que nous rencontrons, avec nos amis, des relations de dialogue.


    Des relations de paix sont donc à notre portée ! La souhaiter dans nos vœux - comme nous allons le faire bientôt dans nos familles ou avec nos amis - manifeste déjà , à mon avis, un sentiment fort qui est déjà ; un vrai signe de notre désir profond à vouloir changer la vie. Mais, nous le savons bien, le risque existe de n’en rester qu’aux mots. Il convient d’aller jusqu’à la faire vraiment entre nous, par des actes envers les autres, je veux dire, en tendant la main par exemple, ou en décidant de vivre la réconciliation, ou encore, à nous dire que l’amitié peut nous rassembler. En cette période de vœux qui commencent, c’est vraiment ce que je voudrais vous souhaiter à tous, de connaître la paix. Afin qu’elle apporte à tous, son merveilleux cadeau de bonheur et de joie de « vivre ensemble ». A la semaine prochaine.

     

    P. Emmanuel Leroux


     

    (11/12/2014 - 14h52'56 - chroniq)
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    Chronique du WE du 1er novembre 2014

    Chronique de TOUSSAINT 2014

    Mais comment se fait-il que la fête de TOUSSAINT, soit devenue la fête des Morts ? Et pourquoi les enfants se précipitent-ils à se déguiser en clown hideux pour fêter Halloween ?

    Il y a là, sans aucun doute, un effet de mode ! La fête d’Halloween est une fête très ancienne qui se perd dans des origines celtes lointaines. Il est vraisemblable qu’il s’agissait alors, d’un culte des morts. On en perd vite la trace pour la retrouver de l’autre coté de l’Atlantique, transporté sans doute par des émigrants irlandais. Célébrée le 31 octobre, elle est maintenant là-bas, au USA, une sorte de carnaval où les enfants se déguisent et portent des masques pour se « moquer » de la mort et faire peur ! Son retour en Europe, il y a quelques décennies, a surtout retenu, il faut le reconnaître, sa dimension commerciale. Il n’y a donc pas lieu à se laisser « piéger », en établissant une concurrence avec la Toussaint.

    La fête de Toussaint est en effet, vraiment tout autre chose. C’est une grande fête chrétienne depuis de nombreux siècles et sans doute, on le sait, encore la plus populaire. C’est notre fête à nous, à nous tous qui sommes des vivants aujourd’hui, puisque nous célébrons tous ceux et celles qui sont aujourd’hui, comme nos défunts disparus, des vivants auprès de Dieu, lui qui est le Dieu de la Vie. Et c’est pourquoi, elle est vraiment une fête des familles. On se retrouve ensemble ce jour-là et l’on n’oublie pas alors, de penser aussi à tous ceux qui nous ont précédé et qui ne sont plus avec nous.

    Car être un saint, ou plutôt devenir un saint, n’est pas ce que souvent, l’on s’imagine : être quelqu’un de parfait ! Si cela était, personne ne le pourrait ! Seul Dieu est saint et parfait Non, être un saint, c’est tout simplement être une personne aimée de Dieu, et c’est pourquoi, nous pouvons tous devenir des saints puisque tous, nous sommes tous aimés de Dieu ! C’est donc devenir «amoureux de Dieu », je veux dire, de la vie qui nous est donné. C’est ce témoignage que nous laisse justement, ceux et celles que l’on appelle les saints  et dont nous portons peut être le prénom ! St Vincent de Paul qui a inventé les orphelinats ou encore St François qui nous invite à découvrir la beauté de la Nature. Et ainsi, tous ceux et celles qu’ont vécu avant nous, connus et inconnus, sont tous des vivants, dans le bonheur de Dieu que nous pouvons tous vivre chaque jour !

    Il est grand temps je crois, que nous comprenions que la sainteté, c’est tout simplement connaître le bonheur d’aimer la vie et de « vivre ensemble » .Bonne fête à tous !

    (07/11/2014 - 11h59'20 - chroniq)
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    Chronique du WE du 18 octobre 2014

    La chronique radio FAJET du 11-12 octobre 2014

    Il nous lutter contre le harcèlement à l’école et les jeux dangereux ! C’est l’information que j’ai entendue à nouveau, à la télévision cette semaine, suite à de nouveaux cas de décès d’adolescents qui se sont laissés entrainer dans le jeu du foulard. Un fléau qui envahi périodiquement les cours de récréation dans les collèges ou les écoles, malgré l’attention des parents ou des éducateurs, et les nombreuses campagnes de sensibilisation qui ont lieu, visant à dénoncer la gravité de ce phénomène, non seulement auprès des parents et des professeurs mais surtout auprès des enfants et des adolescents eux mêmes.

    Cela fait de nombreuses années que ce phénomène est apparu, principalement dans les collèges. Racket, brimade, coups de poing ou gifles pour humilier, jeu du foulard qu’on se passe autour du cou jusqu’à ne plus pouvoir respirer, l’actualité nous rapporte régulièrement, dans les colonnes de nos journaux locaux, de ces petites violences entre jeunes ados qui finissent par pourrir l’ambiance d’une classe, et perturber gravement la vie des collégiens. Des petits faits, qui restent le plus souvent ignorés du plus grand nombre  car ceux qui les subissent, ont en effet, souvent du mal à dénoncer ces faits délictueux qui les atteignent, par peur de représailles de ceux qui les agressent. Il reste que les conséquences tant psychologiques que physiques chez ceux qui en sont victimes, ne sont jamais anodines et nécessitent toujours un accompagnement et un soutien de la part des adultes qui sont auprès d’eux.

    On ne peut donc que soutenir cette nouvelle alerte de sensibilisation contre le harcèlement à l’école. Mettre en lumière, ces petits actes de violence pour les dénoncer et les réduire, est un devoir pour tous qui peut faire comprendre aux enfants comme jeunes adolescents, en quoi ils sont des actes répréhensibles qui doivent être sanctionnés. Elle devrait permettre aussi aux adultes, des parents aux professeurs, de tenir leur rôle et leur place auprès des enfants qui en sont victimes, les invitant à prendre le temps de les écouter et de les aider, pour qu’ils ne se laissent pas submerger par la violence qui leur est faite. Elle permettra surtout d’agir encore pour que se développe « le vivre ensemble », car la lutte contre le harcèlement à l’école, c’est vraiment l’affaire de tous !

    Emmanuel Leroux

    (13/10/2014 - 12h48'22 - chroniq)
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    Chronique du WE du 5 octobre 2014

    C'est ce que nous donnons de nous qui, seul, peut devenir fécond !


    Cette réflexion, découverte cette semaine au détour d'un article m'a fait réfléchir. Dans l'acte de transmission dans lequel nous nous retrouvons si souvent impliqués, dans lequel nous nous investissons parfois sans compter - que ce soit en tant que parents pour assurer à nos enfants une "bonne éducation" ou encore dans notre activité professionnelle qui nous met en position de communiquer avec les autres, - rien ne serait donc assuré en dehors de toute implication personnelle !


    Il semble bien en effet, qu'il en soit ainsi. On le voit bien tout particulièrement dans le domaine de l'éducation et de la formation Celle-ci ne peut pas se contenter de "mots", "de belles paroles" Elle oblige les parents, ou les éducateurs à « passer aux actes", à porter témoignage ! Il est vain en effet de demander aux enfants d'être polis, par exemple, si les adultes qui les entourent, donnent le témoignage d'une impolitesse notoire !


    Cette situation ne fait, en fin de compte, que mettre en lumière, la grandeur et la responsabilité que les adultes que nous sommes, qu’ils soient parents ou éducateurs, ont vis-à-vis des plus jeunes générations, Vouloir transmettre aux enfants, aux jeunes, les valeurs qui nous font vivre, qui nous tiennent à cœur, ce en quoi nous croyons, réclame tôt ou tard, que nous "mettions en pratique" dans notre vie, ces mêmes valeurs et ces mêmes croyances, que l'on s'implique personnellement et concrètement dans ce que l'on désire donner aux autres.



    Alors que les activités sociales reprennent, que l'école recommence, alors que nous sommes sollicités à participer, dans des associations ou tout simplement dans la formation des plus jeunes... n'hésitons donc pas à nous "engager", à donner de nous mêmes dans ce que nous souhaitons qu’ils reçoivent; Saluons toutes ces initiatives de formation qui favorisent entre jeunes, la collaboration et l’ouverture aux autres, l’apprentissage et le vivre ensemble. En ce début d’année scolaire, celles-ci commencent à se multiplier sur Nancy, également ; j’en connais au moins une : radio FAJET, la radio que vous écoutez ! Elle est un vrai moyen entre jeunes, qui peut les aider à se prendre en main. Car seul c’est le don de soi qui est fécond et fait grandir ! E. Leroux


     


     


    (02/10/2014 - 18h45'51 - chroniq)
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    Chronique du 27 et 28 septembre 2014

    Chronique Radio Fajet du 27 et 28 Septembre 2014


    On pouvait s’y attendre. Ce mois de septembre qui voit, avec la rentrée scolaire, la vie sociale et professionnelle reprendre, n’a pas manqué d’évènements de toutes sortes qui, à défaut de venir défrayer la chronique, ont marqués fortement les esprits et sont venus alimenter les débats dans les journaux ou à la télévision.


    C’est ainsi que l’on a pu noter, parmi ceux-ci, entre autres, la mise en application à cette rentrée scolaire, des nouveaux rythmes scolaires annoncés depuis 2 ans qui ont suscité ici ou là, avec de nombreux changements, de l’inquiétude jusqu’à parfois des conflits et des incompréhensions ; une montée de la violence aussi, au niveau internationale avec la reprise de frappes américaines en Irak et en Syrie, suite aux exécutions sommaires proférés par les djhadistes de l’Etat islamiste ; et la poursuite apparemment inéluctable du chômage ou d’entreprise mises en règlements judiciaires, ce qui ne manque pas d’alimenter une certaine sinistrose autour de nous ;


    Dés lors, comment ne pas s’interroger : Comment faire pour ne pas se laisser entrainer dans cette ambiance sociale pessimiste et aider les plus jeunes à ne pas se laisser prendre dans cette spirale infernale de l’incivilité ou de la violence ? Comment faire pour dire non au repli sur soi, ou encore à l’envie, et à cette fausse idée de la liberté qui fait croire qu’ être libre, c’est faire ce que l’on veut, alors que c’est choisir ce qui est bon pour nous et autrui ! Bref, comment faire pour aider à comprendre et à vivre encore, dans ces conditions, le « vivre ensemble » dans le respect des autres et d’accepter les différences et les contraintes de toute vie sociale ?


     


    Finalement à bien y réfléchir, c’est notre capacité à regarder la vie, je veux dire, l’importance que nous lui accordons que ces évènements difficiles nous procurent ! La vie, la vie ensemble, elle n’est pas une compétition où il convient d’écraser les autres, mais plutôt comme une chance, une chance à prendre des responsabilités, à faire grandir la vie en nous et autour de nous par l’engagement pour un projet ou une cause, pour les enfants qui viennent de rentrer dans une nouvelle école, de vivre et d’apprendre avec les autres ; Bref à construire la société dans laquelle nous vivons tous. Cela nous est vraiment possible d’être des acteurs de notre vie commune. J’aime cette parole d’un journaliste que je découvrais cette semaine : c’est ce que nous donnons de nous qui est vraiment fécond pour tous. Car ce qui nous manquent le plus, c’est peut être, parfois, de disposer de moyens de vivre, mais davantage je crois, d’avoir en nous, des raisons de vivre et de vivre avec les autres.


    Emmanuel Leroux


     


    (02/10/2014 - 18h41'35 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 227 et 28 Septembre 2014


    On pouvait s’y attendre. Ce mois de septembre qui voit, avec la rentrée scolaire, la vie sociale et professionnelle reprendre, n’a pas manqué d’évènements de toutes sortes qui, à défaut de venir défrayer la chronique, ont marqués fortement les esprits et sont venus alimenter les débats dans les journaux ou à la télévision.


    C’est ainsi que l’on a pu noter, parmi ceux-ci, entre autres, la mise en application à cette rentrée scolaire, des nouveaux rythmes scolaires annoncés depuis 2 ans qui ont suscité ici ou là, avec de nombreux changements, de l’inquiétude jusqu’à parfois des conflits et des incompréhensions ; une montée de la violence aussi, au niveau internationale avec la reprise de frappes américaines en Irak et en Syrie, suite aux exécutions sommaires proférés par les djhadistes de l’Etat islamiste ; et la poursuite apparemment inéluctable du chômage ou d’entreprise mises en règlements judiciaires, ce qui ne manque pas d’alimenter une certaine sinistrose autour de nous ;


    Dés lors, comment ne pas s’interroger : Comment faire pour ne pas se laisser entrainer dans cette ambiance sociale pessimiste et aider les plus jeunes à ne pas se laisser prendre dans cette spirale infernale de l’incivilité ou de la violence ? Comment faire pour dire non au repli sur soi, ou encore à l’envie, et à cette fausse idée de la liberté qui fait croire qu’ être libre, c’est faire ce que l’on veut, alors que c’est choisir ce qui est bon pour nous et autrui ! Bref, comment faire pour aider à comprendre et à vivre encore, dans ces conditions, le « vivre ensemble » dans le respect des autres et d’accepter les différences et les contraintes de toute vie sociale ?


     


    Finalement à bien y réfléchir, c’est notre capacité à regarder la vie, je veux dire, l’importance que nous lui accordons que ces évènements difficiles nous procurent ! La vie, la vie ensemble, elle n’est pas une compétition où il convient d’écraser les autres, mais plutôt comme une chance, une chance à prendre des responsabilités, à faire grandir la vie en nous et autour de nous par l’engagement pour un projet ou une cause, pour les enfants qui viennent de rentrer dans une nouvelle école, de vivre et d’apprendre avec les autres ; Bref à construire la société dans laquelle nous vivons tous. Cela nous est vraiment possible d’être des acteurs de notre vie commune. J’aime cette parole d’un journaliste que je découvrais cette semaine : c’est ce que nous donnons de nous qui est vraiment fécond pour tous. Car ce qui nous manquent le plus, c’est peut être, parfois, de disposer de moyens de vivre, mais davantage je crois, d’avoir en nous, des raisons de vivre et de vivre avec les autres.


    Emmanuel Leroux


     


    (25/09/2014 - 14h35'06 - chroniq)
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    RENTREE 2014

    La chronique – 14 septembre 2014


    Moi je voudrais qu’il y ait de la paix sur la planète ! C’est la parole que j’ai entendue, l’autre jour, dans la rue, alors que je me rendais à la boulangerie de mon quartier ! Une parole étonnante, vous en conviendrez, tellement étonnante que, sur le coup, je me suis arrêté, le temps de me retourner quelques instant ! Je venais de croiser un petit garçon d’à peine six ou sept ans qui discutait à haut voix avec son père qui lui donnait la main.


    On était le jour de la renAtrée des classes, je crois et je me suis fait de suite la réflexion que ce papa avait bien de la chance. Discuter ainsi avec son petit garçon, même dans la rue, m’apparaissait quelque chose de tellement inhabituelle que cela méritait bien de stopper, un instant, ma marche pour remarquer de quoi il s’agissait. Je ne sais pas si il y a beaucoup de parents ou d’adultes qui discutent ainsi avec leurs petits enfants. Bien sûr, à l’école, ils peuvent apprendre à lire et à écrire, ils découvrent aussi, notre vaste monde et ils ne doivent pas être en reste pour exprimer aussi ce qu’ils pensent, ce qui les inquiètent ou les réjouissent avec leurs camarades et peut être, avec les adultes qui les accompagnent. J’espère aussi que dans leur famille, avec leurs parents en tout cas, ils peuvent aussi discuter comme ce petit garçon rencontré, pour exprimer les désirs et les souhaits, les inquiétudes et les angoisses qu’ils portent en eux.


    Car ils ne sont pas trop petits en effet pour comprendre déjà que nous appartenons à un monde qui marche à l’envers, que c’est abimé notre terre que de consommer de tout à outrance, sans faire attention aux ressources de notre planète qui ne sont pas inépuisables ; que les guerres et les conflits entre les pays comme entre les gens dans nos quartiers empêchent les hommes de vivre heureux ensemble ; que les différences de race, de langue, d’âge ou de pensée participent à faire un monde plein de couleurs ; et que c’est déjà bâtir un monde de paix que de discuter avec tout le monde dans le respect des autres, dans l’estime, la confiance et la bienveillance.


    Je ne sais pas ce que le papa de ce petit garçon lui à répondu car il m’avait déjà dépassé et lui parlait tout bas ; mais ce que je sais, c’est que notre terre, depuis quelques jours, est plus belle, parce qu’il y a maintenant un petit garçon que j’ai croisé dans la rue qui veut faire autour de lui, un monde de paix ! Bonne rentrée à tous.


    E.L.


    (12/09/2014 - 09h23'11 - chroniq)
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    VERS UNE NOUVELLE CARTE DES REGIONS DE FRANCE

    Chronique Radio Fajet – 20 Juillet 2014


    Vers une nouvelle carte des régions en France ! Ce n’est en effet, pas moins que cela qui est en discussion cette semaine, à l’Assemblée nationale à propos de la réforme des territoires. Depuis quelques semaines où cette idée a été lancée, les propositions vont bon train. Ainsi, si pour certains, il semble évident que la Lorraine se doit de se rapprocher de l’Alsace, cette future grande région Est doit elle aussi accueillir la Champagne Ardenne ? Question complexe bien sûr avec ses avantages et ses inconvénients, qui ne trouvera sa solution que dans le dialogue, le compromis, et le vouloir vivre ensemble !





    Car c’est bien là finalement l’important. Agrandir nos régions afin de leur donner une dimension européenne », pour faire aussi, dit-on, des économies ; cela est assurément des perspectives tout à fait louables ; il faudra d’ailleurs, poursuivre cet élan avec la réforme des collectivités locales et départementales qui est aussi envisagée ! Mais sommes nous disposés à vivre ces réformes avec les changements inévitables qu’elles vont provoqué dans notre vie sociale ? Quant on voit la difficulté avec laquelle s’annonce la réforme des temps scolaires, à la rentrée prochaine, quand on entend l’agacement de la population devant les grèves à répétition de ces dernières semaines, que ce soit à la SNCF ou encore avec les suppressions des festivals avec les intermittents, ou la grève des transports vers la Corse avec la SNCM, je ne suis pas sûr que l’opinion publique, se sente prête, aujourd’hui, à en comprendre l’utilité et à les accepter.





    A ce niveau, les mots semblent avoir une réelle importance ; ainsi le mot réforme ; celui-ci résonne facilement, semble-t-il, dans l’inconscient de nos contemporains, comme une perte : réformer, n’est ce pas perdre des garanties, des acquis d’autrefois, peut être aussi de la liberté ? Pourtant, les Français ne sont pas hostiles, je crois, aux changements. La société change et évolue, inexorablement, dans de nouvelles manières de vivre ensemble ; et nos contemporains, à mon avis, savent s’adapter, à bien des nouveautés ou des réformes sociales, déclenchées par de nouvelles situations économiques ou politiques de notre pays.





    On le voit bien, tout changement social, toute réforme, petite ou grande réclame - pour être fructueuse - une véritable concertation et une réelle information, mise en œuvre avec une vraie pédagogie, dans une perspective d’ensemble. C’est l’expérience personnelle d’ailleurs, à laquelle nous sommes tous, plus ou moins, confrontés à notre niveau, un jour ou l’autre : les changements de situation et de vie que nous avons acceptés ou considérés comme une chance pour nous, sont toujours celles que nous avons voulues et choisies en connaissance de cause, et non pas celles que nous avons subies ou reçues d’autorité ! C’est de la rencontre, du dialogue, de la confrontation que naissent les vraies possibilités du changement. Et ainsi, de pouvoir continuer de vivre ensemble





    (18/07/2014 - 12h30'39 - chroniq)
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    LE MESSAGE DU MONDIAL


    Chronique Radio FAJET – 13 Juillet 2014. - Le message du Mondial



    Allemagne – Argentine : c’est donc entre ces deux équipes nationales qu’aura lieu ce dimanche, la finale du Mondial à Rio de Janeiro. Formidable compétition qui aura répondue à toutes les attentes des passionnés du ballon rond à travers le monde entier, durant plus d’un mois, avec des rencontres toutes plus surprenantes les unes que les autres et des résultats inattendus entre des équipes performantes de très haut niveau. Comment ne pas être en effet séduit et étonné par cette compétition internationale qui déploie tant de compétences techniques, au niveau des joueurs, réclamant à la fois, entrainement sportif intense et esprit d’équipe associé à une forte volonté collective de gagner ! Une manière d’être que l’on aimerait voir aussi, avouons-le, dans bien des engagements au service du vivre ensemble .





    Ce n’est pas d’aujourd’hui que le football déchaine ainsi passion et enthousiasme. Chez nous - comme partout dans le monde, - le foot est devenu un sport « bleu, blanc, rouge » et ce sont des milliers de gens que le championnat national passionne chaque année, dans les stades toujours plus vastes ou devant des chaines de télévision de plus en plus réservées au sport. Déjà dés le plus âge, le football rassemble dans les cours de récréation à l’école, enfants ou jeunes, qui adorent « taper dans un ballon » jusqu’à les attirer à s’inscrire dans de nombreux clubs amateurs. Et c’est une foule de jeunes et d’adultes de toutes conditions qu’il regroupe, lors des compétitions nationales qui se déroulent chaque année, tous vibrant dans un même projet, autour des équipes professionnels .


    La victoire inespérée des équipes amateurs, lorsqu’elles participent à ces compétitions, permet de mettre en lumière, alors les vraies dimensions humaines et sociales de ce sport si populaire. Au delà de la dimension psychologique qui fait ressentir alors la victoire “ du petit ” face “ au grand et au fort ”, on s’aperçoit combien il permet en effet de développer l‘esprit d’équipe contre l’individualisme, le goût de l’effort collectif contre le repli sur soi et la promotion personnel, la joie de réussir, même s’il n’est pas exempt de contradictions internes. La plus « flagrante » est sans conteste, d’être aujourd’hui prisonnier d’enjeux financiers tellement importants pour les clubs mais aussi pour les joueurs eux mêmes, aux salaires déconnectés de toute réalité sociale, que tout y semble permis. Un interdit de perdre sous peine - comme on l’a vu avec la défaite surprenante de l’équipe du Brésil, - de voir alors « s’écrouler le bel édifice », construit trop souvent rapidement sur des réalités trop superficielles,





    Au moment ou notre planète s’enthousiasme avec la finale de cette compétition internationale, les équipes qui ont perdu viennent finalement nous rappeler utilement quelque chose d’important : le football, comme tous les disciplines sportives, n’est assurément qu’un jeu. Un jeu dans lequel l’on peut toutefois s’investir avec cœur - c’est le sens du mot amateur - et qui demandera toujours courage, abnégation, entrainement, et esprit d’équipe. Les joueurs qui en ont fait leur métier – souvent dans des conditions confortables, - devraient être, à mon avis, les derniers à l’oublier. Car ils sont devenus souvent les héros de toute une jeunesse qui calque leur comportement sur les leurs. Et même s’ils ne réussissent pas toujours, ils n’en restent pas moins, les témoins privilégiés de ces valeurs humaines et de ces compétences qui n’appartiennent qu’ au sport.








    (11/07/2014 - 10h40'25 - chroniq)
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    COUPE DU MONDE DE FOOTBALL

    Chronique radio Fajet 12 062010


    Alors que s’ouvre au Brésil, depuis ce jeudi avec le match Brésil – Croatie, la compétition mondiale de la Coupe du monde de football , une chronique sur cet évènement sportif, entendu ces jours derniers, sur France Info a attiré toute mon attention : loin de nous parler en effet comme on aurait pu s’y attendre, des derniers exploits des équipes en lice, celle ci était en fait une mise en garde adressée aux auditeurs - et particulièrement aux plus jeunes - devant le risque d’arnaque ou de fishing, ou encore de pollution de virus de nos ordinateurs. En effet, depuis quelques semaines déjà, de nombreux sites se sont crées sur la toile, paraît-il sous le prétexte de donner des informations sur le mondial ou encore de permettre de faire des paris en ligne, et il se révèle que beaucoup d’entre eux, affirmait mon chroniqueur, ne sont en fait que des sites masqués qui pratique le fishing, pour vous voler vos coordonnées bancaires et vous arnaquer ou ce qui n’est pas mieux, d’infecter la messagerie de votre ordinateur avec des virus virulents


    On ne peut que saluer cette station de radio nationale d’appeler ainsi à la prudence en donnant ces informations, aussi utiles que précieuses. Nous ne sommes jamais assez averti en effet aujourd’hui, devant ces arnaques en tout genre qui sont devenus un véritable fléau sur internet, d’autant plus fortes que ces tentatives empruntent avec beaucoup de professionnalisme, les logos ou les insignes de sites connus et soi disant sécurisés. Ainsi, mon chroniqueur rappelait utilement de ne jamais répondre à des courriels qui nous apparaissent d’autant plus douteux qu’ils réclament nos codes bancaires ou des informations personnelles.


    Cela fait déjà 4 ans, depuis le dernier mondial de foot qui a eu lieu en Afrique, qu’a été crée une autorité de régulation et de contrôle des sites de paris ou de pronostics sportifs en ligne : l’AFJEL pour lutter contre ces fraudes et ces tentatives d’arnaques. Chargé de délivrer des licences aux nouveaux sites de paris sportifs en ligne, elle affiche une volonté de contrôle strict ; des garde fous sont prévus pour empêcher les mineurs d’accéder aux sites, pour avertir aussi, des risques d’addiction qui peuvent les toucher, pour prévenir enfin des tricheries possibles sur les évènements sportifs et dépister les opérations de blanchissement d’argent qui prospère dans cet univers. Pourtant, elle éprouve le besoin de lancer régulièrement des campagnes de prévention, diffusée sur les sites les plus fréquentées par les parieurs en ligne afin de les inviter « d’arrêter de se faire plumer » par ces sites illégaux et non autorisés.


    Des lors, on peut néanmoins s’inquiéter : devant l’envahissement des propositions de jeux en tous genre que la libéralisation des sites de jeux, effective depuis 4 ans sur le net n’a pas manquer de déclencher, cette volonté de contrôle est-elle suffisante et surtout efficace, notamment auprès des jeunes ? Quand on sait que près de 30 millions de français jouent régulièrement en France, chaque année, et qu’ils ont dépensé plus de 21 millions d’euro dont 5 ont rejoint les caisses de l’Etat, une vigilance accru s’impose fortement, à mon avis, afin d’aider et de prévenir les plus faibles à ne pas se précipiter dans cet engrenage du jeu ou du pari sportif qui n’est pas sans risque.


    Car on sait bien que dans tous ces jeux de hasard et d’argent, nombreux sont les appelés, ceux qui s’y adonnent , ceux qui sont tentés de s’y risquer, « pour voir » comme l’ont dit ! Mais il y a toujours très peu d’élus, les gagnants ne sont en effet toujours que quelques uns ! A la semaine prochaine.





    (13/06/2014 - 12h47'46 - chroniq)
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    RETOUR SUR UN FESTIVAL

    Voilà déjà une quinzaine de jours que le Festival du film a refermé ses portes à Cannes ! Evénement futile, allez vous me dire ! Qu’avons nous donc à faire avec ces montées des marches sur un tapis rouge, foulé par quelques célébrités du cinéma ou de la presse que nous ne connaissons pas ? N’est ce pas là, en fin de compte, quelque chose de bien éphémère qui s’évanouit dés que le festival s’achève ? Que retenir donc, de cet évènement pourtant si prestigieux qui fait s’agiter les médias du monde entier et vibrer ce monde si particulier du cinéma, des radios et de la télévision


    Ce que nous pouvons retenir, à mon avis, ce sont les films ! S’ils sont des œuvres commerciales qui cherchent à se vendre à Cannes, dans ce que l’on appelle le marché du film, ils sont aussi et peut être surtout des œuvres d’art, des œuvres artistiques qui nous parlent et qui viennent nous entretenir de ce que les hommes vivent dans ce monde où nous sommes.


    Et particulièrement cette année, avec ce 67ème festival. Au travers des histoires que nous ont raconté ces 18 films, retenus à la Sélection Officielle, pour concourir à la récompense suprême, comme de la vingtaine de films des Sélections parallèles, on s’aperçoit que c’est de la vie, c’est de notre vie d’aujourd’hui qu’ils mettent en image et qu’ils nous entretiennent.


    Des images parfois poignantes, - et même horribles, - avec ces récits des conflits armés qui ravagent aujourd’hui, tant de vies humaines dans notre monde, comme dans le film The Search qui nous transporte durant la guerre en Tétchénie. Ou même, ces images du film Timbuktu, du réalisateur Sissoko, si belles et empreintes de tant de dignité des hommes et des femmes et même des jeunes, (quelle est belle et forte cette scène où ils jouent au foot, sans ballon !) qui subissent la contrainte des djhadistes qui ont envahi leur ville !


    Images insolites aussi, d’une réalité sociale qui broie les personnes comme dans le film, Deux jours, une nuit que l’on peut voir actuellement sur nos écrans, et qui nous raconte non sans émotion, le combat d’une jeune femme pour sauvegarder son emploi face à l’argent et l’individualisme. Sans oublier, enfin, ces images magnifiques du film Winter Steel, récompensé par la palme d’or, qui nous entretiennent longuement, de la recherche d’un homme face à la difficulté de vivre ensemble.


    Et encore celles, sublimes, du film d’Olivier Assayas, Sils Maria, qui nous parlent de la quête de la vérité d’une actrice renommée dans sa vie personnelle.




    On ne peut être, je crois, «qu’impressionner » comme on le dit d’un texte que l’on imprime, par toutes ces images et tous ces récits de vie qui témoignent de la réalité souvent douloureuse et parfois même tragiques mais aussi souvent magnifiques et pleines d’espérances que nous « donnent à voir » tous ces films, au cinéma. Elles sont le reflet de notre monde, de nos vies humaines et nous invitent au dialogue et à l’échange, à la réflexion et à discerner ce qui nous fait vivre vraiment ensemble, à l’image d’ailleurs de cette belle fête de Pentecôte qui approche. C’est pour cela qu’elles nous touchent avec tant d’émotion, qu’elles expriment notre inquiétude ou notre espérance. Et c’est pour cela que nous aimons tous, le cinéma ! A la semaine prochaine.


    (05/06/2014 - 17h21'11 - chroniq)
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    LE CHRIST POUR LES JEUNES

    Chronique Radio FAJET du 29-30 avril 2014.


    Mais que peut bien représenter aujourd’hui, la personne du Christ, pour des jeunes ? C’est la question que l’on est en droit de se poser, après les festivités de PAQUES qui ont rassemblé dans les églises comme dans les temples, nombres de chrétiens, jeunes et moins jeunes, le week end dernier. Question que Stéphane Bern, n’a pas manqué de remettre sur le devant de la scène, la semaine dernière, avec son émission Secret d’histoire, qu’il a consacré à « l’homme nommé Jésus ». Retraçant sa vie terrestre avec des images magnifiques des différents sites de Palestine et d’Israël, de sa naissance à la crucifixion à Jérusalem, à partir de faits aujourd’hui indiscutables, c’est une émission tout à fait passionnante qu’il nous a présenté grâce notamment, aux commentaires d’ historiens et de spécialistes des religions.


    Ce qui aura été passionnant dans cette émission, aura été sans aucun doute, les approches de la personne du Christ, à partir des différentes interventions des historiens et des spécialistes des religions. Si aujourd’hui un certain consensus se dégage concernant la réalité de l’existence historique de Jésus, celles-ci mettaient bien en lumière combien la vie de Jésus, notamment lors des trois jours qui précédèrent la fête de Pâques, ne manque pas d’interroger, et de poser des questions qui ne peut laisser indifférent. Questions souvent difficiles, sans aucun doute, parce que complexes, questions personnelles aussi, qui indiquent en tout cas, combien la vie du Christ mérite toute notre attention. On s’aperçoit surtout combien replacer la personne du Christ dans son contexte historique, contribue, de manière paradoxale, à renouveler son actualité. Et qu’il nous est possible, à partir des différents problématiques exposées, cherchant à expliquer et à comprendre ce qu’a vécu le Christ et son message, d’élaborer aujourd’hui pour nous, notre réflexion et notre avis sur la personne de Jésus.


    Ainsi, si comme l’on sait- ce dont un grand quotidien national s’est fait l’écho cette semaine dans ses colonnes, - de nombreux « visages de Jésus» n’auront pas manqué d’apparaître, au fil des siècles, en fonction de différentes perspectives bibliques et théologiques, voir philosophiques, ce qui est bien normal, on s’aperçoit aujourd’hui combien la personne de Jésus séduit encore et reste plus que jamais, d’actualité. Et cela en se traduisant particulièrement, au niveau de la foi chrétienne. Un certain effritement s’était opéré sans aucun doute, depuis quelques décennies, concernant notamment la pratique du rassemblement à l’église, le dimanche. On s’aperçoit de nos jours, depuis maintenant plus d’une dizaine d’année qu’une nouvelle tendance s’affirme, avec un nombre croissant de jeunes et d’adultes qui reçoivent le baptême, lors des célébrations de Pâques. En écho avec la foule des jeunes qui participent, toujours plus nombreux, aux différentes rencontres dans les paroisses ou les grandes villes, pour se rendre à Taizé par exemple ou qui se retrouvent encore dans des mouvements ou des coordinations, suite au JMJ. Décidément, Jésus de Nazareth n’a pas fini encore de rassembler et d’apporter à ceux qui cherchent un sens à leur vie, des raisons de vivre et de vivre ensemble


    Emmanuel LEROUX


     


     



     


    (29/04/2014 - 16h16'37 - chroniq)
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    PAQUES 2014

     Chronique sur Radio Fajet de PAQUES 2014.


    Cette fête de PAQUES  arrive, bien tard cette année ! Nous en connaissons tous la raison : sa date est fixée dans le calendrier des chrétiens, le dimanche qui suit la nouvelle lune de printemps, et c’est cette année au terme du mois lunaire qu’elle nous arrive !


    Une fête importante qui est une manière déjà, de faire mémoire de la Pâque juive, cet événement de la Bible qui raconte la libération des Hébreux lesquels se sont enfuis avec Moise, de l’esclavage d’Egypte pour se rendre en Terre Promise. Une fête, et la plus importante qui soit, pour les chrétiens ; elle les invite en effet à faire mémoire de la Mort du Christ et de sa Résurrection ! Celle ci est pour eux, une vraie libération, libération de ce qui rend esclave tous les hommes: je veux parler de l’égoïsme, du repli sur soi et même la mort. Cette fête chrétienne est donc synonyme de la joie de vivre, parce que justement délivré, rendu libre de ce qui empêche d’être heureux, ou plutôt de vivre en communion avec la nature, et avec ceux qui nous sont proches. Une fête, qui est par conséquent beaucoup plus qu’un anniversaire, parce qu’elle donne de vivre, comme ces jours de printemps qui reviennent, dans la joie de la vie plus forte que la mort, et de communier avec d’autres qui partagent cette même foi chrétienne.


    Ce qui me frappe le plus – et qui est, en même temps le message formidable de Pâques, - c’est cette invitation à « vivre un passage ». Nous en vivons tous, dans notre existence, beaucoup plus que nous le croyons, ne serait-ce, pour la bonne raison que vivre, c’est tout simplement évoluer, se transformer, vivre quelque chose de nouveau. Cela correspond justement au sens du mot « Pâques » que l’on peut traduire par « passer de la mort à la vie » ! C’est bien ce qu’aura vécu le Christ du vendredi soir au petit matin de Pâques ! Plusieurs années après sa libération, Jean Paul Kaufmann témoignait « Je crois que mes années de détention comme otage au Liban, m’ont fait passer par une sorte de pressoir qui m’a changé le goût de la vie. Je suis maintenant un peu comme un ressuscité ». Tous, un jour ou l’autre, nous avons pu vivre de ces passages : pensons, par exemple, à toutes nos petites morts sur nous mêmes, qui sont comme des victoires sur l’individualisme ambiant pour vivre autre chose, la réconciliation peut être, ou le partage, l’amitié ou la solidarité, , bref, pour vivre autrement avec les autres.


    N’est-ce pas alors comme « une résurrection » que nous pouvons ressentir en nous ?  Des relations nouvelles qui recommencent, comme un printemps plein de soleil qui arrive et donne envie de vivre. Comme une porte que l’on passe. Vous vous demandiez ce que nous fêtions à Pâques ? Tout simplement une espérance inouïe : la vie est belle et celle-ci est vraiment à la portée de notre main. Bonne fête de PAQUES


     



    P.Emmanuel LEROUX

     




    (17/04/2014 - 16h24'57 - chroniq)
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    PREMIER EMPLOI

     


    La chronique Radio FAJET du 12 et 13 avril 2014 –


    La quête toujours difficile du premier emploi. Tel était le titre d’un article de mon quotidien, mercredi dernier qui rendait compte d’une récente enquête sur le devenir professionnel des jeunes de 18 – 24 ans. Un article inquiétant : publiant la dernière enquête du centre d’étude et de recherche sur la qualification qui scrute régulièrement le devenir professionnel des jeunes, cet organisme constatait il y a quinze jours, selon mon quotidien, que l’insertion au marché du travail pour les plus jeunes se dégrade lourdement, précisant que la transition de l’école à l’emploi devient aujourd’hui plus difficile. Ainsi, en 2013, dans l’échantillon de 33 mille jeunes actifs interrogés, les 18 – 24 ans étaient encore 22 % (c’est à dire 1 jeune sur 4) à chercher un emploi, trois ans après avoir quitté l’école. Soit, le niveau de chômage pour cette tranche d’âge, le plus haut jamais observé par les enquêtes de cet organisme


    Cette situation - pour être unique dans les pays d’Europe, - ne peut qu’alarmer. En effet, si – commente mon article - la dégradation de l’emploi, - en ce temps où la crise perdure, - ne surprend pas, c’est plutôt son ampleur qui étonne. Dans cette course à l’emploi, on s’aperçoit que les jeunes non diplômés se trouvent en première ligne : un jeune non diplômé sur deux est encore de nos jours, en recherche d’un premier emploi, et au fur et a mesure que la conjoncture se dégrade, ce sont bien sûr, les embauches d’employés peu qualifiés qui se réduisent, tandis que les jeunes, en possessions d’un diplôme résistent mieux. En effet précise l’enquête, on constate que l’intérim depuis quelques années, s’effondre pour ces jeunes sans diplômes, et que les contrats aidés qui pourtant leur étaient destinés, ont été finalement peu nombreux. Aussi, pour ces 12% de jeunes qui sorti de l’école, n’ont quasiment jamais travaillé, le risque d’exclusion sociale devient-il rapidement alarmant et problématique.


    Comment réagir alors devant cette situation ? A lire cette enquête, on ne peut, à mon avis, qu’encourager les jeunes à choisir dés que possible, une formation pour acquérir un diplôme. Dans la situation encore difficile que connaît l’emploi aujourd’hui, notre enquête révèle bien que, même ceux qui sont diplômés ont du mal à trouver une première embauche et qu’il existe comme une sorte de concurrence les uns des autres, mieux diplômés. Notre enquête affirme que deux jeunes diplômés sur trois arrivent à accéder finalement à l’emploi, et ceci dans les trois mois après leur formation. Et quand ils sont interrogés, les trois quart d’entre eux sont optimistes par rapport a leur avenir professionnel, assure la responsable de l’enquête.


    Souhaitons donc que les plus démunis soient vraiment soutenus et aidés pour qu’ils trouvent leur place, comme leurs camarades, dans ce monde difficile du travail aujourd’hui.


    Emmanuel Leroux


    (11/04/2014 - 11h28'55 - chroniq)
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    CINEMA


     



    Chronique Radio FAJET du 5/6 Avril 2014

    Page cinéma avec le dernier film d’Alain Renais Aimer, boire et chanter, qui vient de sortir, cette semaine dernière dans nos salles obscures, bien sûr par hasard, alors qu’il vient juste de quitter ce monde, il y a à peine, quelques semaines. Un film peut être testament, en tout cas, son dernier long métrage que l’on trouvera peut être quelque peu énigmatique, au premier regard mais qui dégage tout ce que le cinéma représentait pour ce réalisateur, à la fois, espiègle et mélancolique, qui maitrisait, avec un art consommé, la magie du cinéma. On retrouve ici, en effet comme dans tous ses films, l’esprit de jeunesse de celui qui était le plus âgé des réalisateurs français, se jouant notamment, à travers cette histoire, de la mort comme d’une force mystérieuse et insaisissable.

    Comme dans son dernier film, Vous n’avez encore rien vu, applaudi à Cannes en 2013, Alain Renais mêle dans ce dernier film, - adaptation d’une pièce de théâtre du dramaturge anglais Alan Ayckbourne, - le cinéma et le théâtre. A un point tel que l’on ne sait pas vraiment, dés le début de la projection, où l’on se trouve. Celui-ci commence dans une belle propriété, au cœur de cette magnifique région qu’est le Yorkshire, en Grande Bretagne ; on y voit Kathryne et Colin, son mari qui est médecin, se disputer mais l’on se rend vite compte qu’ils sont entrain de réviser ensemble, la pièce de théâtre qu’ils jouent avec des amis, dans une troupe d’amateurs. Et c’est alors que des décors stylisés surgissent à l’écran, sous la forme de vastes pans de tissus monocolores qui habillent les maisons, récréant à l’écran, comme un décor de théâtre, un Yorkshire en trompe l’œil, plus vrai que nature.



    Ainsi, passant sans cesse de saynètes de théâtre, au cinéma et de plans de cinéma au théâtre, nous est raconté l’histoire de trois couples d’amis : leur quotidien se trouve tout à coup chamboulé à l’annonce de la disparition d’un de leur proche, dont les trois femmes ont en commun d’avoir eu avec lui, des relations privilégiées ; un certain Georges qui devient d’autant plus mystérieux qu’il demeure constamment dans le hors champ du film. On appréciera le mélange de fantaisie et de légèreté avec lequel le réalisateur traite finalement ce drame intime, lequel enchante et mène imperceptiblement vers l'issue funèbre d'un récit qui se joue de tout et surtout de la mort. Et c’est avec plaisir, que l’on retrouve le cercle d’acteurs et d’actrices fidèles à ce réalisateur talentueux et si plein de jeunesse, tous merveilleux dans leur partition. Un très beau film plein d’espérance et de joie de vivre qui ne manque pas de gravité.


     


     



    Emmanuel Leroux



     


     



     







    (03/04/2014 - 20h24'25 - chroniq)
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    GENERATION Y

     Chronique Radio FAJET du 15 et 16 Mars 2014.


    Mais à quoi ressemble donc, la génération « Y » ? Lancée en octobre 2013, une grande enquête sociologique a invité les 18 – 34 ans - que l’on appelle la génération Y - à parler d’eux ! Résultat : des documentaires et une étude dont un quotidien parisien s’est fait largement l’écho, la semaine dernière, dans un article intéressant. Impossible, bien sûr, de donner ici, une synthèse de cette enquête ; je retiendrais simplement quelques traits qui me sont apparus tout à fait étonnants.


    Ainsi, les jeunes interrogés dans cette enquête, mettent largement en avant, la valeur « travail » alors que l’on dit souvent d’eux qu’ils sont peu enclin à travailler. Et ceci, alors qu’un jeune sur 4 connaît le chômage et que beaucoup peine pour accéder au monde de l’emploi. Mieux, 80% d’entre eux affirment que le travail est quelque chose d’important dans leur vie et 2  jeunes sur 3 s’estiment épanouis dans leur emploi.


    Ainsi, la famille représente pour eux une « valeur refuge », contrairement à ce que l’on imagine souvent ; 27% estiment que leurs relations avec leurs parents sont idéales et 53 %, les considèrent comme « cool » ! 10 % seulement, les pensent comme difficiles ou hypertendus. Et une majorité d’entre eux affirment que leurs parents les soutiennent dans leurs choix dans la vie.


    Enfin, l’enquête montre que la solidarité est une valeur importante : 77% d’entre eux, n’hésitent pas à affirmer qu’on ne peut pas s’en sortir tout seul dans la vie. Beaucoup semblent prêt à vivre des engagements et 80 % des réponses indiquent qu’ils seraient favorables à l’instauration d’un service civil obligatoire


    Ainsi, même si l’on aurait pu souhaiter que cette enquête soit plus resserrer, quant à l’éventail des jeunes interrogés, qui s’étend ici, de 18 à 35 ans, il apparaît que cette vaste enquête sur cette génération des jeunes adultes, mérite toute notre attention à tous, à commencer par eux mêmes ! Celle-ci en effet, tranche grandement avec l’opinion que l’on se fait souvent, dans la société, des jeunes générations. Les 18 – 35 ans nous y montre une image d’eux, finalement assez proches des valeurs, portés par l’ensemble des générations qui constitue la variété de la population.


    Ce qui les caractériserait le plus, d’après les deux sociologues qui ont réalisés cette vaste enquête, est d’un autre ordre ! On peut en résumer l’analyse avec ces deux facteurs : le désir fort qu’ils portent en eux, de s’engager dans la vie sociale et la frustration existentielle de ne pas pouvoir entrer de plein pied dans notre société, d’où le risque de développer en eux, un discours proche de la critique, voire même un esprit de révolte,. Cette « contestation » constitue à mon avis, un véritable appel aux adultes que nous sommes qu’il nous faudrait entendre. Afin de leur accorder, sans trop tarder, avec une place dans la société et des responsabilités à y vivre, une vraie confiance sans laquelle personne ne peut vraiment vivre et grandir


    Emmanuel Leroux


    (15/03/2014 - 14h07'37 - chroniq)
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    CAREME

     



    Chronique Radio FAJET du 8/9 Mars 2014


     


    • Je ne sais pas si nous le savons tous, mais nous venons de franchir, mercredi dernier, une date importante, du moins pour les chrétiens ! C’était mercredi dernier, le jour d’entrée en Carême ! Cela fait maintenant quatre jours, en effet, que les chrétiens sont invités à entrer dans cette grande démarche du Carême pour se préparer ensemble à la grande fête chrétienne de Pâques.


    Information certes qui, cette année encore, n’aura pas fait partout, la « une » des médias ! Cette nouvelle peut surprendre encore, il est vrai, dans la mesure où certains pensent que le Carême, - souvent vu comme une période grise et triste qui fait penser aux privations et aux sacrifices - avait tout simplement disparu, ou du moins, s’était estompé du calendrier des chrétiens. Mais il n’en est rien : comme le ramadan pour l’islam que les médias n’oublient en revanche, rarement d’annoncer- le Carême existe et reste encore pour les chrétiens, pendant les six semaines qui précèdent Pâques, une période très importante pour les aider à vivre mieux, les « piliers de la foi chrétienne » que sont la prière et la méditation de l’Evangile, le partage avec les autres et la réconciliation.


    Le Carême ! Beaucoup, surtout peut être parmi les jeunes générations, ne savent plus très bien aujourd’hui, en fait de quoi il s’agit. On entend dire parfois qu’il serait comme le « ramadan des chrétiens » ! Mais cela, à dire vrai, n’est pas très exact : le carême chrétien est même tout à fait autre chose; il ne consiste pas en effet de se priver de nourriture, mais plutôt à être une étape de changement profond de soi pour mieux vivre en chrétien Il n’est donc pas, comme souvent on le croit encore, une simple obéissance à une loi religieuse de privation ou de pénitence. Mais plutôt, une période privilégiée pour réfléchir à sa vie de croyant et à son comportement.


    Concrètement, on pourrait donc dire que « faire carême » pour un chrétien, c’est plutôt chercher à modifier ce qui ne va pas dans sa manière de vivre l’Evangile : en cherchant, par exemple, à se débarrasser de son orgueil, de son égoïsme, ou encore de renoncer de vivre en dominant les autres, ou encore replier sur soi ; bref de renoncer à tout ce qui empêche, dans la vie quotidienne, de vivre en amitié avec les autres, et en accord avec Dieu, de vivre en communion avec Dieu et avec les autres. Dans cette perspective, le Carême est alors comme un vrai moment privilégié, un cadeau, une chance, pour découvrir – si l’on veut choisir de vivre encore en chrétien, - qu’en toute situation, il y a toujours la possibilité de faire germer en nous, et entre nous, l’accueil et l’échange, le partage et le pardon avec ceux qui nous entourent ; En un mot, de vivre mieux ce que les chrétiens appellent la charité ou l’amour et le service des autres et d’accéder ainsi à la vraie liberté.


    Emmanuel LEROUX


     


    (06/03/2014 - 13h45'32 - chroniq)
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    CINEMA

     


    Page cinéma cette semaine, avec les meilleurs films à voir actuellement à Nancy


     



    Et pour commencer, avant qu’il ne quitte les écrans nancéiens, quelques mots du film du réalisateur britannique Steve Mc Queen, «Twelve years a slave ». Adaptation d’un livre autobiographique « Douze ans d'esclavage de Solomon Northup » paru en 1853, ce film qui accumule les récompenses et enflamme actuellement, la presse américaine, retrace l'histoire de Solomon lui même, jeune afro-américain, enlevé à New York où il vit en homme libre puis vendu comme esclave à un propriétaire terrien pour travailler dans les champs de coton en Louisiane. Ce premier maître est plutôt bienveillant avec lui. Mais suite à un conflit avec le charpentier du domaine, il est vendu à un nouveau propriétaire, plus violent, et surtout, convaincu que maltraiter les esclaves est autorisé par la Bible ! Douze ans plus tard, il croisera heureusement un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie.



    Ce film éclaire de façon tout à fait unique, une période « plutôt honteuse » de l'histoire de l'Amérique ; il dénonce de manière radicale, avec son lot d’injustice et de scènes insoutenables, le racisme et l’esclavagisme des années 1840 qui sévissait alors dans les Etats du Sud. Ce faisant, souhaitons qu’il provoque chez les jeunes américains comme ceux du monde entier, avec le refus du racisme et de l’intolérance, un désir de ne pas répéter les erreurs du passé , tout en les poussant à rêver d'un futur meilleur. Présenté au festival du film de Telluride, le film a reçu un accueil extrêmement positif de la part des critiques et il fait office de favori dans la course aux Oscars 2014, où il est nommé dans neuf catégories, dont celle du meilleur film.


    = A voir également cette semaine, le film d’Anne Villacèque, « Week ends » : l’histoire de deux couples, l’histoire d’une séparation. Le temps de quelques week ends en bord de mer, la réalisatrice scrute la lente érosion des sentiments, et la peur de l’abandon, amical autant qu’amoureux. Mais la vie est toujours pleine de surprises. Avec de très bons acteurs : Karin Viard, Noémie Lvovsky, Jacques Gamblin


    Et aussi, le vent se lève, du réalisateur japonais Hayao Miyazaki  qui raconte une grande partie de la vie de Jiro qui deviendra rapidement l’un des plus grand ingénieur du monde ; le film nous dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, et l’entrée en guerre du Japon. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation, dans une ère nouvelle. Un film tout à fait intéressant.


    = Et pour terminer, laisse moi vous recommander d’aller voir le film en noir et blanc de Pawel Pawlikoski - Ida, film d’une grande beauté qui nous plonge dans l’histoire profonde et contrastée de la Pologne. - avec l’histoire d’une jeune femme, à la recherche des éléments épars de son histoire alors qu’elle s’apprête, revenue au couvent, à prononcer ses vœux. Un film à ne pas manquer.


    Bonne séance de cinéma et à la semaine prochaine


     



    Emmanuel Leroux



     



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    (28/02/2014 - 12h48'21 - chroniq)
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    LES JEUX OLYMPIQUES DE SOCHI

    Chronique radio FAJET 22/24 Février 2014

    Les Jeux Olympiques de Sochi se terminent ce week end, au Caucase, et avec eux, une très belle fête du sport d’hiver ! La retransmission de la majorité des épreuves sur les chaines nationales – comme d’ailleurs, sur de nombreuses chaines de télévision dans le monde entier - y aura, assurément, contribué pour beaucoup. On peut penser en effet, que ces programmes sportifs quotidiens, diffusés quasiment en continu, depuis quinze jours, auront largement permis à des millions de téléspectateurs, jeunes et moins jeunes, de s’émerveiller, pour les plus anciens d’entre nous, des performances des skieurs, toutes disciplines confondues. Et de séduire les plus jeunes, décuplant en eux, le désir de se lancer dans ces disciplines sportives.

    Alors que l’on est encore sous le charme de la cérémonie de clôture, on peut donc considérer que cette livraison 2014 des Jeux aura été un véritable succès tant sportif que médiatique. Sans doute, il y aurait bien des choses à dire, comme certains médias en ont déjà témoigné, sur l’ensemble des réalisations techniques et immobilières de ces installations, toutes, apparemment plus splendides les unes que les autres, qui ont transformer toutes cette région pour accueillir ces Jeux. L’organisation, à travers ce que l’on pouvait du moins en voir à la télévision, - mais il faudrait attendre le témoignage des sportifs eux mêmes, - est aussi apparue performante, et cela devrait être compté, en faveur du pays organisateur. Mais on doit chercher le vrai succès de ces Jeux ailleurs, je veux dire en chacun d’entre nous. Nous n’avons pas pu en effet, pour la majorité d’entre nous, nous rendre au Caucase  et il nous faut reconnaître que la retransmission des compétitions a pris souvent la forme d’un vrai spectacle, d’une fête formidable qui se déroulait devant tous les téléspectateurs; celle-ci était tout à l’honneur du sport. Le sport qui est, faut-il nous le rappeler, le goût de l’effort, l’esprit d’équipe et le respect des règles, le sport qui est un jeu dans lequel s’exprime toutes les capacités humaines à « vivre ensemble ».

    Il me semble important aussi, de ne pas oublier cette dimension de toute activité sportive. Il est toujours regrettable de voir que le sport puisse déraper dans des enjeux qui ne sont pas les siens, comme la recherche de l’argent ou le règlement de compte et la violence. Certes, les moyens audiovisuels nécessaires à la retransmission sont devenus aujourd’hui toujours plus importants et couteux, objet de tractations financières importantes. Mais, pris dans un enthousiasme que l’on peut comprendre, chez les plus jeunes, rappelons nous toujours qu’il ne s’agit que finalement d’un jeu, même si les enjeux sont importants, et que ceux et celles qui participent, ne sont que des hommes et des femmes comme nous. Si l’on est en droit de souhaiter que la compétition nous donne de la joie et de l’admiration, sachons être modéré en pensant que la vie continue dans le monde, ce monde où se joue des compétitions autrement importantes, comme celle que nous a rappelé encore les événements de Kiev, avec cette nuit de guerre civile, et tant de combat dans le monde, pour la dignité de tout homme.

    Emmanuel Leroux


    (20/02/2014 - 18h17'26 - chroniq)
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    L'ORIENTATION

    Chronique Radio FAJET du 15/16 février 2014.


    Mais, que puis-je donc faire demain ? Dans quelle activité, dans quel métier m’investir ? C’est la question que doivent se poser, je crois, de nombreux jeunes, actuellement en classe de terminal dans les lycées. Une question pas facile pour certains, pas très claire encore, pour d’autres, tant prendre la décision de son orientation vers le métier que l’on souhaiterait exercer demain, n’est effectivement pas toujours évidente de nos jours. Si le spectre du chômage en effet embrume encore, un temps soit peu, l’avenir et le marché du travail, le parcours d’étude à entreprendre pour une formation longue, en école comme en faculté, débouchant sur un métier que l’on aimerait exercer, peut apparaître pour nombre de jeunes, vraiment comme un « parcours du combattant »


    Ce parcours, on ne le sait pas toujours, connaît aujourd’hui, sa première étape  pour les élèves de Terminal ! Si, les épreuves du bac, toutes sections confondues, qu’il s’agit bien évidemment de réussir, sont bien prévues pour le mois de juin, c’est en effet maintenant, jusqu’au 20 mars prochain, le moment pour tous les candidats, de s’inscrire en post bac en commençant par saisir sur internet, leurs vœux concernant les formations dans lesquelles ils souhaitent s’engager l’an prochain.


    Cette démarche est donc importante pour tous ces futurs bacheliers et elle mérite pour le moins, réflexion et investissement ; cette formation en faculté ou en écoles, va déterminer en effet largement leur avenir. Ce qui compte, ce qui me semble en tout cas important, c’est cette possibilité qui leur est offerte à chacun, de choisir la formation qui les intéresse ; bien sûr, ce choix se trouve pour une part, limité, orienté déjà par les contraintes des filières dans lesquels ils se trouvent depuis la classe de seconde ; mais, ce choix d’une formation peut leur donner des outils utiles pour s’épanouir dans le travail qu’ils désirent réaliser demain


    Souhaitons aussi bon vent, à tous ces futurs bacheliers ; qu’ils trouvent dans leur choix, le courage de s’investir vraiment dans des projets d’étude qui leur permettra demain, selon leur désir et leur volonté, d’exercer une activité intéressante , parce qu’au service de tous.


    Emmanuel Leroux


    (14/02/2014 - 15h05'17 - chroniq)
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    \"L'AFFAIRE LAMBERT\"

    La chronique Radio Fajet du 25/26 Janvier 2014.


    Dans ce qu’il convient d’appeler maintenant, « l’affaire Lambert », du nom de ce jeune patient de 38 ans, quasi inconscient depuis maintenant 6 ans, le combat continue donc ! Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne vient en effet de confirmer, la semaine dernière, sa décision de mai 2013, à la demande de ses parents : il faut rebrancher son alimentation, contre l'avis des médecins de l’hôpital de Reims et de sa jeune femme qui désirait le laisser mourir. Un avis, conforme à la loi de 2005, dite « loi Léonetti », mais qui relance un triste combat, sur cette question si difficile et douloureuse de l’euthanasie,


    Alors qu’une nouvelle proposition de loi relative – je cite - au choix libre et éclairé d’une assistance médicalisée pour une fin de vie digne - sera examiner au Sénat la semaine prochaine, les évêques en France ont cru devoir publier à cette occasion, une déclaration pour rappeler avec force, la valeur de toute vie humaine, s’opposant ainsi à toute aide active à mourir, réclamés par certains.


    Si notre société, comme le note le titre d’un rapport remis dernièrement au Président de la République, cherche à « esquiver la mort », elle redoute surtout, je crois, la proximité avec celui qui va mourir. Aussi, convient-il de clarifie le vocabulaire, ce qu’on dit dans ce domaine complexe et difficile ; mais surtout, d’exprimer avec clarté, les buts poursuivis. Dans ce sens, rappellent les évêques, personne ne peut provoquer délibérément la mort d’autrui, fut-ce à la demande d’une personne gravement malade, sans transgresser un interdit fondamental. Le « Tu ne tueras pas » de la Bible reste, pour toute société, une vraie exigence morale majeur, et pour les croyants, un commandement de Dieu. Celle-ci est en effet le fondement de toute vie sociale, respectueuse d’autrui, et spécialement des plus vulnérables. Et à ceux qui doutent de la valeur de leur vie, c’est plutôt d’accompagnement, de solidarité et de soutien dans l’épreuve qu’ils ont énormément besoin qu’on leur donne.


    Il est donc urgent de poursuivre un véritable engagement de solidarité et de fraternité, sur cette question difficile et douloureux de la fin de vie. Beaucoup, notamment des médecins dans les hôpitaux, se sont investis pour en soulager les douleurs et les souffrances, avec ce qu’on appelle les soins dits palliatifs. Mais la tâche reste cependant encore immense. Si la loi change, elle se doit d’avoir comme objectif de donner les moyens qui rendent encore plus manifeste, le respect dû à toute personne en fin de vie.


    Emmanuel Leroux


    (23/01/2014 - 16h39'02 - chroniq)
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    CINEMA

    Page cinéma cette semaine, (19 et 20 janvier 2014)


    A l’occasion du festival TELERAMA qui permet de revoir à Nancy – comme partout en France - d’excellents films de l’année passée ! Parmi la trentaine de films qui reviennent sur les écrans, quatre - que l’on peut donc voir à nouveau, à Nancy - ont retenu mon attention.


    • A touch of sin (en français, un soupçon de péché ) du chinois Jia Zhang Ke qui met en scène, à travers le parcours de quatre personnage immergés dans des situations de violences, un portait sociologique et géographique de la Chine actuelle. Une espèce de « rode movie », dans ce grand pays aux traditions culturelles si fortes et anciennes, où l’on ressent toute une société en ébullition, confrontée à la violence qui devient pour les plus faible, écrit le réalisateur, le moyen le plus rapide et efficace pour conserver leur dignité. Un film difficile mais remarquable.


    • Le géant égoïste de Clio Barnard, artiste et documentariste britannique, qui, prolongeant le cinéma de Ken Loach, évoque le sort des enfants livrés à eux mêmes dans l’Angleterre des années Thatcher, où survit, dans les faubourgs de Bratford petite ville ouvrière des Midland, un sous prolétariat de déshérites. Un film, magnifique, adaptation libre d’un roman d’Oscar Wilde, plein de sensibilité, et d’une grande beauté sur le parcours d’un enfant, confronté à la cupidité, la violence et l’impuissance que subissent les adultes.


    • Mon âme par toi guérie du français François Dupeyron. Sorti en salle, en septembre dernier. Ce film très beau consacre le retour à l’écran du réalisateur français, avec ce formidable portait d’un homme simple et modeste, mal dans sa peau ainsi que ceux qui l’entourent, ancré dans la réalité de la France désabusée et paupérisée, la nôtre où, - comme le note les Fiches du cinéma, - trouver du travail, où se loger, et rester debout redevient un combat quotidien. Un film où pointe des lueurs d’espérance et tout simplement beau.


    • Le passé d’Asghar Faradhi, en compétition au dernier Festival de Cannes : pour son premier film tourné en Europe, le réalisateur iranien ausculte brillamment les tensions domestiques qu’éprouve Marie, une jeune femme encore marquée par son divorce, partagée entre héritage du passé et projections dans l’avenir, et notamment, à travers la souffrance de ses deux enfants, dans sa nouvelle famille recomposée. Ce film a reçu le prix œcuménique 2013 et son interprète principale, Bérénice Bejo, le prix d’interprétation féminine du jury officiel.


    Quatre films remarquables parmi d’autres, à ne pas manquer d’aller voir ou revoir rapidement. Le festival Télérama, commencé en effet depuis le 15 Janvier, s’achève le 24 et permet d’entrer dans les salles pour un prix très modeste, avec le pass Télérama que l’on trouve dans le numéro de cette semaine. En vous souhaitant, de bons moments de cinéma, à la semaine prochaine pour une autre chronique.


    (16/01/2014 - 16h15'53 - chroniq)
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    Noël 2013

    La chronique Radio Fajet du 21 et 22 Décembre 2013 Un Noël sans cadeaux !

    Un Noël sans cadeau mais avec la joie de se retrouver, dans la simplicité et la fête ! Cette idée nous paraît sans doute, à l'entendre, incongrue, alors que nous sommes arrivés à quelques jours de Noël ! Partout, en effet autour de nous n'est ce pas le contraire : l'effervescence de la préparation gagne les retardataires qui courent et se dépêchent à faire les derniers achats ; on se bouscule dans les grandes surfaces qui débordent encore de lumières et de nourritures. Au point que cela bouchonne partout dans les rues et les parkings. 

    Un Noël sans cadeau : c'est la proposition que vient de lancer en effet, le collectif « vivre autrement », à l'initiative de mouvements chrétiens, qui invite ceux et celles qui le désirent, à vivre autrement cette belle fête de Noël. Autrement, c'est à dire en portant notre attention non pas tant sur la préparation matérielle souvent excessive, avec la corvée des courses dans les grandes surfaces, et l'accumulation de jouets ou de cadeaux parfois inutiles, au point d'être revendus par la suite mais plutôt sur l'attention aux autres, à ceux que nous allons retrouver ou inviter, pour ce moment de joie et de fête qu'est Noël!

    Un Noël sans cadeau : cette proposition quelque peu provocatrice, vient assurément bousculer nos habitudes et nos traditions, mais je crois qu'elle a finalement le mérite de nous aider à redécouvrir le vrai sens de cette belle fête chrétienne qui annonce la naissance de l'enfant Dieu dans notre humanité ; Plus qu'un anniversaire de ce qui s'est passé autrefois à Bethleem, c'est aussi et surtout une naissance qu'elle nous invite à reconnaître, en nous. Car il s'agit bien en effet, pour ceux et celles qui aspirent à vivre Noël autrement, à décroitre matériellement pour croitre, et grandir en félicité, en amour et en don de soi ! Ce qui nécessitera probablement d'y investir, plus de temps pour partager et échanger mais beaucoup moins d'argent !

    Ainsi, faire la fête ne doit jamais être un prétexte, pour oublier ou se voiler la réalité de ce que nous vivons. Noel - comme toute fête - est un moment précieux dans lequel il nous est offert de vivre ce que nous portons en nous : le désir d'être ensemble, de passer un moment en famille ou avec des amis, parce que l'on se sent bien et content. Un moment qui vient exprimer tout simplement notre envie de vivre encore. Un moment de vie, comme une naissance. Cela réclame en effet qu'on y pense et beaucoup de préparation sans doute. Celle de la maison bien sûr ou l'on se retrouvera, celle de nous-mêmes surtout car c'est bien dans la mesure ou l'on sera disponible aux autres que l'on va retrouver que la fête alors, sera vraiment réussie. Bonne fête de NOEL à tous!


    (19/12/2013 - 14h55'39 - chroniq)
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    Vivre la solidarité

    Chronique radio FAJET - 7/8 Décembre 2013 - Vivre la solidarité Sapins installés sur nos places, guirlandes de lumière qui illuminent nos rues, chars de la St Nicolas qui vont encore attirer ce dimanche, la foule des familles à Nancy, marché de Noël qui a déjà commencé à égayer le centre ville, il ne manque pas, en ce temps d'avant Noel, de manifestations qui voudraient nous entrainer dans la fête ! Je me suis laissé surprendre.
    Surprendre par l'existence parmi celles-ci, de nombreuses opérations de solidarité. Ainsi, après la journée nationale du Secours Catholique, puis, samedi dernier, l'invitation de la banque alimentaire d'offrir un peu de nos achats aux portes des supermarchés, voici ce week end le Téléthon !
    On sait bien de quoi il s'agit : participer à un élan de solidarité pour les enfants malades de la mucoviscidose en payant de sa personne, « en donnant du souffle à ceux qui n'en n'ont pas », comme l'affirme le slogan ? A la lecture de ce qui sannonce pour cette nouvelle édition

    2013, on peut penser qu'enfants et jeunes comme les adultes seront encore nombreux à participer, manifestant leur savoir-faire dans de nombreuses disciplines, notamment sportives.
    Mais il y a encore, d'autres opérations de solidarité, moins médiatiques, qui se développent aussi dans notre région et je retiendrai, pour ma part, celles qui invitent les enfants à partager leurs jouets pour l'enfance inadaptée.
    Toutes ces initiatives méritent d'être encouragées, bien sûr. Elles donnent l'occasion en effet à des enfants, - au delà du résultat à atteindre, - de vivre cette valeur qu'est la solidarité et le partage dans un vivre ensemble. Nous le savons tous, qu'on le veuille ou non, nos gestes de solidarité ne pourront jamais venir soulager toutes les maladies ou toutes les misères du monde. Mais ils ont cette vertu de permettre à ce que des enfants comme des jeunes, entrent en contact, rencontrent et échangent avec d'autres, leur permettant ici, de se rendre compte
    de ce que vivent d'autres jeunes handicapés. N'est-ce pas cela, en fin de compte qui est important ? De favoriser la compréhension - au delà de la générosité que l'on peut avoir - de toute l'importance des ressources personnelles que chacun porte en soi et qui, seules, peuvent permettre d'affronter ensemble le mal, ou l'échec qui vient nous frapper.
    Dans ces opérations de solidarité comme le Téléthon, les jeunes handicapés d'ailleurs, le disent souvent : ils ne demandent pas que l'on vienne se pencher sur eux ! Pour différents qu'ils soient, ils n'en témoignent pas moins du même désir de vivre. Comme tous les autres enfants. Ils affirment même, être souvent plus heureux que nombre d'enfants ou de jeunes de leur âge qui sont en bonne santé ! Ils nous témoignent ainsi que la solidarité et le partage est en effet d'un autre ordre, qui apporte davantage : semer un peu de joie, atténuer quelques solitudes, vivre un moment d'échange et de partage ; bref, s'ouvrir vraiment sur les autres et expérimenter le vivre ensemble.
    Emmanuel Leroux


    (05/12/2013 - 17h37'35 - chroniq)
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    Campagne contre le harcèlement à l'école

    Chronique Fajet - 30 Nov. - 1er Déc. 2013
    Campagne contre le harcèlement à l'école.
    C'est mardi dernier, 26 novembre, que le ministre de l'Education nationale a lancé la seconde campagne de sensibilisation contre le harcèlement dans les établissements scolaires. Une initiative bienvenue qui voudrait mobiliser dans la lutte contre le harcèlement sous toutes ses formes et les jeux dangereux, l'ensemble de la Communauté éducative, des parents aux professeurs et surtout, interpeller et protéger les élèves eux mêmes, qui en sont à la fois, les victimes et les agents. Une initiative positive qui vise donc à faire, de la lutte contre ce qu'il faut bien appeler, un véritable fléau - il toucherait aujourd'hui 1 écolier sur 10, - l'affaire de tous ;
    Cela fait déjà de nombreuses années que l'on connaît ce phénomène qui ne cesse de se répandre, principalement dans les collèges. Racket, brimade, coups de poing ou gifles pour humilier, jeu du foulard, ou messages SMS dégradants sur internet, l'actualité nous rapporte régulièrement, dans les colonnes de nos journaux locaux, de ces petites violences entre jeunes ados qui finissent par pourrir l'ambiance d'une classe, et perturber gravement la vie de tous les collégiens. Des petits faits, qui restent le plus souvent ignorés du plus grand nombre  d'ailleurs car ceux ou celles qui les subissent, ont en effet, souvent du mal à dénoncer ces faits délictueux qui les atteignent, par peur de représailles de ceux qui les agressent. Il reste que les conséquences, tant psychologiques que physiques chez ceux qui en sont victimes, ne sont jamais anodines et nécessitent toujours un accompagnement et un soutien de la part des adultes qui sont auprès d'eux.
    On ne peut donc que saluer le déclanchement de cette nouvelle campagne de sensibilisation contre le harcèlement à l'école qui propose, sur son site internet, de nouveaux moyens, mis à disposition de tous, jeunes ou adultes pour enrayer ce phénomène. Elle devrait permettre, déjà, de mettre en lumière ces petits actes de violence pour les dénoncer et les réduire, et pour faire comprendre aux enfants comme aux jeunes adolescents, en quoi ils sont des actes répréhensibles qui doivent être sanctionnés. Elle incitera aussi les adultes, des parents aux professeurs, de tenir leur rôle et leur place auprès de ceux qui sont victimes de ces petits actes de violence, en prenant le temps de les écouter et de les soutenir pour qu'ils ne se laissent pas submerger par la violence qui leur sont faite. Elle encouragera enfin chacun à agir pour que se développe « le vivre ensemble », car la lutte contre le harcèlement à l'école, c'est vraiment l'affaire de tous
    Emmanuel Leroux


    (29/11/2013 - 10h46'40 - chroniq)
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    Les droits de l?Enfant

    Chronique du 23-24 novembre 2013 - Les droits de l'Enfant
    On a fêté mercredi dernier, 20 novembre, la Journée internationale des Droits de l'Enfant. Une initiative, encore souvent méconnue chez nous, prise par l'ONU, il y a pourtant bientôt 25 ans, lorsque celle-ci a ratifié la Convention internationale des Droits de l'Enfant qui comporte 54 articles en vue de protéger la vie de tous les enfants dans le monde. Un certain nombre de pays (industrialisés ou en développement) l'ont aujourd'hui ratifiée et se sont donc engagés à modifier progressivement leur législation pour l'adapter aux nouveaux droits. Une initiative particulièrement courageuse quand on voit en effet, combien perdurent ou s'amplifient encore, toutes les situations de guerre ou de conflits, de maltraitance ou de non assistance que vivent de nombreux enfants encore aujourd'hui, dans le monde.
    En acceptant d'honorer les obligations stipuler dans ces 54 articles, les gouvernements des Nations qui la ratifient, s'engagent dans un processus difficile : celui, en effet, de défendre et de garantir les droits fondamentaux qui sont ceux de tous leurs enfants. Citons les : droit à la survie et à se développer, dans toute la mesure du possible; droit d'être protégé contre les influences nocives, les mauvais traitements et l'exploitation; droit de participer à part entière à la vie familiale, culturelle et sociale. Des droits qui sont tous, comme on peut le comprendre, inhérents à la dignité humaine et au développement harmonieux de chaque enfant. Et qui fixent des normes, en matière de soins de santé, d'éducation et de services juridiques, civils et sociaux.
    Des droits dont on s'aperçoit que leur application est encore, souvent, loin du compte, y compris dans nos pays développés. Nous le savons tous, il y a encore, chez nous aussi, trop d'enfants maltraités, comme nous l'apprenait cette semaine, la journée contre la maltraitance ; trop d'exclusion de ceux qui vivent un handicap, physique ou moteur, comme on pouvait le découvrir lors de cette semaine consacrée à l'accès à l'emploi des personnes handicapées ; trop d'enfants qui vivent dans la précarité, comme le signalait dimanche dernier l'enquête du Secours Catholique. La mise en oeuvre de mesures et de politiques, comme d'attitudes et de comportements de notre part, qui tiennent compte de l'intérêt supérieur de l'enfant, s'heurte encore trop souvent à nos visions individualistes et à notre propre intérêt bien compris. Pourtant, les enfants ne sont pas « trop petits » pour être respectés comme des êtres humains et surtout, pour être aimé pour ce qu'ils sont. A nous, non seulement d'en être convaincu mais surtout d'agir dans ce sens.
    Emmanuel LEROUX


    (22/11/2013 - 11h33'30 - chroniq)
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    Lutter contre la pauvreté

    La Chronique Radio FAJET 16-17 novembre 2013- Lutter contre la pauvreté
    Les pauvres, toujours plus pauvres ! C'est le constat alarmant que le Secours Catholique vient d'annoncer la semaine dernière, à la veille de sa Journée Nationale qui se déroule ce week end. Dans son rapport annuel, publié chaque année à cette occasion, on apprend en effet que la pauvreté dans notre pays, non seulement continue de s'étendre mais concernerait maintenant, de plus en plus de couples avec enfants ! Ces derniers seraient en effet près de 600 mille parmi le million et demi de personnes en situation de précarité, c'est à dire vivant sous le seuil de pauvreté avec moins de 1000 ? par mois, rencontrées tout au long de l'année 2012, par cette association humanitaire, bien connue des Français dans ses permanences.
    Cette journée nationale qui se déroule ce week end n'est donc pas sans importance ! D'abord, parce qu'elle nous permet d'apprendre, avec ce nouveau rapport sur la pauvreté dans notre pays, ce qu'il en est vraiment des situations de précarité aujourd'hui : si l'on n'ignore pas que le chômage n'arrive toujours pas à se réduire, nous avons plus de mal à nous rendre compte des situations de détresse de nombre de famille, qui, autour de nous, connaissent le travail précaire, vivent isolées avec la charge d'enfants en bas âge, sont des familles monoparentales ou des jeunes aussi - sans ressources et qualifications, laisser le plus souvent, à eux mêmes.
    Parce qu'elle vient ensuite lancer à nouveau, un appel urgent, non seulement à continuer de soutenir l'action du Secours Catholique en faveur des personnes démunies, « des blessées de la vie », ou des personnes touchées par toute sorte de précarité, mais aussi et surtout, à vivre la solidarité avec les plus démunis. Appel qui voudrait donc nous redire toute l'importance de notre agir de solidarité au quotidien, lequel peut s'exprimer, comme nous l'avons peut être déjà commencer à le faire, de mille manière de notre part, comme l'entraide pour rompre la solitude, ou par des petits gestes de partage ou d'échange auprès de personnes de notre quartier, ou encore, par notre engagement volontaire dans des associations de solidarité...
    Soutenir et aider ceux qui souffrent de la précarité, échanger et s'ouvrir à ceux avec qui nous vivons, bref, c'est bien encore par le partage et l'échange, après l'information que nous arriverons à dépasser ces situations d'isolement et de pauvreté ! Alors que l'hiver approche, avec le soutien des organismes publics, le vivre ensemble dans la fraternité semble être encore un chemin d'actualité qui nous attend !
    Emmanuel LEROUX


    (15/11/2013 - 11h58'56 - chroniq)
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    Centenaire de la grande guerre

    La chronique du 9 et 10 novembre 2013 ? Centenaire de la grande guerre
    C'est lundi prochain, 11 novembre, à l'occasion des manifestations de l'Armistice que le Président de la République, ouvrira les commémorations du Centenaire du début de la grande guerre  1914 -1918 ; commémorations qui permettront non seulement de nous rappeler et de nous souvenir de ces années de plomb, mais aussi de redécouvrir les évènements forts qui ont marqué toute une génération comme notre histoire et la vie de notre pays. Mais qu'allons-nous vraiment célébrer ensemble avec cet anniversaire  et pourquoi ?

    Je crois qu'il n'est pas sans importance de se poser cette question aujourd'hui. Aujourd'hui où, nous avons tous, plus ou moins, perdu de vue les points de repères qui légitime notre vie ensemble dans une même société ; Aujourd'hui où l'individualisme, le goût de l'argent, les incivilités de toute sorte, mettent a mal toute vie sociale, détruisant le lien social par des reflexes de peur ou de replis sur soi, rendant ainsi plus difficile d'envisager, pour chacun de nous, de s'engager dans des projets communs.
    Oui, il sera important de prendre ensemble, avec ces célébrations du Centenaire, le temps de se souvenir. Les émissions de télévisions ou de radios, les films qui seront projetés durant cette période, les colloques ou les expositions de documents ? actuellement sollicités auprès des familles - qui ne manqueront pas d'avoir lieu dans les Archives départementales, nous y aideront, en venant nous remettre devant les yeux, le drame de ces années de guerre; elles nous en raconteront les circonstances, avec les souffrances des hommes et des femmes, tous victimes de la violence humaine que l'on ne peut passer sous silence. Des hommes et des femmes, épris de liberté, et de solidarité jusqu'au don de leur vie. Se rappeler leurs sacrifices est un devoir pour une société qui entend se bâtir encore avec les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, inscrites aux frontons de nos maisons communes
    Mais ces célébrations seraient vaines, à mon sens, s'il elles se réduisaient à cette seule dimension du souvenir. Ces valeurs de notre démocratie, auxquelles l'on peut ajouter celle de la laïcité, c'est a dire, de la liberté de croire, gardent encore aujourd'hui, je le crois, leur actualité. Elles sont en effet, encore et toujours, notre patrimoine commun, le socle même sur lequel repose notre volonté de « vivre ensemble ». Au moment où s'ouvrent ces célébrations du Centenaire, celles-ci peuvent être donc comme une façon de se redire aujourd'hui, notre volonté de participer à bâtir ce « vivre ensemble » par tous nos petits engagements au service des autres. Mais n'est-ce pas là, finalement, accomplir ce qu'on appelle « notre devoir de citoyen » ?



    (08/11/2013 - 09h14'53 - chroniq)
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    Internet


    L'internet est devenu aujourd'hui le premier média des Français ! C'est ce qui ressort de toutes les enquêtes de Médiamétrie, publiées régulièrement, lesquelles indiquent que désormais, la moitié des français déclare avoir reçu ou écrit un courriel durant ce dernier mois. ; En effet, nous passerions maintenant, en moyenne, plus de trois quarts d'heure par jours sur la Toile, avec une augmentation de 20% par an, reléguant le téléphone portable, aux alentours de 30%. Une fois sur la Toile, indiquent les sondages, les courriels représenteraient la moitié de nos communications, la part belle étant attribuée aux jeunes de 16-24 ans qui sont - on ne s'en étonnera pas - les utilisateurs les plus réguliers de ce mode de communication.

    Ce qui est intéressant à noter, c'est que ce mode de communication qu'est aujourd'hui l'Internet, s'il a fortement bouleversé, avec les smartphones ou les tablettes, les rapports entre les gens, dans les familles ou même au travail, a connu surtout une véritable évolution dans le contenu des messages et des dialogues avec les autres ; si grâce à eux, nous entrons plus facilement en contact avec davantage de monde, de plus en plus différents de nous, et jusqu'à travers le monde, des gens que nous ne connaissons pas toujours et que, même parfois, nous ne rencontrerons sans doute jamais, on s'aperçoit surtout que les nombreux messages échangés sont très souvent d'une grande pauvreté de contenu, ceci sans doute, en raison de la facilité et de la rapidité des échanges que permet la messagerie sur l'internet ou encore les MSM sur les smartphones. A l'instar de ces jeunes qui conversent sur leurs portables avec leurs camarades avec qui ils étaient encore, il y a cinq minutes, à l'école ou au lycée, il en résulte que, si l'on s'écrit beaucoup, par l'intermédiaire de ces nouveaux médias, c'est souvent pour ne rien dire ou en tout cas, pas grand chose. Echanges que l'on peut qualifier en fin de compte, de virtuels parce qu'ils ne donnent pas vraiment la possibilité d'une véritable rencontre avec quelqu'un.

    Communiquer ! C'est là, assurément, une dimension incontournable de notre humaine condition, ne serait-ce parce qu'elle développe en chacun d'entre nous, des potentialités de vie et de solidarité en créant des liens. Encore faut-il que l'échange devienne rencontre et dialogue par l'écoute mutuelle. Combien de fois communiquons nous pour le simple plaisir de parler ou par peur de la solitude ! Alors que se développent des moyens de communiquer avec une rapidité qui parfois nous dépasse, apprenons aussi, à les domestiquer, à les maîtriser pour qu'ils deviennent non pas nos maitres mais vraiment des serviteurs au service de nos raisons de communiquer et d'entrer en relation avec les autres.
    Emmanuel Leroux



    (25/10/2013 - 09h31'12 - chroniq)
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    Le travail du dimanche en question

    La chronique de Radio FAJET du 12 et 13 Octobre 2013.
    Le travail du dimanche en question.
    Et voici la question du travail le dimanche, à nouveau sur le devant de l'actualité ! Une question de société, beaucoup plus importante que l'on croit - Le conflit a pris de l'ampleur la semaine dernière, on s'en rappelle, avec la décision des enseignes de bricolage de continuer d'ouvrir leur magasin le dimanche, malgré le jugement du tribunal de Bobigny qui leur demandait de rester fermer ce jour là ! Pour calmer le jeu, le gouvernement vient de confier une mission à l'auteur d'un rapport, plutôt prudent sur ce sujet, réalisé il y a déjà 5 ans, pour le Conseil économique et social. On attend donc ses propositions pour la fin du mois de novembre ; elles devraient aider, espérons-le, à clarifier le cadre juridique du travail le dimanche, sans remettre en cause toutefois le principe du repos dominical.
    Sur cette question de société, la loi est en effet toute simple : comme pour le travail en semaine qui demande notamment aux grands magasins de fermer au plus tard le soir à 21h, c'est le dimanche qu'est accordé, dans l'intérêt des salariés, une journée de repos hebdomadaire. Une pratique qui remonte à la nuit des temps pour notre univers culturel, marqué par la religion chrétienne qui permettait ainsi à tout un chacun, de venir le dimanche à l'église où se rassemblent les chrétiens pour la prière. Avec le développement de la société, durant ces trente dernières années, principalement dans l'organisation du travail des entreprises comme dans le commerce, où dominent aujourd'hui les grandes surfaces, des multiples dérogations ont été accordées. A tel point qu'en 2011, d'après les sondages, on s'aperçoit que près de 30% des salariés travaille maintenant le dimanche, de manière habituelle pour la moitié d'entre eux, alors qu'on n'en dénombrait seulement 20%, il y a 20 ans. Et le tout, ce qui ne facilite pas les choses, dans une grande hétérogénéité de règlements, selon les activités ou encore les régions, reconnues comme touristiques ou non.
    Il est clair que cette situation mérite d'être clarifier, tant pour les salariés qui devraient bénéficier d'avantages financiers pour ce travail du dimanche, ce qui n'est pas toujours le cas, que pour les consommateurs que nous sommes tous, qui peuvent ainsi trouver, avec l'ouverture le dimanche matin, de magasins d'alimentation ou de certaines activités commerciales ou de loisirs (déjà listées par le code du travail,), des facilités pour faire leurs achats.
    Ce qui est en cause, est donc de trouver les adaptations qui conviennent à notre vie sociale d'aujourd'hui, sans tomber toutefois dans les arcanes d'une société de consommation à outrance où chacun désire avoir tout, tout de suite ! Les dérogations qui existent déjà aujourd'hui dans de nombreux secteurs d'activités de commerce notamment, devraient donc trouver, sans aucun doute, confirmation et ceci avec précisions. Mais je crois qu'il convient de garder précieusement le principe de ce repos hebdomadaire : celui-ci garantit, à mon sens, des éléments trop importants de notre vie sociale, comme la possibilité d'une vie privée pour tous, avec sa famille et du temps pour l'éducation des enfants, ou encore de pouvoir vivre ensemble des moments de détente ou de culture. Et cela mérite qu'on y réfléchisse un peu  !
    Emmanuel LEROUX



    (11/10/2013 - 10h54'39 - chroniq)
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    13 juillet 2013

    Chronique sur FAJET du 13/14 Juillet

    Quatorze juillet
    Pas de chance cette année : en tombant un dimanche, nous ne pourrons pas profiter du jour férié que le 14 Juillet nous procure habituellement. La fête nationale risque-t-elle aussi de se confondre avec le week end et de passer inaperçue. Celui-ci, nous annonce-t-on avec force dans les médias, sera un week-end « noir » : les autoroutes, vers les côtes du midi, seront bondées avec le défilé migratoire des vacanciers. Au point que l'on peut se demander s'il restera du monde pour admirer les feux d'artifices que les municipalités offrent, à grand prix, dans nos communes, à leur population !

    Toutes ces manifestations du 14 Juillet, pour populaires qu'elles soient, sont importantes. Je crois qu'il convient de le souligner. Du bal populaire de nos villages ou de nos quartiers à la grande parade militaire sur les Champs Elysées à Paris, elles manifestent et célèbrent toutes, à leurs manières, ce qui réunit des gens de toutes conditions dans un « même » vivre ensemble. Des valeurs « idéales » leur sont communes, inscrites dans la pierre, aux frontons des mairies comme, on peut l'espérer, dans leurs comportements de citoyens. C'est pourquoi, respecter les symboles qui les expriment même si on peut souhaiter que les paroles de l'hymne national soient moins guerrières - n'est finalement que respecter ce bien commun qui nous permet de vivre ensemble

    Il reste que « vivre ensemble » sera toujours le résultat d'un désir et d'un effort de tous. On le voit bien, l'insécurité sous toutes ses formes, ressentie par une majorité de français, encore ces derniers mois, rend notre vie sociale difficile, tendue et morose. On parle de zone de non droit, de quartiers difficiles, d'incivilités de toutes sortes. Une trop grande tolérance prend le risque de la banalisation, surtout auprès des plus jeunes, au point de rendre impossible toutes relations sociales. Il est bien utile et nécessaire que des mesures se décident, pour les prévenir et les sanctionner. Mais il reste que c'est à chacun d'entre nous, à devenir responsable de notre comportement avec les autres ; Car, comme le dit le dicton populaire, notre propre liberté s'arrête ou commence celle de l'autre ! Etre responsables et libres, ce n'est pas donc faire ce que l'on veut mais c'est choisir de vivre ensemble!
    Emmanuel Leroux



    (12/07/2013 - 12h59'59 - chroniq)
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    6 juillet 2013

    La chronique du 6/7 juillet 2013
    Le drame de la solitude : un français sur cinq, d'après un sondage de la Fondation de France publié la semaine dernière dans un quotidien national, se sent seul ! Une enquête particulièrement intéressante parce qu'elle décrypte les contours de notre vie sociale, ceci à partir des cinq principaux « réseaux de sociabilité » qui constitue notre vivre ensemble : la famille, les amis, le voisinage, le travail et la vie associative !
    C'est ainsi qu'elle nous apprend et nous dévoile toute à la fois que le nombre de personnes en situation d'isolement, c'est à dire n'ayant plus aucun réseau relationnel actif, augmente de trois point, passant de 9 à 12%, et que le sentiment de solitude, donnée certes plus subjective, progresse également, en France, de 18 à 21% des sondés. Une situation qui tend à se généraliser toutes classes sociales et tous âge confondus, même si les jeunes sont particulièrement touchés
    Cette enquête peut inquiété et interrogé quand on découvre en effet que 40% d'entre nous n'entretiennent que des relations faibles, voire inexistantes avec leur famille, en raison de la multiplication des ruptures conjugales ou des séparations qui ne font qu'entrainer la disparition complètes de solidarités, familiales ou amicales. Ou encore, que les relations professionnelles continuent de s'effondrer, un actif sur cinq n'ayant plus de relation avec quelqu'un dans le cadre de son travail, à cause de l'augmentation du télétravail ou des horaires décalés ou en raison tout simplement, de la croissance du chômage. De même, une personne sur quatre, n'entretiendrait plus aucune relation amicale régulière, ce qui entraine rapidement, dans un effet boule de neige, la chute rapide dans l'isolement et la solitude totale.
    Ce qui est paradoxalement inquiétant, voir insupportable, c'est de voir que ce phénomène social de la solitude s'alimente par lui même, dans la même mesure de ce que nous gagnons en autonomie ou en liberté. Dans l'entreprise, dans le logement, dans la vie quotidienne, explique une sociologue, les gens pensent de plus en plus « moi d'abord », sans percevoir toujours combien cet individualisme ambiant est destructeur des relations qui nous font vivre. De plus, le sentiment d'insécurité nourrît et favorise ce repli sur soi, alors que nous avons tous besoin des autres, du regard des autres pour exister
    Des lors comment lutter contre ce fléau destructeur qui ruine tout lien social, comme le sentiment de se sentir utile ou aimé nécessaire pour nous épanouir ? Accepter un premier emploi pour un jeune, s'engager dans une équipe de foot ou de rugby, partager l'initiative d'un repas avec des voisins ou participer à la vie d'une association pour faire des choses ensemble, voilà autant d'initiatives qui nourrissent en nous, ce besoin de rencontrer les autres qui nous communique de l'envie de vivre. Profitons aussi de ce temps des vacances pour casser la solitude et la routine de notre quotidien afin de vivre autre chose, avec les autres, - pour vivre autrement dans un vivre ensemble qui nous apportera la joie de la vie !
    Emmanuel LEROUX



    (05/07/2013 - 12h05'03 - chroniq)
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    29 juin 2013

    Partir en vacances : Un moment privilégié pour vivre autrement

    Avec ce temps morose qui joue au yoyo avec la pluie et la fraicheur, à nous faire croire que nous ne sommes pas encore sorti de l'hiver, comme il est bienvenu ce temps des vacances qui débute ce week end ! Une période d'été que nous espérons tous, plein de soleil et de chaleur après ce printemps maussade, qui ne fait que décupler en nous, l'envie de partir, de changer de région et de rythme et de vivre un peu autre chose !

    Oui, le temps des vacances arrivent pour les enfants et c'est pour nombre de famille, en ce dernier week end de juin, la possibilité de partir ailleurs qui nous est offert Déjà, on annonce des embouteillages sur les autoroutes qui descendent vers le sud tandis que l'on rassure touristes et vacanciers en disant que la météo sera bonne enfin et que locations et campings sont prêts à les accueillir

    Partir au soleil, en vacances enfin ! Celles ci sont, il nous faut le reconnaître, comme un moment privilégié ou il nous est possible de se reposer un peu bien sûr, mais surtout de  pouvoir changer d'activités et d'ambiance et se « dépayser » comme l'on dit Un moment privilégié que l'on peut vivre d'ailleurs, sans aller bien loin et courir ailleurs ;  partir pour nombre de familles  n'est pas toujours possible aujourd'hui pour de multiples raisons

    L'important durant ce temps de vacances, est donc, à mon avis, de vivre «autre chose que d'habitude». Oui, c'est bien la chance de cette période d'été : celle de pouvoir vivre autre chose avec les autres. De vivre autrement avec ceux avec qui nous vivons d'habitude. Libéré, pour un temps, de notre travail, cette période de l'été nous procure l'occasion de rencontrer à nouveau des amis ou bien de la famille, de prendre le temps de se parler et d'échanger en famille, d'oser prendre aussi du temps pour lire ou se promener, là ou nous sommes ; Bref de nous « ressourcer, de nous renouveler » !  

    Il ne s'agit donc pas, pour ces vacances - que nous restions chez nous ou partions au loin, - de « faire le vide », et se mettre « en vacance » de tout : au contraire, les vacances, c'est finalement prendre ce temps comme un moment d'ouverture et d'accueil, d'accueil de «la vie qui vient » où l'on découvre la joie d'être ensemble, avec d'autres ; et qui peut alors vraiment devenir, « renouvelante » pour tous ! Bonnes vacances à tous ;
    Emmanuel Leroux



    (28/06/2013 - 12h58'20 - chroniq)
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    15 juin 2013

    La chronique Radio Fajet - 16 Juin 2013
    Page cinéma cette semaine en raison de la projection dans les salles de cinéma à Nancy du très beau film du réalisateur Asghar FARADHI Le passé, primé cette année au Festival de Cannes par le Jury oecuménique. Un film tout à fait remarquable qu'il ne faut pas manquer d'aller voir, tant il nous touche et nous concerne ;
    Sous la forme d'un thriller, il nous plonge en effet dans la vie d'une famille recomposée, comme il y en a tant aujourd'hui, où les secrets de chacun et la complexité des relations se dénouent peu à peu. Une histoire dans laquelle chacun peut se retrouver d'une certaine manière, donnant à réfléchir parce qu'elle nous parle de pardon et de l'importance de se parler, pour sortir de la solitude.
    De retour en France à l'appel de son ex femme, Marie, qui désire boucler avec lui les dernières formalités de leur divorce afin de pouvoir vivre avec Samir son nouveau compagnon dont elle porte l'enfant. Ahmad arrive à la maison qu'il a quitté, il y a des années: un petit pavillon de banlieue, aujourd'hui délabré, coincé au fond d'une impasse derrière le RER., tout à l'image de la vie bosselée de Marie ; il y découvre une adolescente, Lucie, l'ainée de deux filles d'une précédente union, en révolte contre la nouvelle vie de sa mère. Alors, patiemment, il essaye de comprendre, il cherche à lui parler, à l'écouter !
    Durant toute la durée de ce film qui ne manque pas d'émotion, c'est finalement toute une profusion d'informations qui nous est offert, avec beaucoup de pudeur et de réalisme, nous faisant découvrir la vie compliquée de Marie qui se bat, seule avec son passé, dont elle souhaiterait tourner la page. On est touché par les blessures et les souffrances de chacun des personnages, surtout par l'attitude d'Ahmad qui voudrait rétablir le dialogue dans cette famille, donner la parole à chacun pour se libérer et se réconcilier avec son histoire ! Un beau film qui nous parle de pardon, de l'importance du dialogue pour vivre ensemble
    C'est Bérénice BEJO qui incarne magnifiquement cette femme qui se bat avec elle même ; elle a remportée avec ce rôle, le prix d'interprétation féminine à Cannes
    On pourra voir assurément, ainsi, tout au long de l'année, la plupart des autres films primés à Cannes cette année. Si le cinéma apporte des bons moments de divertissement, il est important qu'il soit aussi, grâce à des films comme Le passé d'Asgar FARADHI, occasion de réflexion sur la vie, et d'échange avec d'autres. Car, c'est quand le cinéma nous parle de nos espoirs comme de nos souffrances qu'il nous touche ; c'est quand il nous parle de la vie des hommes, qu'il nous marque, nous intéresse ou nous apporte quelque chose de plus, favorisant alors, la discussion et la communion entre nous !
    P.Emmanuel LEROUX



    (14/06/2013 - 09h34'49 - chroniq)
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    20 avril 2013

    Chronique Radio FAJET du 20/21 Avril 2013

    Le projet de loi sur « le mariage pour tous » poursuit donc son chemin législatif : jeudi dernier, l'examen de ce projet en seconde lecture a débuté à l'Assemblée Nationale après avoir été adopté par le Senat, la semaine dernière. L'opposition au projet reste vive, et l'on peut penser que les deux manifestations parisiennes ont dû marquer l'opinion par leur ampleur mais il reste bien difficile de dire en quoi celles-ci ont pu avoir un impact sur les discussions des parlementaires. Celle-ci ne désarme pas pour autant, comme on peut le voir actuellement à Paris, faisant craindre d'ailleurs, des risques de radicalisation. C'est ce qu'on exprimé les Évêques de France, réunis cette semaine, en Assemblée plénière a Paris : tout en soutenant fermement les opposants à ce projet, ils
    appellent à poursuivre une résistance pacifique, dénonçant tout recours à la violence.

    Dans son discours d'ouverture de cette assemblée plénière, le cardinal de Paris a tenu a expliquer pourquoi les évêques dans leur ensemble, soutiennent l'opposition à ce projet de loi. En niant la différence des sexes, a t-il précisé, les promoteurs de ce projet de loi - je cite - « se préparent une société de violence Car refuser cette différence revient à créer une frustration dont la compression débouchera un jour ou l'autre sur la violence. » On peut comprendre cette appréciation. De son coté, interviewé par un quotidien parisien, Jérôme Vignon, président des Semaines Sociales de France n'hésite pas à parler de « la grandeur de cette mobilisation qui, loin d'être partisane ou religieuse, est, pour lui, « une manifestation de la conscience ». « Ce qui continuera de faire sa grandeur, poursuit-il, dans les semaines à venir, sera d'éviter toute violence et d'accepter le jeu démocratique, » quand la loi sera votée, ce qui est fort probable.

    Toutes ces appréciations méritent notre réflexion. Reste qu'il me semble que nombre de questions sociale, de questions de société restent urgentes, comme celle par exemple, de la protection des enfants ou la précarité des familles suite aux ruptures conjugales et l'on peut souhaiter que s'organise très vite alors, de véritables Etats généraux de la famille !

    Emmanuel Leroux



    (19/04/2013 - 11h11'11 - chroniq)
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    6 avril 2013



    Chronique Radio FAJET du 6 et 7 Avril 2013-

    Chronique cinéma aujourd?hui, en raison de la sortie sur les écrans à Nancy, de trois films qui
    méritent d?être vus !
    Et tout d?abord, pour commencer, le film de Guillaume Nicloux, la Religieuse avec Isabelle
    Huppert, Louise Bourgoin, en supérieure dominatrice et surtout, Pauline Etienne, remarquable,
    dans le rôle de la jeune novice, Suzanne. Nouvelle adaptation du fameux roman de Diderot, on
    peut être étonné que ce réalisateur, connu pour des films de genre tout à fait différents, s?attaque
    à ce « monument de la littérature des Lumières » dont Jacques Rivette nous avait donné déjà,
    autrefois, une adaptation considérée alors comme un chef d??uvre. On ne le regrettera pas
    toutefois, tant on se laisse prendre par ce combat de Suzanne qui s?oppose et refuse un destin
    inéluctable qu?elle n?a pas librement choisi et aux conséquences qui s?en suivent.

    On connaît l?histoire dont le réalisateur nous redonne, suivant de prés la trame narrative du
    roman. Suzanne est une très jeune fille que ses parents obligent à aller au couvent car ils se sont ruinés pour marier ses s?urs aînées. Ce qui n?était alors que temporaire devient définitif lorsque Suzanne apprend qu?elle est une enfant illégitime et qu?elle doit expier les fautes de
    sa mère. Après avoir accepté un moment cette situation, elle se révolte pour sortir d?une vie monacale qu?elle n?a pas librement choisie. Alors commence pour Suzanne un combat, un combat éprouvant, aussi bien physiquement que moralement, contre une institution puissante, contre des traditions solidement installées, contre une société qui ne reconnaît pas le libre choix des femmes comme des individus.

    On ne peut rester insensible au destin de cette adolescente dont Pauline Etienne, jeune actrice belge, nous laisse voir sur son visage au teint transparent, toutes les tensions intérieures, partagée entre sa foi sincère, son désir de liberté, sa peur de refuser un destin inéluctable et les violences que ce choix engendre. Elle n?a manifestement pas la vocation à devenir religieuse.
    Mais dans ce 18ème siècle où Les Lumières commence tout juste à secouer les consciences, elle découvre qu?elle n?a aucune place hors du couvent.

    Si l?on peut être agacé, un moment, par la facilité avec laquelle Guillaume Nicloux joue de l?esthétisme des habits religieux ou de la splendeur des monastères, si on peut regretter qu?il n?arrive pas à nous faire partager toute la spiritualité du combat de Suzanne, on est touché
    toutefois, grâce à la lumière et la photo, particulièrement bien soignée, par cette force, et cette foi de Suzanne qui lui permet d?endurer les tourments quotidiens, les humiliations et les privations. Jusqu?au bout, elle espère et elle prie pour garder la force de s?opposer à
    l?inébranlable société religieuse et civile de son temps qui veut la garder emprisonnée dans une vie qu?elle n?a pas choisie.
    Finalement de ce film captivant - dont la finale, moins pessimiste que celle du roman de Diderot, - on retiendra toute l?importance de ce combat, - tout à fait moderne, et plein d?actualité, pour tant de jeunes aujourd?hui, - qui fait qu?un jour ou l?autre, nous sommes tous confronté, à « décider, par soi-même, de son destin et de sa vie ».

    Autres films à l?affiche cette semaine, à ne pas manquer de voir :
    ? Au bout du conte, d?Agnès JAOUI avec Jean Pierre Bacri, tout à fait excellent, dans une comédie succulente autour des thèmes des contes traditionnels, entre le merveilleux et le rationnel, le croire en Dieu et la superstition.
    ? Sous le figuier, d?Anne Marie Etienne ; qui s?attaque à un sujet aussi vaste que difficile : l?approche de la mort et la vie qui continue autour. Cela fait penser au dernier film d?Haneke, Amour, primé à Cannes l?an dernier ; Mais il arrive à tirer son épingle du jeu avec bonheur et joie
    de vivre communicative.
    Emmanuel Leroux



    (05/04/2013 - 09h18'24 - chroniq)
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    23 mars 2013


    La Chronique Radio FAJET du 24 Mars 2013
    Le pape François
    Il s'appelle François et c'est la première fois qu'un pape choisit ce nom. A cause, a-t-il expliqué sur les ondes, de François d'Assise, l'apôtre des pauvres en Italie, au XVI° siècles. Comme lui, depuis maintenant huit jours qu'il est élu par le collège des cardinaux, évêque de Rome et responsable de l'Eglise universelle, il étonne et surprend le monde entier. A cause de sa simplicité, de sa manière d'être, sans aucun doute, peu soucieuse semble-t-il, des habitudes du Vatican. Ses premiers mots, quand il se présente au balcon de la basilique St Pierre, auront marqué la foule, nombreuse, amassée sur la place: bonsoir - priez pour moi. Et il s'est incliné pour que la foule le bénisse !
    Cet homme, venue du bout du monde, devenu le successeur de Benoit XVI qui s'est retiré il y a maintenant un mois, est un inconnu pour beaucoup d'entre nous, en Europe Et pourtant, il aura séduit, rapidement - à lire les témoignages dans les journaux - nombre de gens, chrétiens ou non, dans le monde. Représentant d'une église latino américaine forte de ses millions de fidèles, on le sent empreint d'une profonde humilité ayant un sens profond du dialogue et de la communication, préoccupé par la souffrance des uns et des autres. En Amérique latine, il était connu pour vivre ainsi, proche des pauvres, allant régulièrement rencontrer les gens dans les quartiers des bidonvilles à Buenos Aires. A Rome, à la sortie de la messe à l'église Ste Anne, au lendemain de son élection, il surprend encore, sortant sur le parvis, pour embrasser les enfants, et saluer les gens qui se pressent, au grand dam des services de la sécurité.
    Dés lors, on peut penser que le défi pour ce nouveau pape étonnant, est immense ; c'est en tout cas ce que l'on peut lire dans les courriers des lecteurs dans les journaux ou entendre dans les commentaires à la télévision, cette semaine où l'on ne cesse de parler de lui. Pour beaucoup, il s'agit ni plus ni moins de revenir aux sources du christianisme, à ce qui a fait son irrésistible attrait, au long des siècles. Le pape François confirme : L'Eglise se doit d'être une Eglise servante et pauvre, expliquera-t-il aux journalistes, reprenant en cela les perspectives du dernier concile, en ayant une attitude indulgente vis à vis du monde qu'elle doit chercher moins à condamner dans ses excès qu'à comprendre et à aimer. Une attente et un service de l'Eglise à la hauteur du message des Evangiles dont François, notre nouveau pape, se veut manifestement devenir le serviteur humble et proche de tous.
    Emmanuel LEROUX


    (21/03/2013 - 20h19'15 - chroniq)
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    15 mars 2013


    Chronique Radio FAJET du 17 Mars 2013
    Osons la fraternité.
    Le week end dernier, des bénévoles des Resto du C?ur recueillaient des denrées alimentaires, à la sortie de ma grande surface de mon quartier, comme sans doute un peu partout en France. Ce dimanche, les enveloppes de solidarité distribuées par le C.C.F.D. Terre d?Avenir seront rassemblées dans toutes les églises du pays, à l?occasion du dimanche du partage. Deux initiatives parmi beaucoup d?autres, sans doute, qui manifestent le souci de solidarité avec les plus démunis de notre société et dans le monde qui ne peuvent que nous interpeller. Au terme de la période hivernale, alors que nous passerons cette semaine la mi-carême, ces initiatives nous rappellent l?importance de cette dimension sociale qu?est le devoir de solidarité avec les plus démunis de notre société.
    Cette dimension de solidarité mérite notre attention. Il n?est pas vrai en effet, comme on le penserait peut être facilement, que nous pouvons vivre, indifférents les uns à coté des autres, de manière autonome. Nous appartenons tous à une société et cela crée entre nous tous, un lien moral, une responsabilité mutuelle, celle du citoyen, inscrite aux frontons de nos mairies sous le terme de fraternité. En effet, comme l?a particulièrement bien décrit le philosophe Durkheim, c?est au travers de la solidarité que nous éprouvons les uns envers les autres, c?est dans ces liens de fraternité que nous pouvons expérimenter qu? une société existe, unissant notre destin commun.
    Nos gestes de solidarité nous permettent donc de renouveler notre prise de conscience que nous sommes appelés à « vivre ensemble » ! Pour le chrétien, elle est une dimension incontournable de la vie chrétienne. Car celle ci ne se réduit pas comme on l?entend dire si souvent autour de nous, à la seule pratique dominicale. Elle réclame en effet d?abord et surtout, notre pratique « de charité » comme l?on disait autrefois, je veux dire de vivre en solidarité avec ceux qui sont à nos cotés, d?oser vivre des liens de fraternité en priorité avec ceux qui nous sont proches. C?est tout le sens du Carême chrétien qui est invitation au partage, à la simplicité et la fraternité, comme en témoignent, si nous savons regarder, nombre de gens autour de nous. En choisissant le nom de François, qui est celui de l?apôtre des pauvres qu?était en son temps, st François d?Assise, je crois bien que c?est ce message fort que le nouveau pape qui vient d?être élu à Rome cette semaine, tient à dire !
    Emmanuel Leroux




    (15/03/2013 - 11h52'30 - chroniq)
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    3 mars 2013


    Chronique Radio FAJET du 2 et 3 Mars 2013
    Cela fait donc maintenant trois jours que le pape Benoit XVI a quitté ses fonctions d?évêque de Rome et de pontife romain ! Un événement « inimaginable » qui aura surpris le monde entier lorsqu?il fait cette annonce, le 11 Février dernier, à l?occasion d?une réunion de cardinaux ! L?onde qu?elle a déclenchée aura été un véritable tsunami, donnant lieu tout à la fois, à des vagues d?interrogations et de questions comme de
    réactions d?espoir et d?admiration. Tandis que là, on se désole de ce qui apparaît comme un abandon de sa charge pastorale, ici, on salue le courage et l?humilité d?un homme qui reconnaît avec une grande simplicité, ne plus être dans des conditions de santé requises pour « porter le lourd fardeau » de l?Eglise !

    Au cours de ce pontificat finalement assez court, huit années, au regard des 28 de son prédécesseur Jean Paul II, les épreuves n?auront évidemment pas manqué à Benoit XVI, comme il l?a rappelé dans sa dernière intervention, mercredi dernier, place St Pierre. Elu à 78 ans, on se rappelle que c?est sans véritable enthousiasme qu?il est accueilli à la tête de l?Eglise, ce qu?il a ressenti lui même, parlant alors, qu?il éprouvait comme un vertige devant la tâche à accomplir. Mais, peu à peu, sans doute avec la liberté de celui qui se sait de passage, il prend sa place d?humble serviteur, comme il dit souvent, d?ouvrier obstiné quant aux orientations qu?il entend donner à l?Église. Tout en s?inscrivant
    dans la continuité de son prédécesseur, délaissant les voyages a la chaine et les gestes spectaculaires, il s?affronte, avec courage, à des dossiers difficiles, comme celui de la pédophilie dans le clergé, ou de la remise en ordre de congrégations traditionalistes. Il étonnera, dans sa manière de s?impliquer dans le dialogue ?cuménique avec les autres confessions chrétiennes, se sentant proches, notamment, des orthodoxes. Au fils de ses
    interventions, il donnera l?impression d?être davantage, un pape « théologien », plus enseignant que pasteur, mais avec le souci permanent de rappeler que le christianisme ne se réduit pas à une morale ou une idéologie, insistant sur l?importance de la prière et de l?étude des textes. Se sachant sans doute, le dernier pape ayant participé comme
    jeune théologien au Concile Vatican II, il rappelle sans cesse, enfin, que ce Concile constitue « la boussole de l?Eglise » ; et manifeste son souci d?en sauvegarder l?unité, en cherchant à empêcher la rupture avec les intégristes, ouvrant le dialogue avec eux sur le fond.

    Ces quelques points sont à mettre, assurément, au crédit de son bilan, parmi beaucoup d?autres. Ce pape aura marqué finalement, plus qu?on ne croit, par son style simple, par sa volonté de maintenir les valeurs essentielles de l?Évangile. Plus intellectuel que « manager», on est encore touché par ses homélies ou ses déclarations où il sait trouver, je crois, les mots pour parler au c?ur des gens. Il faudrait relire ses trois encyclique sur la foi, l?espérance et la charité, ou mieux, reprendre la lecture de ses nombreux ouvrages d?entretien, comme « Lumière sur le monde » pour s?émerveiller de la simplicité avec laquelle il sait nous parler « des choses de la foi », foi en l?homme et en la vie, foi au Christ et en Dieu. Souhaitons lui aussi, le repos, et l?étude qu?il attend dans sa retraite. Nous ne sommes pas prêts, je crois, de l?oublier.

    Emmanuel LEROUX




    (28/02/2013 - 17h51'34 - chroniq)
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    23 février 2013


    Chronique Radio FAJET du week end 23-24 Février 2013

    Vivre au quotidien des gestes de fraternité ! C?est la proposition faite aux chrétiens, cette année, par le CCFD- Terre d?Avenir durant cette période du Carême. Une initiative concrète à tout le moins, qui a le mérite d?être à la portée de chacun d?entre nous et qui peut transformer nos relations habituelles avec les autres.

    C?est que nos habitudes ont « la tête dure ! Convenons ?en ! Nous sommes peu ou prou comme enfermés dans nos manière d?être, dans notre vie sociale et nous avons souvent bien du mal à être attentif à ce que vivent les autres autour de nous. Tout se passe comme si nous étions « programmés » au point de passer à coté des détresses que vivent nos voisins ou même parfois nos amis, sans rien voir.

    Un constat que le Secours Catholique a repéré déjà depuis longtemps. Cette association d?entraide bien connue des Français, estime qu?aujourd?hui, plus de quatre millions de personnes souffrent de la solitude. Pour des raisons diverses, à commencer par le grand âge d?abord, avec le décès du conjoint, mais aussi et surtout à cause de ruptures des relations familiales pour toutes sortes de raisons, à commencer par le chômage et
    la perte de revenus suffisant pour vivre. Ainsi, ce serait prés de 10% des Français âgés
    de 40 à 60 ans, selon l?enquête réalisé par la Fondation de France en juillet 2010, qui connaitrait cette situation difficile de la solitude.

    Vécue le plus souvent comme une vraie souffrance par ceux qu?elle touche, ce qui est le plus dur est de s?apercevoir que les personnes isolées se sentent bien souvent responsables de leur exclusion et se repli alors sur elle même. Aller vers les autres est une démarche dont elles se sentent incapables et dont certaines disent n?avoir pas la force de faire. D?où l?importance de cette action lancée par les associations luttant contre
    la solitude et appelant à participer à « la promotion d?actions collectives permettant de recréer un lien social de proximité dans les quartiers». L?autre est ton frère interpelle la campagne de Carême du CCFD Terre solidaire ! Un appel pour vivre ensemble dont nous ne pouvons pas être indifférent.
    Emmanuel LEROUX




    (22/02/2013 - 14h14'42 - chroniq)
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    2 février 2013

    Chronique radio FAJET du 2 et 3 février 2013
    Les français aiment l'info ; cette affirmation était le titre à la Une d'un grand quotidien parisien, la semaine dernière , pour annoncer la publication dans ses colonnes intérieures, comme chaque année, des résultats du baromètre annuel sur la confiance des médias. Résultats tout à fait intéressants : On remarque que les Français, conscients et inquiets de la crise qui traverse la presse, reste finalement fortement attaché à la recherche de l'information, dispensée par tous les médias, ce qui reste une vraie constante, année après année ; Bien qu'augmentant avec l'âge (on passe de 57% de personnes intéressées chez les moins de 35 ans à plus de 70% pour les 65 ans et plus), la confiance envers les médias reste cependant limitée, passant cette année, en dessous de la barre des 50 % ; celle-ci est accordé principalement à la radio, média restituant, estime-t-on, les événements « comme ils se sont passé, » suivi de la presse écrite et de l'internet considérée, par les plus jeunes, comme un réservoir inépuisable de ressources. Enfin, c'est encore la télévision qui reste le médias préféré des Français, qui l'utilise le plus pour avoir des nouvelles ou comprendre un sujet de fond.
    Cette image des médias qui se dégage de ce sondage mérite toute notre attention ; les moyens modernes de communication, pour les appeler par leur vrais noms, que sont encore aujourd'hui la presse écrite, la radio, où la télévision, rejoint maintenant par l'internet, deviennent chaque jour davantage, la place publique de notre monde où se rencontrent les hommes, le lieu privilégié où s'échangent non seulement des biens économiques et politiques, enjeux de la vie des nations, mais aussi et surtout des biens culturels et symboliques qui donnent sens à la vie humaine. Voici que ces médias participent, plus que jamais, chacun avec ses caractéristiques propres, à la vie de tous les hommes, en transformant notre vaste monde, en l'espace d'un village où chacun peut désormais communiquer avec les autres dans l'instant, à l'autre bout du monde, et connaître ce qui se passe à l'échelle de la planète.

    Cette révolution médiatique est certes, enthousiasmante, mais elle ne doit pas nous dominer et faire de nous des esclaves  enchainés : en masquant, par exemple, nos relations de voisinage qui se détériorent, alors que nous sommes surinformés de ce qui se passe à travers le monde. Il est important en effet, que nous puissions toujours exercer notre esprit critique sur les informations que les médias nous communiquent ou de savoir les confronter à d'autres. Car les médias ne sont que des moyens de communiquer, à notre service, et ils n'ont pas à devenir nos maitres, en nous asservissant. Puissions nous donc savoir les utiliser pour le meilleur qu'ils puissent nous donner  en favorisant la rencontre, le dialogue et le vivre ensemble !




    (01/02/2013 - 11h43'04 - chroniq)
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    Chronique d'Emmanuel
    du 01 et 02 décembre 2007




    (30/11/2007 - 12h07'12 - chroniq)
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    Chronique d'Emmanuel
    du 24 et 25 novembre 2007




    (26/11/2007 - 14h35'49 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 6 et 7 octobre 2007



    L'internet est devenu aujourd'hui le premier médias des Français ! C'est ce qui ressort de l' étude de Médiamétrie publié en en septembre dernier et qui annoncait que la moitié des français déclarait avoir reçu ou écrit un courriel durant le dernier mois. Il ressort en effet que nous passons en moyenne plus de trois quart d'heure par jours sur la Toile, avec une augmentation de 20% par an, relégant loin derrière le téléphone portable, aux alentours de 30%. Une fois sur la Toile, indique notre sondage, les courriels représenteraient la moitié de nos communications, la part belle étant attribuée aux jeunes de 16-24 ans qui sont- on ne s'en étonnera pas - les utilisateurs les plus réguliers de ce mode de communication.


    Ce qui est intéressant à noter, c'est que ce mode de communication qu'est Internet, s'il a fortement bouleversé les rapports entre les gens, dans les familles ou même au travail, a connu surtout une véritable évolution dans le contenu des messages et des communications avec les autres. C'est vrai, on échange davantage aujourd'hui grâce à ces nouveaux outils de communication qui se sont multipliés ; on entre en contact avec de plus de en plus de monde, avecdes gens différents que nous ne connaissons pas et que nous ne rencontrerons sans doute jamais. Cette dimension est en fait, très lié à ce nouvel outil qui possède une contrainte de rapidité dans les échanges : on écrit beaucoup, mais souvent pour ne rien dire ou pas grand chose. Tout comme les jeunes qui conversent par MSM avec leurs camarades avec qui ils étaient encore, il y a cinq minutes, à l'école. Echanges qui ne sont alors le plus souvent, que virtuels parce qu'ils ne donnent pas la possibilité d'une véritable rencontre avec quelqu'un .

    Communiquer ! C'est là, assurément, une dimension incontournable, de notre humaine condition, ne serait-ce parce qu'elle développe en chacun d'entre nous, des potentialités de vie et de solidarité en créant des liens. Encore faut-il que l'échange devienne rencontre et dialogue par l'écoute mutuelle . Communiquer pour le simple plaisir de communiquer ou par peur de la solitude.... Alors que se développent des moyens de communiquer avec une rapidité qui parfois nous dépasse, apprenons à les domestiquer, pour qu'ils deviennent vraiment des vecteurs, les vecteurs de nos raisons de communiquer avec les autres.
    Emmanuel Leroux



    (05/10/2007 - 10h37'10 - chroniq)
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    Chronique radio Fajet du 23 et 24 Juin 2007

    Attente des résultats des examens, ouverture des soldes dans les magasins, fête de la musique et du cinéma, feux de la St Jean.... parmi les évènements de cette semaine - dont les journaux se font l'écho, c'est sans aucun doute l'arrivée des vacances qui remporte, pardonnez- moi l'expression, le ponpon ! Même s'il faut encore attendre encore huit jours pour les plus gâtées, les vacances sont déjà, à mon avis, bien installées dans les têtes, ne serait-ce à cause du beau temps ensoleillée de ces derniers ours. Les valises seront vite faites et l'on s'attend déjà pour ce prochainweek-end du 1er Juillet - colorié orange par un certain bison futé - à revoir de longues files d'attente sur les autoroutes, signe indubitable que les vacances, oui, les vacances sont enfin là !
    * Partir ! qui que nous soyons, nous le souhaitons tous, un tant soit peu. C'est que les vacances nous apparaissent vraiment comme un moment privilégié. Privilégié pour changer de rythme, pour changer d'activité, se reposer un peu aussi, pour vivre autre chose, assurément, se «dépayser » comme l'on dit Mais contrairement à ce que l'on s'imagine, il n'est cependant pas besoin d'aller bien loin pour partir un peu. D'ailleurs, cela n'est pas forcément possible pour tout le monde. Certains d'entre nous ne peuvent pas durant l'été, prendre de vraies vacances. Parce que l'argent leur manque, ou parce que leur santé les interdit de s'éloigner de chez eux. Il y a aussi ceux qui sont en prison et l'immense foule des hommes qui vivent dans des situations difficiles, de guerre ou d'exil par exemple.
    * L'important, à mon avis, - que nous prenions ou non des vacances, - c'est de vivre « autre chose que d'habitude ». Oui, c'est bien la chance de cette période d'été : celle de vivre autre chose avec les autres. De vivre autrement avec ceux qui sont avec qui nous vivons. Cette période de l'été qui nous donne du temps libre peut ainsi nous apporter l'occasion de nous renouveler, de nous changer et de rencontrer à nouveau des amis ou bien la famille, d'oser prendre aussi du temps pour lire, ou écrire là ou nous sommes.
    * Vous souhaitez partir en les vacances ? Très bien mais il est une chose qu'il convient de ne pas oublier : que nous partions ou pas, les vacances, ce n'est pas faire le vide, se mettre en vacances de tout : c'est prendre ce temps comme un moment d'ouverture et d'accueil à la vie. , de la vie, qui nous sera donnée et qui peut alors vraiment nous renouveler.


    (26/06/2007 - 12h22'16 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 17 et 18 juin 2007


    Ecoutez la chronique d'Emmanuel.


    (19/06/2007 - 15h11'02 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 31 mars et 1er avril 2007


    Ecoutez la chronique d'Emmanuel.


    (02/04/2007 - 09h06'45 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 24 et 25 mars 2007


    On l'avait un peu oublié et voici qu'un film vient nous rappeler qu'il sévit encore ! Le très beau film d'André Téchiné, les Témoins que l'on peut voir en ce moment à Nancy, vient en effet nous rappeler les début de cette terrible maladie qui s'est manifestée dans les années 80, je veux parler du sida. Une maladie encore aujourd'hui incurable, déclenchée par un virus qui détruit les défenses immunitaires de l'organisme, reléguant encore ceux qui en sont atteints dans la peur et l'isolement, tout à la fois. Le film bouleversant, nous raconte le désarroi d'un jeune homosexuel affolé par les manifestations de la maladie et son repli sur lui-même.

    Cette situation n'a guère changé, à dire vrai, et elle dure encore car le sida, contrairement à ce que l'on peut penser, ce n'est pas fini ! Les bénévoles de l'association Tabga qui accueillent à Nancy ceux qui sont atteints par ce virus pourraient vous donner leurs témoignages. Depuis maintenant plus de dix ans, ils participent à cet effort d'accueil et de soin, réalisés pour que les malades ne se sentent plus rejetés et exclus. C'est vrai que chez nous, les thérapies sont devenues aujourd'hui plus efficaces et les personnels de santé, compétents, les hospitalisations moins fréquentes ; et l'on en est même venu à penser qu'on était arrivé enfin à bout de cette épidémie ! Parce qu'on en parle moins, une certaine banalisation s'est installée  alors que les malades continuent à se cacher.

    La Journée Mondiale contre le sida qui se déroule ce week-end avec Sidaction vient-elle, aussi, à point nommer. Pour nous rappeler que le sida sévit encore chez nous comme dans le monde entier. De nombreuses manifestations sur les radios et les télévisions, viendront mettre le projecteur sur ce drame un peu oublié dans notre société. Elle continue d'être une véritable épidémie, on l'ignore encore trop, en Asie comme en Afrique : plus de 28 millions d'Africains seraient actuellement porteurs du virus ; 20 % des jeunes en Afrique du Sud serait touchés. Des chiffres qui ne cessent d'augmenter, en raison du coût des traitements, encore prohibitifs pour la plupart des malades.

    Bien sûr, cette situation nous dépasse. Mais ne peut-elle pas nous interpeller encore, pour nous sortir de l'indifférence et du silence ? Des associations continuent d'accueillir et de soutenir les malades et il nous est toujours possible de les rejoindre ou de soutenir leur action. À nous de nous informer,- c'est le moins que l'on puisse faire, - car c'est déjà agir que se mettre à l'écoute de ceux qui souffrent.
    Emmanuel Leroux.



    Ecoutez la chronique d'Emmanuel.


    (26/03/2007 - 13h30'13 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 17 et 18 mars 2007


    La semaine dernière s'est tenue à Lyon les Assises de la presse écrite et de la jeunesse. Une manifestation dont on a peu parlé dans les médias mais qui a réuni prés de 1600 lycéens et étudiants avec de nombreux journalistes leur permettant d'exprimer leurs doléances et leurs attentes envers les médias écrits. Sur le mur de la presse qui s' élevait dans le hall, une main avait écrit, témoigne mon journal : il faut aider la presse écrite à monter dans le train de la jeunesse. Désir exigeant qui trouvait écho dans les carrefours ou les jeunes exprimaient leur questions et leurs espoirs de trouver dans les journaux, de l'information bien sûr mais surtout des analyses qui les aident à construire leur propres opinions.


    Cette préférence des jeunes pour la presse écrite peut étonner quelque peu. Une concurrence rude existe en effet, on le sait, avec la télévision et les médias de l'image, mais surtout aujourd'hui avec l'internet. Il reste que les étudiants ont largement exprimer dans les débats et l'on peut s'en réjouir, qu'ils apprécaient après tout, cette capacité d'apprendre et de découvrir que procurent les journaux grâce à leurs dossiers et d'entrer ainsi en débats et en dialogue avec des questions de société ou quelques grands thèmes comme les sciences. Mieux encore, en cette période de campagne électorale, quelques uns ont considéré que la presse était pour eux comme un accompagnateur de choix : La télé sollicite des réactions émotionnelles vis à vis des candidats aurait confié une étudiante, toujours d'après mon journal, les blogs sont une sorte de café du commerce peu fiable ; alors, même si parfois je dois me forcer pour m'y plonger j'ai besoin des journaux !


    On ne peut qu'encourager les jeunes à avoir cette exigence vis à vis de la presse et de l'ensemble des médias. Ceux-ci donnent trop souvent dans le discours excessive ou parfois caricaturale, soucieux de l'audimat ou de l'info-spectacle plutôt que de rechercher à nous informer simplement et à nous instruire. Mais nous avons les médias que nous méritons, dit on etnous exprimons peu nos exigences ou notre interêt dans des associations de téléspectateurs par exemple ; nous exerçons peu notre esprit critique et nous ne considérons pas que les médias ne sont que des outils d'information et de communication. Ne nous laissons pas asservir par eux comme le réclament ces jeunes, mais sachons les utiliser et nous en servir pour alimenter l'échange et le débat pour un meilleur vivre ensemble.



    Ecoutez la chronique d'Emmanuel.


    (26/03/2007 - 13h29'00 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 10 et 11 mars 2007



    Alors que la campagne présidentielle connaît un certain emballement avec la présence de trois candidats dans le peloton de tête, on peut s'interroger pour savoir ce que représentera le vote des jeunes. On avait été frappé en effet, suite aux événements des banlieues, de leur inscription massive sur les listes éléctorales à la fin de l'année dernière. A un point tel, que l'on peut légitimement se demander aujourd'hui si leur vote ne pourrait pas se révéler plus important qu'on ne le pense pour le résultat final


    Faut-il le dire ? On ne peut que se féliciter de ce désir exprimé par les jeunes à vouloir participer aux prochaines éléctions. Nous sommes à deux mois de l'échéance et l'on ne peut que souhaiter qu'ils passent à l'acte, en allant nombreux dans les bureaux de vote fin avril, pour mettre leur bulletin dans l'urne.
    Un souhait teinté d'un peu d'inquiétude aujourd'hui : leur présence dans cette campagne présidentielle semble en ce moment , bien timide et discrête, peu relayé en tout cas, dans les médias. Si l'on aperçoit à la télévision, de nombreux jeunes dans les meetings des principaux candidats, on est en droit de se demander si cette campagne est vraiment pour eux, une occasion pour s'exprimer et prendre une place active dans les débats démocratiques.
    C'est ce souci qui a poussé la JOC à réagir. Constatant que l'on parle trop souvent des jeunes sans se soucier de ce qu'ils ont à dire, elle  vient de lancer sur son site internet, un video blog invitant chaque jour un jeune à s'exprimer pendant une minute sur un sujet en lien avec la campagne présidentielle. De plus, elle soutient les initiatives qui sont également en train de se prendre ici ou là dans les quartiers, pour permettent aux jeunes de milieux populaire, de poser leurs questions sur les réalités de la politique et apprendre le fonctionnement de l'action civique.

    Ces quelques initiatives méritraient d'être connues et soutenue, d'être développées. Elles concourent en effet à ce que des jeunes comme d'ailleurs, des adultes, grandissent dans une véritable conscience citoyenne. Cela commence déjà par ce souci de l'information sérieuse au delà des slogans médiatiques et de la formation civique. Le vivre ensemble a besoin pour vivre que chacun puisse aussi s'exprimer dans le débat et le fasse effectivement . Car le silence prend le risque de conduire à l'effacement et à l'isolement et de nourrir la violence .





    (12/03/2007 - 13h08'06 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 3 et 4 mars 2007


    Cela fait maintenant une dizaine de jours que les chrétiens sont entrés en Carême ! Le carême ! L'image plutôt désuète pour le grand public de cette pratique religieuse, réduite le plus souvent au fait de s'abtenir de manger de la viande le vendredi, au point de l'assimiler à une sorte de ramadan chrétien, suffit pour faire croire qu'il s'agit là, d'une pratique d'un autre âge et réservée à quelques initiés. En fait, il n'en est rien, bien sûr, quand on sait que cette période est pour eux une invitation à s'interroger plutôt et à renouveler leur manière de vivre leur foi chrétienne. Dans cette optique, le partage et l'échange avec les autres, l'assiduité à la prière et à la méditation de l'Evangile, et la pratique du jeune compris comme la proposition de s'abtenir de tout excès qui empêche de vivre la solidarité et la relation avec Dieu sont en effet les éléments déterminants qui leur permettre d'avancer plus avant dans une vie chrétienne plus vraie et authentique ;

    On peut comprendre alors que, dans cette perpective, des questions nouvelles apparaissent dont la réponse engage véritablement sur un changement de vie. On peut s'en apercevoir entre autres, sur cette pratique du jeune qui leur est proposée. Plus que le fait de s'abtenir individuellement de manger de la viande, elle consiste pour eux à se demander si la place de la consommation dans tous les domaines, des biens alimentaires comme les biens culturels sous toutes ses formes, n'est pas excessive, au point qu'elle les empêche de vivre dans un esprit de solidarité. Nous appartenons tous, quoiqu'on dise, à une société dite de consommation qui occupe une place considérable au point que la question de la mesure devient aujourd'hui une question primordiale. Ne nous faut-il pas prendre conscience et vite que nos consommations effrénées dans tous les domaines, tant énergétiques que des matériels de communication buttent aujourd'hui sur des limites : Celles du pillage des ressources naturelles et des dégâts écologiques. Celle des échanges inégaux basés sur l'exploitation des pays sous développés.

    Ces questions nous concernent tous, bien évidemment. Elles nous font apercevoir qu'une approche plus raisonnée de nos pratiques de consommation n'est pas non seulement souhaitable mais qu'elle est possible aujourd'hui. Sans renoncer à l'idée de progrès, il nous est possible à chacun d'habiter le monde d'une manière un peu moins dispendieuse, un peu plus dans la ligne d'un partage égalitaire... Si cet agir doit trouver sa place comme citoyen, il appartient aussi à la manière dont des chrétiens ont à vivre leur foi chrétienne.



    Vous pouvez re-écouter la chronique de ce week end.


    (08/03/2007 - 18h31'55 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 24 et 25 Février 2007



    On le savait déjà : ce sont les jeunes qui font l'Europe ! Alors que l'on célébrera son 50èime anniversaire avec la commémoration en mars prochain, du traité de Rome, l'Europe des personnes, au delà de la crise politique et institutionnelle qu'elle traverse, continue lentement mais sûrement à progresser. C'est ce que viennent de confirmer des témoignages des couples intra-européens dans un dossier publié par mon quotidien parisien. Leur nombre ne cesse d'augmenter, au point de dépasser chaque année en France près de 17 % des mariages célébrés à la mairie.

    À dire vrai, les mariages entre français et européens ont toujours existé. On pense aux unions entre familles princières qui remontent au début des royautés dans de nombreux pays d'Europe ou aux passions amoureuses entre artistes du XIX siècle. Aujourd'hui, ce sont les unions tout à fait ordinaires qui font figure de pionnières dans ce domaine. C'est que les occasions de se déplacer en Europe ou même, de résider pour son travail où ses études dans un autre pays n'ont pas cessé de se développer depuis la fin de la seconde guerre mondiale. On ne compte plus par exemple, de couples « Erasmus » qui se sont formés entre jeunes étudiants binationaux depuis la création, il y a 20 ans, de cette possibilité d'aller finir ses études dans un autre pays européen. Et l'on s'aperçoit de plus en plus que, -chez nous comme partout d'ailleurs dans les pays européens, - les mariages entre ressortissants bi-nationaux deviennent maintenant monnaie courante.

    Cette situation tout à fait nouvelle n'est pas sans poser bien des questions. Même très proches par la géographie, la culture, les valeurs et bien souvent aussi, par la religion, les couples d'Européens doivent harmoniser deux culture différentes comme tous les couples mixtes. Il leur faut par exemple, décider dans quel pays on vivra et développera les activités professionnelles du ménage, opter pour une nationalité, choisir de se parler dans une des deux langues et surtout d'y 'élever son enfant. C'est que la citoyenneté européenne n'existe pas encore et il reste encore sur le terrain de la législation, bien des choses à faire pour faciliter la vie quotidienne des familles mixtes.
    Il reste cependant qu'offrir une identité forte à ses enfants, à partir de celles qui sont différentes de ses parents, est une chance formidable, source d'ouverture d'esprit et facteur de compréhension et d'accueil entre les gens. Une chance qui leur donne des repères d'une richesse particulière pour continuer de construire ce vivre ensemble qu'est finalement l'Europe.
    Emmanuel Leroux

    Vous n'avez pas pu écouter la chronique ce week end ? Grâce au podcast Fajet, retrouvez-la désormais sur cette page et directement sur votre ordinateur en vous abonnant à ce lien : http://fajet.net/rss/rssfajet_emi_la_chronique.xml


    (26/02/2007 - 15h53'18 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 17 et 18 Février 2007


    Les Français attendent mieux de leurs médias. Ainsi pourrait-on résumer les résultats du dernier sondage publié par un grand quotidien parisien. Réalisé chaque année depuis maintenant 20 ans, il permet de se rendre compte que les Français qui considèrent leurs médias avec une grande lucidité continue de garder une confiance limitée de la radio, de la presse et surtout de la télévision, allant parfois jusqu'à douter de l'indépendance des journalistes à l'égard des pouvoirs de la politique et de l'argent.

    On pourrait s'inquiéter de cette méfiance persistance. À vrai dire, elle semble être le résultat d'un certain amalgame lorsqu'ils sont englobés, de manière un peu rapide, dans le discrédit que connaissent aujourd'hui toutes les institutions et les pouvoirs. Si le risque de la manipulation ne peut pas être écarté, comme l'ont révélé par la suite, certains événements dans le monde, on ne peut pas en revanche en retenir d'une manière générale que l'ensemble de nos médias n'informent que de manière parcimonieuse ou partiale. Il me semble plutôt qu'il faille reconnaître qu'ils sont souvent victimes de leur fonctionnement dont la dimension économique n'est pas des moindre. La nécessité de faire de l'audience, allant jusqu'à sur-médiatiser l'information, ne peut, à mon sens, qu'oblitérer la présentation des évènements et des situations et ne pas satisfaire les lecteurs ou les auditeurs que nous sommes tous, ne retrouvant plus l'information qu'ils recherchent

    Ne peut-on pas dire finalement que les médias sont dans leur ensemble, à l'image de notre société, de ce que nous sommes ? Il faut bien le reconnaître : c'est bien à nous, lecteur ou téléspectateur, que nous devons nous en prendre si l'information qui nous est donnée devient un spectacle à la télévision, si le fait divers prime sur la présentation et l'information de ce qui se passe dans le monde. Plus, nous ne savons pas nous servir de notre esprit critique quand nous utilisons nos médias qui ne peuvent nous donner après tout qu'une facette de l'information. Ils ne sont pas chargés de penser à nous place ni d'asservir notre libre-arbitre. La demande croissante d'information dont témoigne ce dernier sondage devient alors un vrai signe d'espérance, un signe qui exprime ce désir du plus grand nombre à ce que les médias soient encore davantage à notre service, au service de notre « vivre ensemble » par la communication et l'échange qu'elle permet.


    (19/02/2007 - 09h09'11 - chroniq)
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    Chronique radio Fajet du 10 et 11 Fevrier 2007


    C'est dans la rubrique « la question du jour » de mon quotidien que j'ai trouvé cette question qui a retenu mon attention : comment expliquer la baisse des décès par suicide chez les jeunes. Une question pertinente qui met le doigt sur l'une des causes les plus importante de décès chez les 14 - 25 ans aujourd'hui. Or depuis dix ans 1993 à 2004, affirme mon quotidien, ceux-ci sont nettement en recul puisque l'on enregistrait une baisse de 36%. Baisse importante qui s'expliquerait selon la présidente de l'association Phare Enfants Parents interviewée par une amélioration de la prise en charge de ces jeunes après une première tentative.

    A la lumière de cette bonne nouvelle, on ne peut que se féliciter bien sûr de tous ces efforts consentis par les équipes de soins dans les hôpitaux d'abord mais aussi par les éducateurs vis à vis de tous ces jeunes en souffrance. Comment ne pas se réjouir en effet qu'à la nécessité de soigner le corps, se développe dans les hôpitaux, comme l'affirme mon article, une vraie prise en compte systématique de la souffrance psychique du jeune. Celui-ci a désormais la possibilité de rencontrer des spécialistes afin de prévenir un second passage à l'acte qui pourrait alors lui être fatal. Dans le même temps, on s'aperçoit que dans les quartiers des grandes villes, se développent des structures spécifiques d'accueil pour adolescents en souffrance qui allie l'écoute au soin. Encore peu nombreuses, ces structures comme les maisons de l'adolescent, joue un rôle très utile à commencer par celui d'aider les jeunes et leurs familles à repérer ces souffrances profondes qui pourraient déboucher sur une crise suicidaires.

    Cette information est plus qu'encourageante . Elle devrait en effet stimuler les parents, souvent désorienter par le comportement d'autodestruction de leurs jeunes, et les associations qui rejoignent les jeunes, comme notre radio, à poursuivrent leurs action d'accueil et d'écoute, de dialogue et de partage dans l'action. Dans un monde où la performance est poussé à l'extrême, ou la peur de l'avenir et le sentiment d'isolement, la perte des répères empêchent d'affronter certaines épreuves de la vie, il n'est pas sans importance qu'ils trouvent auprès d'eux des adultes et des lieux où l'on croit en la vertu de l'échange en toute liberté, où l'on peut dialoguer avec confiance. Et ainsi découvrir personne n'est de trop pour construire un monde où l'on puisse vivre ensemble.


    (19/02/2007 - 09h03'03 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 20 et 21 Janvier 2007




    L'information n'aura pas été relayée avec insistance dans tous nos médias mais cela fait aujourd'hui 20 ans que des étudiants français ont la possibilité, grâce au système Erasmus, d'aller poursuivre tout ou partie de leurs études ailleurs, dans un autre pays européen. Une initiative qui est une véritable chance pour tous ces jeunes qui ont ainsi la possibilité de découvrir non seulement d'autres réalités sociales et d'autres pays, mais surtout de rencontrer d'autres jeunes d'Europe, et de les aider, par l'enseignement, à devenir des Européens bien dans leur peau. À l'heure ou les institutions européennes sont en pannes, il est heureux de s'apercevoir qu'au niveau des relations entre les hommes, la possibilité de tisser des liens entre jeunes d'Europe continue d'être la meilleure garantie qui ouvre un avenir commun plein de promesse pour tous.


    Cette information aurait mérité d'être d'autant plus diffusé qu'elle nous arrive cette semaine, dans un contexte social des plus morose. J'en veux pour preuve les deux sondages successifs venus sur le devant de la scéne cette semaine pour nous dire, le premier que la violence à l'école restait encore un problème majeur et le second qu'une majorité de jeunes sont aujourd'hui inquiets face à leur avenir. Rien de bien étonnant, à dire vrai que nous ne sachions déjà, mais qui mériterait que l'on réagisse pour essayer de faire évoluer cette situation. C'est ce que souligne dans un article Esther Benbassa, professeur d'université, qui s'interroge justement au sujet de l'avenir des jeunes.


    Les jeunes ne sont pas autrement que nous. Sans espoir, il n'est pas possible qu'ils tiennent, écrit-t-elle. Or, celui-ci réclamerait pour renaître, déjà une meilleure formation des maîtres, une valorisation du travail manuel, de l'apprentissage et du travail tout simplement ; que l'on cherche plutôt à responsabiliser les jeunes dans leur vie de collégiens où au lycée au lieu que de les surcharger d'enseignement parfois peu adapté aux besoins de notre société et qui ne suffisent pas à les cultiver et les former à un métier. Sans doute. Il conviendrait aussi à mon sens, que nous soyons présent à leurs côtés, que nous leur donnions l'envie de s'engager, l'occasion de croire en eux comme dans l'importance du partage et du dialogue, parce que cela est important pour nous aussi. En un mot de leur aider, comme l'initiative d'Erasmus, à faire l'expérience du vivre ensemble.
    Emmanuel Leroux


    (24/01/2007 - 17h33'54 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 13 et 14 Janvier 2007




    Avoir un chez soi ! C'est assurément l'une des aspirations les plus en profonde de chacun d'entre nous, celle que nous recherchons tous. Plus que nous le soupçonnons parfois, notre maison - que nous soyons locataires ou propriétaire, représente en effet quelque chose d'important et symbolise vraiment tout ce que nous cherchons à vivre avec notre famille.
    Dans cette perpective, l'affaire des SDF, déclenchée à la mi- décembre, au moment où le froid commençait à s'approcher de zéro, par une association jusqu'alors inconnue «  les enfants de Don Quichotte », ne prend que plus de relief.
    Un vrai coup de dés médiatique à vrai dire, avec cette initiative hors du commun qui a consisté, on s'en souvient, à installer comme abris, des tentes igloo sur le quai du canal St Martin à Paris et de se joindre aux SDF quelques nuits. Dans les semaines suivantes, alors que le mouvement s'étendait en province, et qu'un immeuble de bureau vacant était occupé à Paris, un projet de loi pour reconnaître le droit au logement était avancé par les autorités, et des solutions ont été rapidement trouvées pour résorber la crise.

    Le droit à avoir un chez soi. Parmi les propositions retenues, on conviendra que cette revendication est sans aucun doute la plus importante et nécessaire. Car ils sont finalement plus nombreux que l'on ne le dit ceux qui vivent une situation de précarité par rapport au logement. Les associations caritatives et les organismes sociaux le savent hélas depuis longtemps. Elles savent surtout que la surmédiatisation de cette affaire, en période de fêtes, a pris le risque de l'amalgame et de la simplification. Entre les clochards très désocialisés, les travailleurs pauvres qui n'arrivent plus à payer un loyer, les migrantes en situation irrégulières et des familles en attente d'HLM, rien n'est semblable et mérite une solution adaptée et des accompagnements particuliers. Et l'on pourrait aussi évoquer sur cette même question, les prisons surpeuplées où il est difficile d'avoir un peu d'intimité ou des chambres collectives dans les hôpitaux,
    Rendons hommage à tous ces accompagnateurs souvent dans l'ombre alors que se débloquent sous la pression d'une action médiatisée, bien des dossiers car ce sont eux qui continueront à être demain à leurs côtés.


    (19/01/2007 - 14h57'06 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 17 et 18 décembre 2006




    La scéne a failli passer inaperçue et aura surpris tous les téléspectateurs : la seconde dauphine de miss France dont c'était l'élection, samedi dernier, comme des millions de téléspectateurs ont pu le voir sur TF1, est malentendante ! Une situation peu banale que les spectateurs ont découvert juste quelques minutes avant le vote quand le jury a posé une question à chacune des six finalistes. C'est alors qu'on a vu alors Isabelle, avec son écharpe de Miss Limousin, s'exprimer en langue des signes avant qu'on lui amène un micro où elle pu dire quelques mots.

    Une situation étonnante : qui parmi les téléspectateurs pouvait penser possible qu'une des miss qui évolaient sur la scéne dans des robes toutes plus magnifiques les unes que les autres puisse être ainsi handicapé. Certes, celui-ci ne se voyait pas et il faut croire que la jeune Isabelle était très jolie puisqu'elle a fait partie des six finalistes. Il reste que l'émotion était à son comble, samedi soir à l'écran comme dans la salle du Futuroscope, quand elle s'est exprimée, déclenchant une ovation et des applaudissements.

    Une situation qui est tout à l'honneur des organisateurs de cette soirée. Et que l'on ne peut laisser dans le silence. On pourrait penser que l'élection de Miss France soit plutôt une opération commerciale de plus, prônant la beauté féminine en mettant en avant l'apparence et le superficielle, n'appréciant finalement de ces jeunes candidates que par leur seul aspect physique. Il est permis maintenant d'en douter. Malgré son handicap, Miss Limousin a pu vaincre tous les échelons des concours pour parvenir presque au but d'être choisie. Sans doute son apparence physique a compté, mais il semble bien que son handicap n'a pas été retenu contre elle, contre sa volonté et son intelligence et que l'on a vu qu'elle était tout simplement une personne. Elle en ressort grandie et plus belle encore : d'une beauté toute intérieure qu'elle a su communiquer aux autres, avec des signes, malgré sa difficulté de parler.
    Emmanuel Leroux


    (19/01/2007 - 14h56'13 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 2 et 3 décembre 2006




    C'était vendredi dernier 1er décembre la Journée Mondiale contre le sida. Bonne occasion de mettre le projecteur sur une épidémie et un drame dont on ne parle plus beaucoup me semble-t-il, aujourd'hui alors qu'e le sida continue d'atteindre encore des millions d'adultes et d'enfants, dans le monde.
    C'est vrai que l'on ne parle plus beaucoup du sida. Pourtant, cette maladie n'est pas finie. C'est ce qu'affirmait encore un responsable de Tabgha, une association qui à Nancy, accueille depuis maintenant vingt ans, hommes et femmes atteints par ce virus. Une affirmation qui nous étonne aujourd'hui et nous surprend peut-être. Après le choc provoqué par la découverte terrifiante de cette maladie, dans les années 80, un réel effort d'accueil et de soin a été réalisé auprès des malades de notre pays. Les thérapies, devenues plus efficaces sont arrivées avec des personnels de santé plus compétents, et l'on s'est vite mis à penser que l'on en était venu à bout. Trop vite : si les hospitalisations sont moins fréquentes, la maladie continue chez nous encore. Mais parce qu'on en parle moins, une certaine banalisation s'est installée alors que les malades continuent de se cacher.

    Non, une journée n'est pas de trop pour proposer encore information et réflexion sur ce qui constitue un vrai drame humain à l'échelle de la planète entière.
    Si l'on arrive aujourd'hui à mieux soigner cette maladie chez nous, elle prend, on l'ignore encore trop, la mesure d'une véritable catastrophe humaine en Asie comme en Afrique. Plus de 28 millions d'Africains seraient actuellement porteurs du virus dont 20 % âgés de moins de 25 ans en Afrique du Sud serait touchés. Des chiffres qui ne cessent d'augmenter, en raison du coût des traitements prohibitif pour la plupart des malades. Au Burundi selon le Comité international Ensemble contre le sida, sur 500 mille personnes séropositives, mille seulement bénéficient d'un traitement.

    Cette situation du sida dans le monde comme dans notre pays nous dépasse tous, c'est vrai. Elle vient encore cependant nous interroger sur nos manières de vivre. Au niveau mondiale, d'abord où un véritable élan de solidarité, d'assistance et d'éducation sanitaire des populations devrait orienter les choix économiques des grandes puissances.
    À notre niveau personnel aussi ; ne peut-on pas aider à l'éducation des plus jeunes pour une sexualité respectueuse de chacun ? et soutenir l'action des associations qui agissent dans ce domaine ? Leur lutte contre le sida nous apparaît parfois aggréssive et provocante ; c'est mieux que le silence et c'est déjà agir que de se mettre à l'écoute de ceux qui souffrent ?
    Emmanuel Leroux


    (04/12/2006 - 09h07'12 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 25 et 26 Novembre 2006




    Mais pourquoi toute cette violence ? C'est peut-être aussi la question qui vous est venue à l'esprit ces jours-ci, devant cette recrudescence de violence que l'on constate depuis maintenant quelques semaines, dans notre pays comme dans le monde. Violence de groupe de jeune à nouveau, à la sortie d'un stade, violence dans des manifestations, violence au Liban avec l'assistanat d'un ministre, et je ne parle plus des attentats suicides et de ses nombreuses victimes devenue quotidienne en Irak
    Insensiblement, nos quotidiens comme les infos à la télévision se transforment en inventaire morbide de toutes les atrocités et les destructions en tout genre dont seul l'homme semble avoir le secret ! Inventaire qui n'est pas à son honneur ! Comme si les hommes ne savaient faire que cela !

    Bien évidemment, devant de telles informations, il est bien difficile de ne pas réagir. En nous surtout, car le plus souvent, nous nous sentons bien démunis pour faire quelque chose qui puisse changer les choses. Vivre dans une société fraternelle où l'on s'accueille jusque dans les différences et où l'on respecte les gens comme les biens des personnes est bien évidemment la seule solution sur laquelle repose une vie sociale digne de ce nom et respectueuse de tous.

    Dans cette optique, il apparaît que nous pouvons tous devenir acteurs de ce « vivre ensemble » harmonieux que nous souhaitons tous pour nous. Déjà en refusant que des actes de violence aient lieu dans notre propre entourage. Dire non à un enfant intrépide ou qui ne respecte pas les autres est une attitude normale et les actes répréhensibles doivent être sanctionné. En ne participant pas d'autre part, à la publicité de ces « faits divers » qui ne servent pas la vie commune. Il est clair que la surmédiatisation de ces actes de violence ne fait que renforcer le désir des jeunes qui les font pour qu'on parle d'eux.

    Surtout, ne faisons pas d'almagame car ce ne sont, en fin de compte, qu'un tout petit nombre qui agit ainsi. La grande majorité des jeunes - et nous en connaissons tous - savent trop le prix d'une vie de camaraderie authentique, d'une vie commune où l'on peut partager avec tous, en famille comme avec des personnes d'autres génération pour la compromettre et l'abîmer. Agissant ainsi, nous pouvons espérer alors que ces attitudes de bienveillance que nous cherchons à vivre dans notre quartier et dans notre ville puissent devenir contagieuses et servant de référence aux autres, construire vraiment ce « vivre ensemble » que nous appelons tous de nos vœux.  
    Emmanuel Leroux


    (27/11/2006 - 13h36'49 - chroniq)
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    Chronique radio Fajet du 11 et 12 Novembre 2006




    En tombant aujourd'hui samedi, le jour férié du II novembre ne nous apporte pas de jour de congé supplémentaire. Certains sans doute le regretteront ! Une journée de repos en plus, mi-novembre, est quelque chose d'évidemment bien agréable, surtout comme cela semble est le cas, le beau temps se met de la partie !

    Mais pourquoi cette journée fériée ? La question commence à se poser quand on sait que c'est de quatre-vingt huitième anniversaire de l'Armistice que nous célébrons aujourd'hui ! Savons-nous, surtout les plus jeunes, savons-nous ce que représente cette journée ?
    Elle est la journée du souvenir, du souvenir de tous ceux qui hier comme aujourd'hui ont combattu et œuvré jusqu'au sacrifice de leur vie pour la défense de notre pays et pour bâtir la paix. En ce jour de la signature de l'armistice de 1918, il est en effet important de leur rendre hommage. Et qu'elle soit une journée qui permettent aux jeunes générations de découvrir et d'apprendre ce qui a tant marqué toute une génération, même si aujourd'hui elle n'est plus très nombreuse, et qui a marqué notre pays. Car ce vivre ensemble qui est le nôtre aujourd'hui, nous le devons pour une grande part, à tous ceux qui ont su donner hier leur vie avec courage.

    Il me semble que cette journée du souvenir nous invite à devenir à notre tour des hommes de paix qui sachent accueillir l'autre jusque dans sa différence
    À quoi sert de faire mémoire et de nous souvenir si cela n'aide pas les hommes et les femmes de notre pays, à vivre aujourd'hui en citoyens responsables dans la communauté nationale, et à agir ensemble pour construire la société de demain. Dans ce projet commun, il apparaît clairement que la fraternité, « le vivre ensemble », dans des relations sociales de paix durable et respectueuses de chacun, constitue un nouveau défi tant pour la Communauté internationale que pour nos sociétés modernes. Bousculée par la mondialisation de l'économie comme celle des idées et des cultures, traversés par de nombreux courants idéologiques ou religieux en quête d'identités, notre société nationale se trouve aujourd'hui confrontée alors que l'insécurité et la violence réapparaissent dans nos banlieues, et interpellée sur les valeurs fondatrices inscrites à ses frontons
    Vivre ensemble, aujourd'hui comme hier, vivre la fraternité demande à ce que chacun sache prendre ses propres responsabilités. Soyons en sûr : Chaque fois que nous arrivons à prendre le chemin du dialogue, de l'écoute et du respect des autres, de la rencontre et de l'accueil dans nos quartiers, c'est vraiment le vivre ensemble, la paix qui grandit.
    Emmanuel Leroux


    (15/11/2006 - 16h22'53 - chroniq)
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    Chronique radio Fajet du 4 et 5 Novembre 2006



    C'est une initiative tout à fait étonnante et surprenante que j'ai découvert cette semaine en ouvrant mon quotidien national. Une nouvelle rubrique occupait toute l'avant dernière page se proposant de « braquer le projecteur » sur « ce qui va mieux dans le monde » avec en cartouche des portraits « de ceux qui font bouger le monde ». Ainsi, depuis trois semaines déjà, cette nouvelle rubrique a signalé comme événement positif, l'arrivée progressive des femmes au pouvoir, l'accès à la culture aux artistes handicapés ou encore l'accès grandissant à la communication et à la connaissance que permet depuis plus d'une décennie, l'Internet et l'informatique, ce qui a permis de développer en Afrique des centres de télé-enseignement, ou encore, grâce aux derniers progrès techniques et scientifiques, l'avancée prodigieuse de la connaissance des origines de notre planète.

    Ce regard résolument positif, attentif à ce qui va bien dans le monde mérite qu'on s'y arrête. Celui-ci me semble suffisamment peu fréquent pour retenir notre attention. Les médias d'une manière générale, il faut bien l'avouer, nous donne peu, - pour ne pas dire pas du tout - l'habitude de regarder ainsi la marche du monde. Au contraire, nos écrans de télévision et les colonnes de nos quotidiens sont pleins chaque jour, de situations de violence de nos villes, d'actes délictueux de nos cités ou de confits entre les peuples; bref, de tout ce qui ne va pas dans le monde. Ainsi, cette semaine, nous retenons les violences urbaines qui semblent revenir créant à nouveau un sentiment d'insécurité pour les usagers des transport urbains, laissant dans l'ombre les initiatives qui n'ont pas dû manquer, ici ou là dans nos quartiers, pour rejoindre les jeunes ou les enfants en vacances scolaires avec des activités éducatives : bref, ce qui a été facteur de solidarité et permis de développer le vivre ensemble.

    Comprenons bien : il ne s'agit pas de se « voiler les yeux » en cachant ces « faits divers » qui malheureusement, viennent perturber la vie sociale. Il y aura toujours, dans nos sociétés développées, de ces actes d'incivilités et de violence qui mettent à mal, le « vivre ensemble » . Mais, à les mettre sous les feux des projecteurs, en en faisant les gros titres de nos médias, et le plus souvent de manière exclusive, n'est-ce pas leur accorder une importance démesurée et nocive pour tous, et en particulier pour les plus jeunes ? L'aveu des jeunes délinquants de Marseille vient le confirmer : s'ils ont agi ainsi, auraient-ils affirmé, c'est uniquement par mimétisme, parce que cela s'etait passé aussi à Paris !
    Souhaitons que cette valorisation qu'apporte les médias soient accordée davantage à ce qui se passe « de bien » autour de nous et dans le monde, tout en aidant à prendre de la distance critique sur la relation des faits divers dont il nous informe.
    Emmanuel Leroux


    (15/11/2006 - 16h19'50 - chroniq)
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    Chronique radio Fajet du 28 et 29 Octobre 2006



    C'est bientôt la Toussaint .... Mais comment se fait-il que la fête de tous les saints, des Vivants soit devenue la fête des Morts ?
    Et pourquo se précipite-t- on à fêter Halloween avec les enfants ?
    Il y a là, à mon avis, un effet de mode. J'en veux pour preuve que l'on voit moins de figurines hideuses et citrouilles oranges aujourd'hui. A croire qu'elle ne remporte plus le succès d'autrefois. L'histoire de cette fête d'Halloween se perd dans des origines celtes bien lointaines. Il est vraisemblable qu'il s'agissait à cette époque, d'un culte des morts. On en perd vite la trace en Europe pour la retrouver de l'autre coté de l'Atlantique, sans doute transporté par des émigrants anglais . Célébrée le 31 Octobre, elle est là-bas aujourd'hui, une sorte de carnaval ou les enfants se déguisent, et se masquent en se moquant de la mort Son retour en Europe, depuis quelques années, a surtout retenu, on doit le reconnaître, sa dimension commerciale. Il n'y a donc pas lieu de s'émouvoir, et se laisser prendre au piège qui voudrait établir une concurrence avec la fête de Toussaint .

    La Fête de la Toussaint est en effet vraiment autre chose. C'est une grande fête chrétienne et, on le sait, sans doute la plus populaire. C'est pour les croyants, leur fête, dans la mesure où elle célèbre tous ceux qui sont des vivants aujourd'hui. Et c'est la raison pour laquelle on peut également y associer ceux qui sont morts, tous nos défunts, comme on les appelle dans l'Eglise : pour les chrétiens, ils sont aussi et encore des vivants en Dieu puisqu'il est le Dieu de la Vie! C'est pourquoi, la fête de la Toussaint est véritablement une fête de famille, une fête où les familles cherchent à se rassembler, souvent dans le souvenir de ceux qui ne sont plus parmi nous....

    La fête de la Toussaint est donc notre fête à tous. Etre un saint, devenir un saint n'est pas, comme souvent on se l'imagine, être quelqu'un de parfait; si cela était, cela se saurait ! Seul, Dieu est saint et parfait ! Non, être un saint, c'est être une personne aimée de Dieu, c'est devenir un "amoureux" de Dieu, de la vie qu'il donne à tous N'est-ce ce témoignage que nous laissent ceux que l'on appelle justement les saints, Ste Thérèse, ou St François dont nous portons le prénom : ils aimaient la vie par dessus-tout, dans leur amour de Dieu et des autres ! .. C'est aussi cela qu'ont vécu avant nous, beaucoup de gens que nous ne cqnnaissons pas ! Tous des vivants dans le bonheur de Dieu ! que nous sommes appeles à vivre nous même, chaque jour... Car la vie éternelle est déjà commencée... Il est grand temps de ne plus faire de la sainteté un modèle ou de croire que les saints sont des virtuoses de la vertu . C'est vraiment connaître la joie de vivre et d'aimer et cela nous est donné, à chacun d'entre nous.
    P. Emmanuel LEROUX


    (15/11/2006 - 16h17'51 - chroniq)
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    Chronique radio Fajet du 30 Septembre/ 1er Octobre 2006






    C'est ce que nous donnons de nous qui, seul, peut devenir fécond !
    Cette réflexion, découverte cette semaine au détour d'un article m'a fait réfléchir.
    Dans l'acte de transmission dans lequel nous nous retrouvons si souvent impliqués, dans lequel nous nous investissons parfois sans compter - que ce soit en tant que parents pour assurer à nos enfants une "bonne éducation" , ou encore dans notre activité professionnelle qui nous met en position de communiquer avec les autres, - rien ne serait donc assuré en dehors de toute implication personnelle !
    Il semble bien en effet, qu'il en soit ainsi. On le voit bien tout particulièrement dans le domaine de l'éducation. Celle-ci ne peut pas se contenter de "mots", " de belles paroles" ! Elle oblige les parents "de passer aux actes". Il est vain en effet de demander aux enfants d'être polis, par exemple, si nous-mêmes, donnons le témoignage d'une impolitesse notoire !
    Cette situation - pour difficile à admettre qu'elle puise être - ne fait, en fin de compte, que mettre en lumière la grandeur et la responsabilité que nous avons tous, vis-à-vis des autres, notamment lorsque nous devenons des parents ou des éducateurs. Vouloir transmettre aux enfants (aux autres) les valeurs qui nous font vivre, qui nous tiennent à coeur, ce en quoi nous croyons, réclame tôt ou tard, que nous "mettions en pratique" dans nos vies, ces mêmes valeurs et ces mêmes croyances, que l'on s'implique personnellement et concrètement dans ce que l'on désire donner aux autres.
    Alors que nos activités sociales reprennent, que l'école, (le catéchisme) recommence, alors que nous sommes sollicités à participer, ... n'hésitons donc pas à nous "engager", dans ce que nous souhaitons que les autres, ou que nos enfants reçoivent; car seul le don de nous-même peut être fécond !
    Emmanuel Leroux


    (04/10/2006 - 15h24'20 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 23 et 24 Septembre 2006



    On pouvait s'y attendre. Ce mois de septembre qui voit, avec le rentrée scolaire, la vie sociale et économique reprendre, n'a pas manqué d' évenements de toutes sortes qui, à défaut de venir défrayer la chronique, ont marqués fortement les esprits et sont venus alimenter les débats dans les journaux ou à la télévision .

    C'est ainsi que l'on a pu noter, parmi ceux-ci, la violence à l'école, présente à nouveau ici ou là, dans des colléges - comme si les vacances n'avaient été qu'une parenthése ; une information en écho à une enquéte sur l'usage des drogues chez les jeunes qui nous signale que si les ados fument moins, ils s'enivrent plus régulièrement. Et cette aveu, inoui et incroyable, de cette jeune fille qui dit avoir menti, il y a plus de six ans, lorsqu'elle a dénoncé son père pour violences sexuelles... jusqu'à ces violences de ces derniers jours, envers des gendarmes qui font la première page des journaux
    Des phénomènes d'incivilité, de violence qui ne peuvent qu'inquiéter encore et interroger. Comment faire pour aider les jeunes à maîtriser cette violence plus ou moins gratuite qui existe en eux, comme en nous tous, d'ailleurs ? Comment faire pour les aider à ne pas se laisser prendre dans cette spirale infernale de cette violence, à savoir dire non à l'égoisme, ou à l'envie, et à cette fausse idée de la liberté qui fait croire que c'est faire ce que l'on veut, comment faire pour aider à comprendre que le « vivre ensemble » demande le respect des autres et d'accepter les différences et les contraintes de la vie sociale?

    Ces faits divers dénotent finalement un malaise profond de la jeunesse et de notre société. Ils viennent nous interroger sur notre capacité à regarder la vie non comme une compétition où il convient d'écraser les autres, mais comme une chance à prendre des responsabilités, à faire grandir la vie en nous et autour de nous par l'engagement pour un projet ou une cause, bref à construire la société dans laquelle nous vivons tous. J'aime cette parole d'un journaliste que je découvrais cette semaine : c'est ce que nous donnons de nous qui est véritable fécond pour tous. Ce qui nous manquent le plus, ce ne sont pas finalement des moyens de vivre mais des raisons de vivre et de vivre ensemble .

    Emmanuel Leroux

    (04/10/2006 - 15h08'39 - chroniq)
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    Chronique du 22 et 23 Juillet 2006


    Rien d'étonnant, avec le retour de l'été, que reviennent bien évidemment, au-devant de l'actualité les mêmes événements : le chassés croisés des départs et des retours de vacanciers qui alimentent, chaque week-end un peu plus, les bouchons interminables sur les autoroutes. Drôle de vacances en attendant, que de se retrouver ainsi à attendre des heures sous la chaleur que le parcours deviennent plus fluide ! C'est aussi le retour de la chaleur, de la canicule pour l'appeler par son nom, qui vient à nouveau depuis plus de huit jours, bousculer les habitudes et réclamer de la part de tous, des mesures de précaution.

    Qui ne se souvient pas en effet ce que s'était passé durant l'été 2003 ? Les fortes chaleurs avaient surpris tout le monde et suscité un émoi à la hauteur du désordre qu'elle avait entraîné. Il semble bien que tout cela soit désormais du passé et que bien des choses aient changé. Les alertes météos annoncent désormais à l'avance les régions concernées, des appels des autorités à se protéger se multiplient ainsi que les reportages dans les médias. Surtout, chacun semble désormais avoir le souci d'être attentif envers les personnes plus fragiles, invitant par exemple, les personnes âgées à boire et à se rafraîchir, surveillant les enfants pour éviter toute imprudence, en n'oubliant pas les malades dans les hôpitaux ou les prisonniers dans les prisons pour qui la chaleur rend les conditions de vie plus pénibles. Certes, on a appris déjà quelques décès, mais il reste encore bien difficile de les attribuer sans se tromper, à la canicule.

    Tout n'est pas sans doute encore au point, mais on peut saluer cependant cette solidarité qui s'organise avec cette vigilance envers toutes ces personnes fragilisées par la vie. En espérant qu'elle ne dure pas seulement, l'instant d'un été. Et qu'elle s'ouvre aussi, à la détresse des familles et des enfants menacées d'expulsion, pour qui cet été sera « chaud » d'une autre manière, comme aux familles libanaises, contraintes de fuir leur pays en proie à la guerre Non, cet été encore, la solidarité ne pourra pas encore partir en vacances !
    Emmanuel Leroux


    (26/07/2006 - 08h42'12 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 24-25 Juin 2006


    A force de voir chaque jour sur nos écrans de télévision les joueurs du Mondial de football, courir après le ballon, c'est peut-être la question qui nous est venus à l'esprit, à cause de la réflexion d'un ami où tout simplement par simple réflexe à la vison de ce véritable spectacle que sont ces matchs de haut niveau. C'est vrai qu'ils en avalent - si vous me permettez l'expression, des kilomètres, - tous ces joueurs, à courir ainsi après un ballon particulièrement capricieux qu'il faut faire entrer dans le but adverse, ce qui n 'est pas toujours une partie de plaisir, à cause des obstacles en tout genre que représente l'équipe opposée. Cela demande de la dextérité et de la maîtrise de soi, sans aucun doute, une vraie compétence et de l'exercice, assurément mais aussi une certaine force morale plus que la force physique, l'esprit de collaboration et de ne pas jouer « perso », une loyauté et de la persévérance. Il ne s'agit pas en effet pour réussir à marquer le but, on le voit bien, de courir dans tous les sens au risque de s'épuiser en vain et de ne pas tenir la longueur de la partie. Comme tous les sports, le football est une compétition où l'on court pour gagner, non seulement la partie engagée, mais aussi une récompense, où l'on concourt pour remporter une coupe et un titre !

    À près quoi courons nous ? Nous pouvons tous nous approprier également cette question, qui que nous soyons. Sans doute nous ne sommes pas tous des sportifs, et des footballeurs professionnels. Mais, à y bien regarder, la course fait bien partie de notre vie quotidienne. Ne sommes-nous pas toujours pressées, à courir après le temps et n'arrivant pas à tenir les objectifs que nous nous étions fixés. Nous appartenons à une société où tout va vite et qui nous laisse cette impression désagréable que le temps nous échappe. Notre vie devient alors comme une course où nous cherchons à gagner des gratifications de bonheur et des satisfactions qui nous poussent toutes en avant. Terme qui nous engage à développer en nous des qualités humaines de patience et de persévérance, de courage et d'efforts aussi et à développer des valeurs importantes comme l'amitié et le partage, la solidarité. Comme dans le sport et le football en particulier, nous savons tous que l'on n'obtient pas dans la vie de résultats vrais et autnentioque sans sacrifices et entraînements parfois difficiles.
    Alors, après quoi courons-nous ? Je vous concède que cette question est - plus que pertinente, vraiment impertinente ! Mais à ne pas chercher à lui donner des réponses, ne risquons-nous de courir en vain et de faire comme ces équipes qui nous déçoivent, de perdre ce qui nous tient à cœur , ?


    (29/06/2006 - 17h36'25 - chroniq)
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    Chronique du 10 et 11 Juin 2006


    La Coupe du monde de football commence donc ce week-end en Allemagne et c'est le monde entier qui , semble-t-il , à en croire nos médias, vont s'arrêter de vivre ! On l'aura compris avec cette information qualifié de dramatique, qui occupait la une de nos quotidiens cette semaine annonçant la fracture du tibia de l'avent centre de l'équipe nationale qui, du coup, ne pourra pas jouer : la France a mal s'est exclamé le chroniqueur !
    On aurait envie pourtant de classer cet évènement - pour important qu'il puisse être dans son domaine, - dans les faits divers Mais il en va autrement pour les médias pour qui la compétition mondiale va littéralement « révolutionner », on le sent bien, le cours des choses pendant un mois, comme si n'existait rien d'important dans le monde.

    Ainsi, la coupe du monde, comme les Jeux Olympique ou les rencontres mondiales de rugby, dans une moindre mesure, vient nous rappeler la place énorme qu'occupe le sport en général, dans les sociétéss. Encore convient-il de bien comprendre ce mot de « sport » : il couvre en effet des activités si différentes, de la compétition de haut niveau aux pratiques d'une association locale ou à la détente dominicale. Réalité multiforme, elle renvoie à une culture faite de références et de valeurs communes. Vrai miroir des sociétés modernes, il tend à devenir un modèle de la vie réelle. Au risque de se prendre, parfois, de plus en plus au sérieux... Trop lourd d'enjeux, le sport ne perd-il pas alors sa vocation première : être avant tout un jeu ?

    Le sport peut, le sport devrait avoir une place dans notre vie quotidienne à tous, Et ceci, nous le savons pour ces différentes raisons que sont la santé, par l'exercice qu'il donne, la détente, pour le plaisir qu'il procure, , la rencontre avec d'autres. L'activité sportive procure une expérience humaine forte. De même qu'il faut savoir persévérer dans l'effort, pour réussir dans la vie, ceux qui pratiquent un sport savent bien que ce n'est qu'au prix d'efforts et d'entraînements difficiles que l'on obtient des résultats significatifs. La logique du sport, c'est aussi celle de la vie : sans sacrifices, on n'obtient pas de résultats importants et vrais.

    Emmanuel Leroux


    (12/06/2006 - 10h07'45 - chroniq)
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    Chronique radio Fajet du 6 et 7 Mai 2006


    Qui n'a pas été bouleversé, à l'annonce de l'accident de moto qui a eu lieu dans Nancy la semaine dernière. Cette moto appartenait depuis une dizaine de jours seulement, à Grégory et elle l'aura emporté dans la mort. Il avait 21 ans. Il est mort, victime des événements, de la prise de risque qui l'habitait peut-être aussi. Dans la petite église St Melaine de Vandoeuvre, beaucoup de jeunes sont venus l'accompagné ainsi que sa familleet tous étaient attristés et bouleversés.

    Grégory, on le sait, n'est malheureusement pas le seul, à être ainsi victime d'un accident de moto. Depuis le début d'Avril, on en dénombrerait près de six en ville, dans les rues de Nancy. On peut craindre qu'avec les beaux jours de l'été qui arrivent, le nombre se multiplie. Et viennent encore cette année, avec les accidents de voiture, confirmer que la route est l'une des causes de mortalité des jeunes la plus importante.

    Une situation difficile à accepter. J'ai vu l'autre jour, ces jeunes motards et d'autres aussi qui accompagnaient leur camarade Grégory pour la dernière fois, et on se dit que cette situation , on ne peut pas l'accepter. On se dit quand on voit tous ces jeunes, qu'ils ont encore une vie à construire avec d'autres, qu'ils ont encore une vie à donner aux autres, à leur famille et à leurs camarades, Mais, comment faire pour que l'inacceptable ne revienne pas ?

    Sans doute, ne maîtrisons-nous pas tous les évenements que nous traversons dans l'existence. Mais, c'est bien nous cependant, qui sommes responsables de notre propre vie. Comme de celle des autres, d'ailleurs. C'est la raison pour laquelle existent des règlements, des limites, des lois, des contraintes. Elles nous apparaissent le plus souvent, comme des « empêcheuses de vivre en rond », de faire ce que l'on désire, comme venant restreindre nos envies de se défouler, de vivre , de se sentir libre. Mais, comme souvent dans la vie, ce qui est excessif n'est vraiment pas bon pour nous. Aimer trop quelqu'un l'étouffe, manger et boire trop nous indispose tous. Vivre ensemble, construire ensemble le monde où nous vivons, ne peut apporter liberté et bonheur que si nous acceptons de limiter nos énergies pour les mettre au service de la vie, de la vie ensemble.
    Grégory l'avait découvert, je crois, avec son père, dans la pratique du sport auquel il s'odonnait souvent.. Sa vie trop courte nous relance vers cette conscience que vivre, c'est partager, c'est chercher à se dépasser, c'est s'engager dans ces valeurs de don de soi et de respect des autres qui donnent du prix à la vie mais qui sont invisibles, à nos yeux .
    Emmanuel Leroux


    (09/05/2006 - 11h52'22 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 14 et 15 Avril 2006


    On ne le sait pas toujours : la fête de Pâques est la fête le plus importante, la première des fêtes pour les chrétiens ; On pense que c'est plutôt la fête de Noël, en décembre qui célèbre la naissance de l'enfant Jésus. Il n'en est rien. La foi des chrétiens trouve en effet son existence dans la fête de Pâques où les chrétiens célèbrent la ressurection du Christ. Mort sur la croix où il a été crucifié le vendredi, mis dans un tombeau par ses amis, ce sont les femmes qui allaient embaumer son corps, comme on le faisait à cette époque qui s'aperçoivent les premières que le tombeau est vide, et qu'il est ressuscité d'entre mort.
    Une espérance folle pour ses amis et pour tous les hommes. La resurrection du Christ affirme en effet que la mort n'est donc pas la fin de tout, que l'amour, le don de soi peut être vainqueur du mal, que nous sommes faits pour vivre.

    J'aime bien cette fête de Pâques qui vient rappeler et redire, comme l'écrit François Boëdec, que Dieu tient ses promesses, qu'il a l'amour têtu, l'obstination tenace pour nous sortir de nos enfermements et de nos nuits. Rien à voir avec un coup de baguette magique ! Simplement la bonne nouvelle que quelqu'un est venu faire le passage. Durant la célébration de la veillée pascale, dans la nuit de Pâques, les chrétiens se rappellent en effet ce qu'est l'aventure chrétienne, avec les grands symboles de l'humanité : le feu qui rassemble et triomphe de l'obscurité, la parole écoutée, échangée qui apporte la joie de vivre, l'eau qui coule et dont on ne peut pas se passer pour vivre, le pain et le vin partagé qui comblent les vraies faims de l'homme. Pâques, c'est la fête et le triomphe de la vie. Bonne fête de Pâques !


    Emmanuel Leroux

    (09/05/2006 - 11h50'50 - chroniq)
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    Chronique radio Fajet du 1er et 2 Avril 2006



    L'inquiétude ! N'est-ce pas en effet l'inquiétude qui nous envahit tous, peu ou prou, au terme de cette semaine mouvementée, devant la tournure qu'ont pris les évènements déclenchés par le CPE ! On se retrouve apparemment dans l'impasse aujourd'hui, avec cet affrontement tout aussi systématique de part et d'autre, où chacun campe sur ses positions. Il est temps de passer de l'affrontement à la confrontation qui seul, permet le dialogue et la discussion, et donne l'occasion de s'expliquer, de dire l'inquiétude que chacun porte et d'inventer ensemble une situation nouvelle.

    Il ne faudrait pas en effet, oublier trop vite, avec ces événements qui prennent le devant de la scéne, que c'est l'inquiétude qui est à l'origine de ce qui est devenu, un vrai conflit de société. Il s'agissait en effet, de trouver avec cette initiative du CPE, une solution concrète devant l'inquiétude que suscite le chômage des plus jeunes; inquiétude partagée par les jeunes eux-mêmes, devant l'engagement dans le travail et la peur d'un avenir incertain et par des responsables politiques, soucieux de trouver des moyens adaptés pour les plus jeunes, d'entrer plus facilement sur le marché du travail. Initiative sans doute malheureuse, par la méfiance et l'incompréhension qu'elle a suscité et qui n'aura donc pas réussi à dissiper l'inquiétude des jeunes devant l'avenir !


    C'est le sidaction, ce week-end et c'est une autre inquiétude que cette initiative vient nous révèler. Je veux parler, on l'aura compris, de l'inquiétude que provoque le sida. On ne parle plus beaucoup du sida aujourd'hui et pourtant il reste encore une maladie grave qui atteint des millions de gens en Afrique où, comme on a pu le voir à la télévision, elle multiplie les orphelins, mais aussi dans nos pays, chez nous. Une maladie grave dont on n'a pas trouvé encore de vaccin, même si la trithérapie permet de la soigner. À la lourdeur des soins s'ajoute encore souvent la lourdeur du rejet et la solitude dont le malade n'a vraiment pas besoin, au contraire. La solidarité que l'on peut exprimer ce week-end par un don, est certainement une bonne manière d'exclure l'exclusion et de faire reculer entre nous, pour une grande part, cette inquiétude qu'elle suscite. Occasion encore de discuter et de dialoguer pour inventer ensemble, un avenir commun.

    Vous êtes inquiéts ! Et si nous décidions d'y mettre un terme, en cherchant à partager et à faire ensemble quelque chose, pour construire demain ?


    Emmanuel Leroux
    (01/04/2006 - 08h02'11 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 18 et 19 Mars 2006


    Il faut bien le reconnaître : les jeux paralympiques d'hiver qui se déroulent actuellement à Turin, sur les sites de J.O d'hiver ne font pas la une de nos médias et passe complètement inaperçu pour le grand public. Ce n'est pourtant pas les exploits qui manquent, comparables à plus d'un titre, à ceux des champions valides qui ont occupé nos écrans, il y a déjà près d'un mois. Il faut les voir slalomer sur les pistes ou encore patiner sur les anneaux de glace, avec une dextérité étonnante et concourir dans les compétitions, pour s'apercevoir qu'ils méritent grandement notre admiration, comme toute le monde. Mais, d'ou vient-il que ces Jeux paralympiques, ou concourent des personnes touchées par un handicap physique, ne suscite pas l'intérêt des médias et l'attention du grand public ?


    Différent, comme tout le monde ! Ce slogan, lancé non sans humour, cette semaine par l'association des Paralysés de France, pour accompagner la Semaine Nationale des Personnes Handicapées physiques, n'aura pas non plus, il convient de le reconnaître encore, attiré l'attention de la presse nationale, ni de la population dans son ensemble. Des animations pourtant ont eu lieu dans toute la France, à l'initiative des délégations départementales : elles visaient, pour l'essentiel, à récolter des fonds en vue d'organiser la lutte contre les discriminations touchant les personnes en situation de handicap. Une situation préoccupante puisque, selon le sondage réalisé en mai 2005 auprès des Français, le handicap arrivait en effet, en tête des principales discriminations reconnues dans notre pays, à égalité avec l'origine ethnique. Manque d'accessibilité dans ce qui fait la vie sociale de tous les jours, difficulté, voire impossibilité face à l'embauche en sont les principales causes reconnues. Avec une raison supplémentaire, plus insidieuse, qui nous concerne tous : le regard que nous portons tous sur la personne handicapée !


    Ces situations devraient tous nous interroger. Il n'est pas normal en effet que des personnes, parce qu'elles sont touchées par un handicap, par accident ou de naissance, se sentent exclues de notre attention, comme si elles n'existaient pas. Après tout, ne sommes-nous pas tous porteurs de différences ? Et appelés, par conséquent, pour vivre ensemble, à les accueillir avec respect ? Cette semaine nationale qui nous invitait à apprendre à changer notre regard sur le handicap se termine. Mais il est encore temps, non, il n'est pas trop tard pour commencer à reconnaître les handicapés pour ce qu'ils sont vraiment : des personnes, comme tout le monde !


    Emmanuel Leroux
    (29/03/2006 - 16h33'59 - chroniq)
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    Chronique du 4 et 5 Mars 2006


    La vie au travail dans l'entreprise ou encore dans les bureaux est en train de devenir plus difficile aujourd'hui pour beaucoup. C'est le témoignage que l'on peut retenir des articles qui paraissent actuellement dans la presse, suite notamment à la sortie de deux films sur ce sujet dont celui de Fabienne Godet, sauf le respect que je vous dois que l'on pouvait voir à Nancy encore cette semaine. Des situations suffisamment difficiles et douloureuses pour que la presse s'en empare, brisant ainsi la chape du silence sous laquelle bien souvent elles se réfugient.

    Qui d'entre nous pourtant ne connaît pas des voisins ou des amis en désarroi devant les difficultés qu'ils vivent au travail. Les cas de dégradations de la santé physique ou mentale ne cessent de se multiplier, on le sait, autour de nous. Des situations de souffrance qui se vivent en raison des changements qu'occasionne l'évolution du travail et des techniques qui s'imposent sans trop de formation ; à cause aussi, il faut le souligner, de vexations quotidiennes qui l'on supporte tant bien que mal jusqu'à l'inacceptable, ou encore de désagréments que l'on garde pour soi afin de ne pas perdre son emploi. C'est la peur face à l'insécurité qui naît quand on apprend que l'entreprise se délocalise ou se restructure, c'est l'inquiétude qui grandit quand on voit la nature du travail changer avec la mise sous informatique du travail de l'entreprise...

    Il faut sans doute le courage et peut être l'audace de Fabienne Godet pour mettre en scéne cette souffrance vécue au travail. À travers le personnage de François. petit cadre d'entreprise qui se révolte, suite au licenciement de son ami Simon qui se suicidera quelques jours plus tard dans son bureau. Devant l'absence totale de réaction des autres salariés qu'elle provoque, ce film témoigne de cette souffrance qui va le détruire complétement. Quittant sa famille, occasionnant l'accident dans lequel son patron est tué, il part en cavale dans une fuite en avant ou il se perd. .
    Un film courageux donc parce qu'il ose parler de ce mal être moderne qui fait la réalité quotidienne du monde du travail. Sans doute, les colonnes de nos journaux se font parfois l'écho de ces petits conflits. Il reste que comme le remarque cette semaine encore, un long article d'un hebdo parisien, pourquoi et comment se fait-il que les gens qui réprouvent des cas de violence dans leur vie familiale et privée, les acceptent dans leur vie professionnelle sans trop réagir ? Une question pertinente et qui nous interpelle également.
    Emmanuel Leroux.


    (06/03/2006 - 08h27'07 - chroniq)
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    Chronique du 18 et 19 Février 2006


    Les prisons françaises ne vont pas bien . C'est le constat que vient encore d'établir un rapport européen qui vient d'être publié et dont la presse s'est fait l'écho, cette semaine. À la suite d'une visite effectuée, il y a quelques mois, par le Commissaire aux Droits de l'homme dans quelques établissements pénitentiaires français, celui-ci, affirme mon quotidien, a déploré dans son rapport, la situation alarmante et inquiétante des prisons française, notamment dans le chapitre consacré au système pénitentiaire. Parmi les questions évoquées, deux ont particulièrement retenu l'attention et frappé le commissaire européen : le problème de la surpopulation et le manque de moyens nécessaires au fonctionnement dans la plupart des établissements qu'il a visités.

    Ce constat, pour douloureux qu'il soit, n'est pas nouveau. Nous avons tous en mémoire les interventions de nombreuses commissions ou personnalités qu'on fait également, depuis des années, ce même diagnostic. « La situation est devenue aujourd'hui à la limite du supportable, » écrit le commissaire européen, notamment pour ce qui concerne les conditions de la garde-à-vue. Il en résulte qu' un grand nombre se trouvent doublement punis, affirme-t-il. En étant privés de leurs droits élémentaires et en vivant dans des conditions de vie inacceptables, en dessous de ce que pourtant, prévoit la loi.

    On ne peut, bien sûr, que souhaiter que cette situation puisse évoluer et changer le plus rapidement possible, ce à quoi semble s'être engagé aujourd'hui le Ministère de la Justice. Comme le suggère ce rapport, les actions à mener ne manquent pas, à commencer par la mise en pratique d'une véritable politique pénitentiaire, la séparation des prévenus des condamnés, la mise en œuvre d'un vrai traitement social et psychologique qui donne un effet positif au principe de réinsertion. Sur ce point, comment ne pas penser aux jeunes pour qui, dans de telles conditions, la prison ne peut pas être ce qui peut les aider à « s'en sortir ». Les traumatismes dont ont témoigné dernièrement les acquittés d'Outreau et bien d'autres aussi que l'on connaît, suffit pour demander à ce que ces actions soient vraiment menées à bien. Souhaiter que la justice s'accomplisse, dans le respect des droits humains, n''est-ce pas là finalement, un souhait, ou plutôt une exigence, celle du citoyen que nous sommes tous.
    Emmanuel Leroux.


    (06/03/2006 - 08h26'13 - chroniq)
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    Chronique du 11 et 12 Février 2006


    Peut-on publier des caricatures du prophéte de l'Islam ? Une majorité de Français, interrogés pour le compte d'un quotidien parisien, à la suite de la polémique internationale qui se poursuit encore, estiment aujourd'hui que leur publication dans la presse, a constitué une provocation inutile. Si la liberté d'expression est un principe intangible, sur lequel on ne peut revenir, les Français en viennent donc à reconnaître que l'on ne peut donc pas rire de tout et tourner en dérision tout et n'importe quoi. Le respect des personnes, des opinions de chacun, notamment en matière politique ou religieuse, sont aussi des principes tout aussi importants.qu'il convient de tenir, même si ils limitent en apparence ce droit de s'exprimer librement. .

    Cette affirmation mérite qu'on y réfléchissement vraiment. Elle vient en effet souligner que la liberté n'a de sens qu'encadré par la responsabilité. Que notre propre liberté n'a d'existence que dans l'exercice de notre responsabilité personnelle. Il me semble que l'on se trompe souvent sur cette idée de la liberté. Ne croit-on pas trop facilement en effet, sans doute en raison de l'individualisme ambiant, qu'être libre, c'est tout simplement faire ce que je veux, .sans aucune contrainte ? Nous connaissons pourtant tous l'adage qui affirme, avec justesse, que notre liberté personnelle s'arrête là, où commence celle des autres. C'est dire qu'être libre, c'est donc choisir et être responsable : choisir de respecter la liberté d'autrui, et être responsable de soi, c'est reconnaître que l'on ne possède qu'une part de la vérité que les autres partage tout entière avec nous.

    Libre mais responsable. Dans tout ce qui a encore agité la scéne médiatique durant cette semaine, c'est peut-être cela qui aura manqué le plus ; Libre et responsable parce que l'on cultive en soi l'esprit critique ; c'est lui, assurément qui peut nous aider à prendre du recul pour ne pas faire d'amalgame et refuser de se lancer dans des réactions violentes. C'est lui qui creuse en nous une place au doute qui permet de ne pas enfermer les personnes dans des apparences ou des jugements à priori et de reconnaître nos limites. Nos médias seraient bien inspirés de tenir cette distance par rapport aux évènements et aux personnes. Et à favoriser ainsi l'échange et la reconnaissance qui faisait croître le vivre ensemble.
    Emmanuel Leroux


    (06/03/2006 - 08h24'38 - chroniq)
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    Chronique du 4 et 5 Février 2006


    Que penser du Contrat Premier Embauche ? C'est la question que l'on peut se poser devant les nombreuses réactions venant de toute part que suscite le projet du gouvernement de créer un nouveau contrat, spécifique pour les jeunes. La situation de l'emploi des moins de 25 ans qui connaît un taux de chômage important, n'est pas des plus brillante dans notre pays, c'est le moins que l'on puisse dire. Situation difficile qui les plonge dans l'oisiveté pour la plupart d'entre eux, qui perdure, on le sait, depuis de nombreux mois, ce qui n'est pas sans interroger. Entre les stages non rémunérés et les envois de demande d'emploi sans réponse ou les petits boulots intérimaires, c'est un sentiment d'abandon ou de rejet qu'ils éprouvent tous, ne sachant que faire pour en sortir.

    Dans ce contexte, il serait intéressant à demander aux jeunes eux-mêmes, ce qu'ils pensent de cette proposition de travailler que donnera ce nouveau contrat. Sans doute, peut-on le qualifier, comme on l'entend surtout dans le camp des mécontents, de précaire, à cause de la disposition de deux ans à l'essai. Mais, n'est-ce pas là,( on peut le regretter) une nouvelle dimension du travail qui tend à se généraliser dans les entreprises, du fait de la mondialisation des marchés. Quand on voit les difficultés à se développer qu'elles connaissent, on s'aperçoit que nous sommes en train de passer dans un autre monde où le travail sera plus aléatoire et morcelé, que celui, plus stable et sécurisé, que l'on connaissait autrefois.

    On le voit bien, sur la scéne du travail dans le monde, les jeux sont peut-être plus ouverts qu'il n'y paraît. Le travail va connaître, chez nous comme ailleurs, un changement de physionomie dans les années à venir. Difficile aussi de discerner dès maintenant les effets des réformes en cours. L'important reste donc d'avoir un emploi. Et de pouvoir travailler. On sait combien une situation de chômage qui se prolonge, peut dissoudre les énergies et entraîner dans une oisiveté qui n'est pas bonne pour les jeunes comme pour tous. Souhaitons aussi que les nouvelles règles du travail qui s'élaboreront soient davantage axées sur la protection des personnes, donnant à chacun, les moyens de faire face aux aléas de son parcours professionnel.
    Emmanuel Leroux


    (06/03/2006 - 08h22'34 - chroniq)
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    Chronique du 28 et 29 janvier 2006


    Cela fait aujourd'hui une dizaine de jours que la commission parlementaire a commencé les auditions des acquittés d'Outreau - comme on les appelle - et de leurs avocats Cette affaire d'Outreau, on s'en souvient, a suffisamment défrayé la chronique, ces dernières années, pour ne pas redire de quoi il s'agit. Elle a débouché sur l'acquittement de la majorité des prévenus qui criaient leur innocence, laquelle a été reconnue qu'après trois ans de procédures et surtout de prison préventive. Une situation difficile à vivre et que chacun des acquittés, comme on a pu l'entendre publiquement , a pu enfin exposer longuement, non sans émotion.

    Ce qui se passe aujourd'hui avec cette commission parlementaire est sans aucun doute exemplaire et tout à l'honneur de la justice. Permettre à ce que des personnes acquittés et reconnues innocentes soient non seulement indemniser mais écoutées et entendues sur ce qu'elle ont vécu et qui les ont marqués à vie me paraît être un signe de respect et de reconnaissance des personnes. On peut espérer que cette initiative permette de mettre en lumière les dysfonctionnements du système judiciaire et policier afin d'y remédier et de comprendre comment il a été possible de laisser des gens en prison préventive pendant plusieurs années. Et d'avoir le courage de modifier ou de changer en profondeur les structures inadaptées sans oublier de sanctionner les responsables.

    Mais on ne saurait se contenter, à mon avis, d'un simple changement dans les procédures, fussent-elles pour qu'elles deviennent plus respectueuses de la vérité et des personnes. On peut en effet souhaiter que ce qui s'est passé dans ce procès, amène également à un changement en profondeur des esprits et des attitudes. Cette affaire est un vrai reflet de la crise de notre société et de notre « vivre ensemble ». Dans bien des domaines professionnels, que ce soit celui de la santé, ou encore de l'école, dans les administrations, ne peut-on pas découvrir également de telles attitudes d'autoritarisme ou de mandarinat, ou tout simplement d'incivilité et de manque de politesse qui enferme les autres dans une condamnation a priori et méconnaît finalement qu'ils sont aussi des personnes et des êtres humains. Liberté, égalité, fraternité affirme notre devise républicaine. Si nous sommes facilement en accord avec les deux premières, la troisième reste encore bien difficile à vivre !
    Emmanuel Leroux
    (25/01/2006 - 19h20'46 - chroniq)
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    Chronique du 21 et 22 Janvier 2006

    « Trop, c'est trop ! »   : tel est le slogan qui a été retenu par la Campagne nationale lancée cette semaine à Lyon, à l'initiative de Bernard Bozle, co-fondateur de l'observatoire international des prisons. Un slogan qui rejoint tout à fait le vécu des détenus de la majorité des prisons françaises, comme on a pu l'entendre durant cette manifestation grâce au témoignage d'un ancien détenu, lequel vient d'être publié dans un grand quotidien national.
    « Une journée en prison, - s'est-il souvenu, après dix-huit ans de prisons, - c'est l'enfer. Quatre détenus dans une cellule de 9 mètres carrés. Des paillasses pour lit, des toilettes sans porte, des heures d'ennui entre promenade et cellule, Dans cette promiscuité, la violence est inévitable, poursuit-il. En prison, on est plus soi-même, on ne peut pas se concentrer. Trop de bruit. Moi, je suis sorti, mais j'ai pas mal de copains qui se sont suicidés.

    L 'objectif de cette campagne nationale est donc clair : il s'agit de mettre un terme, au plus vite, à la surpopulation carcérale qui abîme actuellement trop de détenus et à imposer le respect du numéros clausus, c'est-à-dire le nombre fixé de détenus maximun que peut accueillir chacun de nos établissements pénitencier. Cette dernière revendication repose sur un principe simple, : une place, une personne ! Principe inscrit déjà dans le code de procédure pénale mais rarement, pour ne pas dire jamais, respecter et appliquer, à cause du surnombre de condamnés. Bien des solutions assurent un chercheur du CNRS, dans l'article de mon quotidien parisien, pourraient être choisis, à commencer par l'utilisation de toutes les solutions prévues par la loi , telle que le recours à l'aménagement des peines, les travaux d'intérêt général ou le régime de semi-liberté, pour les petites peines. C'est à un vrai changement de culture de la justice qu'il convient d'opérer, y témoigne en écho, un magistrat, et qui ne passera que grâce à la formation des juges au respect de la dignité de l'homme et de ce qu'est une prison !

    La campagne « trop, c'est trop »  va se déplacer de ville en ville dans toute la France ces mois à venir pour sensibiliser l'opinion publique à ces graves questions concernant les prisons et ceux qui y vivent. Campagne utile, qui nous invite tous, à prendre en compte ces questions de société et de réfléchir à la manière dont nous souhaitons vivre ensemble. S'il est normal d'être sanctionné lorsque l'on a fait une faute, le rôle normal de la prison devrait être d'en sortir meilleur ! On peut le penser, on devrait surtout aider à le faire !
    Emmanuel Leroux
    (25/01/2006 - 19h19'50 - chroniq)
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    Chronique du 14 et 15 Janvier 2006


    L'information n'a pas fait la « une » des grands médias et pourtant, la rencontre qui s'est déroulée ce week-end passé, dans la région parisienne, doit être considérée comme un véritable évènement. Il s'agit en effet, du premier conseil des enfants, lancé à l'initiative du mouvement chrétien des enfants, l'ACE. Pendant deux jours, la vingtaine de jeunes délégués des régions, âgés de 6 à 16 ans, ont discuté en petits groupe - ou pour les plus jeunes avec des dessins, - pour choisir le thème de réflexion de leur mouvement pour l'an prochain. « On n'est pas fait pour se battre »  a été retenu parmi les trois thèmes proposé à la discussion et tous ceux qu'ils pouvaient suggérer. Un thème fédérateur et concret qui rejoint bien ce qu'ils vivent quotidiennement à l'école ou dans le quartier et qui pourra aider les 45 mille jeunes qui se retrouvent en club ACE, à échanger et à agir pour mieux vivre ensemble.


    Cette information ne manquera pas d'étonner : que des enfants puissent ainsi participer à ce qui fait la vie du mouvement qui les regroupent en petites équipe de quartier, n'est pas chose courante. Dans la situation culturelle que nous connaissons aujourd'hui, les enfants se trouvent plus souvent isolés les uns des autres, mis en avant par les adultes qui s'abstiennent d'intervenir sur leurs idées ou refusent parfois de leur dire non. Leur permettre ainsi de partager leurs découvertes, les aider à mettre en œuvre des initiatives ou des projets, les soutenir pour se retrouver dans leurs clubs ou ils peuvent discuter, se confronter et agir ensemble m'apparaît être le plus grand service que l'on puisse rendre à tous les enfants. Il est clair que l'éducation ne se réduit pas uniquement dans le transfert de règles de conduite ; elle réussit quand ils deviennent acteurs et responsables de ce qui fait leur vie d'enfant et de jeunes. Comme le souhaite ce mouvement ACE.



    À la fin de ce week-end, les enfants et les jeunes, affirme l'article du quotidien qui relate cette information, ont repris leur chant : « Nous ne sommes pas trop petit pour que l'on décide à notre place » Une manière de dire et d'affirmer que ce n'est que dans la confiance partagée avec les adultes, parents, et éducateurs que tous les enfants peuvent vraiment grandir. Et prendre leur place dans notre société.
    P. Emmanuel Leroux
    (25/01/2006 - 19h14'39 - chroniq)
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    Chronique du 24 et 25 décembre 2005



    Aujourd'hui, c'est Noël, Dans les rues toutes illuminées, on se presse pour faire les derniers achats pour la fête. Dans les maisons dont certaines scintillent de lumières, on s'affaire à préparer le réveillon qui réunira tout à l'heure la famille et les amis.
    Noël ! oui c'est un moment de fête pour tous, enfants et parents, un moment où l'on aime se retrouver ensemble pour un moment d'échange et de partage convivial ; C'est le moment d'échanger des vœux et des souhaits à nos amis et à toute la famille ; un moment ou l'on prendra le temps aussi d'aller à l'église pour prier et se réjouir avec les chrétiens de cette naissance de l'Enfant-Dieu. Noël est une fête chrétienne ; une bonne nouvelle est annoncée pour tous : c'est Dieu qui se fait proche des hommes, il prend corps en l'enfant Jésus et devient ainsi l'un de nous 


    Il est vrai que l'on ne perçoit plus beaucoup cette dimension chrétienne de la fête de Noël. L'aspect commercial semble bien avoir pris le dessus, avec tous les ingrédients de la société de consommation dans laquelle nous sommes plongés ; pourtant, cette fête continue de garder son mystère ; on éprouve encore le besoin de se rassembler en famille, de partager avec de bons amis, ne serait-ce qu'un cadeau ou une lettre d'amitié ; on s'échange des vœux et des souhaits de bon Noel. Je suis frappé de voir combien il existe une vraie attente de vivre ensemble chez beaucoup de gens que je rencontre, dans notre société et notre monde ou domine encore trop de viol en ce de toutes sortes. Nous ne savons peut-être plus, il est vrai, nous « étonner de ce que font les autres, Ou nous émerveiller de ce qui nous arrive de bon. Quelle chance pourtant que toutes ces occasions de se retrouver ensemble pour partager un moment d'échange ou d'amitié. Des moments forts qui sont déjà, je le crois, des signes du bien que Dieu veut pour chacun de nous !


    C'est aujourd'hui Noël ! N'hésitons pas alors à nous réunir, à accueillir aussi, à partager et à vivre la fête ensemble ; C'est Dieu qui naît parmi nous quand nous nous retrouvons pour l'échange et la convivialité, dans l'écoute et le partage avec les autres. Bon Noel à tous ! Emmanuel Leroux
    (18/01/2006 - 15h11'07 - chroniq)
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    Chronique du 10 et 11 Décembre 2005


    La laicité a cent ans. C'est en effet cette semaine qu'ont eu lieu à Paris, les célébrations officielles du centenaire de la loi dite de séparation des Eglises et de l'Etat. Déjà depuis plusieurs mois, ici et là, celle-ci a donné lieu à des colloques ou des publications consacrés à cette événement qui instaurait un régime de laicité en France. L'écho historique qu'a choisi de nous présenter à cette occasion, il y a quelques jours, l'émission présentée sur la chaîne nationale a permis de se rappeler du contexte de l'époque où elle fut élaborée. Si ces débuts comme l'on a pu le voir, ont été conflictuels, prenant à certains moments, des tournures de lutte anti-religieuses ou anti-catholiques, tout le monde convient aujourd'hui que la laicité est maintenant plus apaisée . et qu'elle est devenue, au fil des années, une manière de vivre ensemble dans la paix sociale.

    On doit dire que l'enjeu n'était pas gagné d'avance ! La laicité, tel que nous la connaissons aujourd'hui, était en effet, une disposition législative tout à fait original et de particulier. On ne trouve peu, sinon pas de pays dans le monde dans lequel existe un tel régime de laicité comme nous le connaissons aujourd'hui.
    Celui-ci n'instaure pas - comme on le croit trop souvent - une neutralité rigide de l'Etat envers les religions. Bien au contraire. Elle vient reconnaître d'abord l'existence de toutes les religions dans la pratique de leur culte qu'il protége et garantie, et que celle ci est un droit inaliénable de toute personne. Si elle reconnaît d'autre part, qu' Eglises et Etat sont désormais deux registres distincts, et instaure effectivement une séparation des pouvoirs, la laicité n'est pas pour autant, absence de relations mutuelles dans la vie sociale, comme si l'autonomie reconnue voulait dire ignorance et empêcher la possibilité de se rencontrer, de dialoguer, bref de vivre des relations dans ce qui fait la vie sociale quotidienne.


    Ainsi la laicité se manifeste-elle, par nature comme par définition, pluralité et diversité. Elle repose, on le voit bien, sur une écoute mutuelle et une concertation entre l'Etat et les Eglises qui doit se vivre au quotidien. Elle donne même - reconnaissent les Evêques de France - aux catoliques, une responsabilité accrue, celle d'apporter leur pierre à la construction de la vie sociale de notre société. Parce qu'elle est vraiment une manière de vivre ensemble, dans le respect des convictions de tout un chacun, la laicité nous concerne donc tous et nous invite encore, a l'occasion du centenaire de la loi, à savoir renouveler notre engagement de citoyen, au service du « vivre ensemble ».
    Emmanuel leroux
    (12/12/2005 - 13h12'10 - chroniq)
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    Chronique radio Fajet du 26 et 27 Novembre 2005


    Guérir du poison des discriminations ! En dénonçant cette attitude systématique de rejet des autres, le Président aura, sans aucun doute, mis le doigt sur l'une des causes profonde de ce malaise ressenti si fort, ces dernières semaines, par de nombreux jeunes dans les banlieues de nos grandes villes. Les nombreux témoignages, publiés dans les colonnes de nos journaux, ces derniers temps, peuvent nous aider à comprendre qu'en effet, ce sentiment d'être rejeté, vécu à tout moment parce que l'on est exclu du monde du travail, ou que l'on est relègué dans l'oisiveté le manque de reconnaissance ; Cette situation, pour le moins difficile, ne peut que mettre à mal le lien social, et compromettre, sinon faire mourir, le sentiment d'appartenir à une communauté nationale et plus encore, celui d'exister pour les autres ;

    Dès lors, comment faire, pour lutter contre cet empoissonnement que distille peu à peu le chômage et la non-considération. Il est important en effet de pas en rester aux bons sentiments et de s'engager sur le terrain de l'action pour changer les choses. Déjà, des mesures sociales sont annoncées par les responsables, pour modifier les conditions de vie actuelle qui ne peuvent que générer l'isolement et le repli sur soi ; il ne faudrait pas, en tout cas, que leur mise en œuvre si elles réclament forcément, on peut le comprendre, un certain délai, se fassent attendre trop longtemps. Ceci dit, on s'aperçoit que ces conditions matérielles, aussi indispensables et utiles soient-elles, ne sauraient suffire. L'individualisme ambiant qui fait considérer l'autre comme un objet et non pas comme une personne, pourrit les mentalités et les relations quotidiennes dans nos quartiers. Une prise de prise de conscience collective pour le respect et la reconnaissance de l'autre, forcément différent, s'avère tout à fait indispensable.

    Favoriser la diversité, le brassage des populations dans les quartiers de nos villes, développer à l'école, l'éducation à l'accueil de l'autre et à la non-violence, aider les enfants et les jeunes à vivre l'expérience « du vivre ensemble » et du partage dans des associations ou dans le sport, sont assurément, autant d'éléments concrets et puissants contre ce poison de la discrimination sous toutes ses formes... 
    Nous sommes tous appelés comme citoyen mais déjà comme être humain, à vivre cet idéal de la fraternité, inscrit dans la pierre des frontons de nos mairies et qui fonde notre « vivre ensemble ». Lutter contre la discrimination est l'affaire de chacun, jeunes et adultes, et nous savons tous que cela commence avec le simple bonjour que l'on adresse à son voisin ou lorsque l'on se rencontre. Changer notre regard sur l'autre, l'accueillir tel qu'il est, sans préjugés, pour lui-même, c'est déjà construire cette société commune, ce « vivre ensemble » qui dit non à toute discrimination.
    P. Emmanuel Leroux
    (07/12/2005 - 11h38'08 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 29 et 30 Octobre 2005


    Nous avons de la chance cette année ! avec le week-end qui la précède, la fête de la Toussaint nous offre la possibilité de partir quatre jours. Possibilité dont beaucoup profitera, on peut le penser, ne serait-ce pour retrouver le pays natal ou la famille . Comme le veut la tradition, la Toussaint est encore pour beaucoup, l'occasion de penser à ceux que nous aimions et qui sont décédés et d'aller fleurir leurs tombes dans les cimetières. C'est ainsi que nombre de famille se retrouve et certains vont retrouver à l'église la prière des chrétiens.

    C'est que la Toussaint, l'aurions-nous oublier, est d'abord une fête chrétienne. Comme son nom l'indique, elle est la célébration, la fête de tous ceux que l'on appelle des saints. On pense toujours qu'ils ont dû être des gens extra-ordinaire pour êtres ainsi honorés et désignés comme des saints. À vrai dire, il n'en est rien ; Ils et elles ont été des gens comme nous, confrontés aux difficultés de la vie, vivant au milieu des autres, leurs responsabilités d'hommes et de femmes de leur époque. Des gens ordinaires comme vous et moi mais peut-être avec quelque chose en plus : une passion qui les a pris tout entier, celle de vivre en cherchant à aimer, n'hésitant pas à donner d'eux-mêmes et même leur vie pour cela. Pensons à Vincent de Paul qui fonda les orphelinats, à la petite Thérèse qui consacra sa vie dans son couvent à prier pour tous, à bien d'autres encore ; au saint patron dont nous portons le prénom !

    Pour les chrétiens, tous ces hommes et ces femmes ont été durant leur vie comme un reflet de la sainteté de Dieu. Lui seul est véritablement saint, parfait, Dieu est Amour, source de tout amour nous apprend l'apôtre St Jean. C'est dire que ceux que nous fêtons à la Toussaint, ce sont tous ceux qui ont cherché hier et qui cherche encore aujourd'hui, à refléter dans leur existence, cet amour des autres qui fait vivre pleinement.

    La Toussaint ! cette belle fête nous fait penser à ceux que nous avons aimés et qui ne sont plus avec nous et nous avons raison. Le cimetière où nous irons peut-être nous recueillir sur leurs tombes n'est pas un lieu triste et sinistre !, c'est le lieu où ils «reposent» comme l'on dit joliment. ( où ils dorment dire la tradition chrétienne).Ils ne sont donc pas morts ! Ils sont encore vivants, mais autrement ! Et toutes ces fleurs qui transforment nos cimetières, en un bouquet merveilleux, témoigne de leur vie, de la vie qui ne meurt pas, de la vie qui transcende la mort. Soyons-en sûr : C'est l'amour qu'ils ont encore pour nous qui les fait vivre encore, pour toujours !
    Emmanuel Leroux


    (28/10/2005 - 18h31'38 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet du 20 et 21 Novembre 2004


    Nous avons tous entendu cette semaine, cette information : on a inauguré, à Paris une maison des adolescents. Initiative qui peut surprendre, mais qui vient répondre, quand on écoute cette information à de réelles besoins de cette classe d'âge.

    C'est en effet ce qu'on peut déjà découvrir dans les deux premières maisons d'adolescents qui se sont ouvertes tout récemment en France.. Elles se présentent, d'une manière générale, comme des lieux d'accueil, de prévention et de prise en charge médicale des jeunes en souffrance de 12 à 19 ans. On peut comprendre qu'il ne soit pas évident pour ces jeunes d'aller confier leurs difficultés, tant médicales que psychologiques, dans le cadre de leur famille, du collège ou même de leur médecin. D'où l'idée de ces maisons d'accueil qui leur proposent toute une catégories de soins ou de réponses à leurs besoins et à leurs questions.
    Ainsi, dans la maison des adolescents de Paris qui vient d'être inauguré, on apprend que les adolescents trouveront :
    - un espace ouvert sur la ville, au rez de chaussé, chargé de les accueillir ainsi que leurs proches, pour les écouter, les conseiller, ou les orienter. Des consultation médicales pourront leur être aussi proposées afin de permettre une évaluation ou une orientation vers une consultation spécialisée ;
    - un lieu d'hospitalisation pouvant accueillir des adolescents souffrants de divers pathologies, tels que troubles de conduites alimentaires, maladies chroniques ou psychiques
    - un lieu dispensant enfin ce qu'on pourrait appeler des soins culturels reposant sur l'organisation d'ateliers thérapeutiques divers tel que danse, musique, ou jardinage ...


    Disons -le franchement : on ne peut que saluer, bien sûr, une telle initiative ; Et souhaiter qu'elle puisse naître également dans les grandes villes. Sans doute, de telles structures réclament un investissement important tant en moyens qu' en personnels de santé et en médecins spécialistes. Mais il semble que leur intérêt ne soit plus à démontrer devant l'urgence des besoins des jeunes. En tout acs à Paris où ces adolescents en souffrance sont souvent des jeunes marginalisés, en voie de desinsertion, sans domicile fixe vivant dans une grande précarite, comme l'affirment les spécialistes. Des jeunes avec parfois des passages à l'actes très violents.
    Des jeunes qui - comme beaucoup de ceux que nous pouvons rencontrer dans nos villes - ont donc grand besoin d'être écouter et accueillis.
    (25/11/2004 - 00h38'31 - chroniq)
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    Chronique Radio Fajet - 2 et 3 Octobre 2004


    Après la rentrée scolaire qui a eu lieu, il y a déjà prés mois, c'est maintenant le tour de la rentrée universitaire. Elle s'annonce en effet pour les jours à venir : Nancy va donc retrouver ses étudiants, ce qui n'est pas rien, lorsque l'on sait que l'on en dénombre près de 45 mille ! Un nombre i conséquent, qui ne passe pas inaperçu, que l'on apprend, en tout cas, en feuilletant le dernier numéro de Chrétiens dans la ville qui vient de paraître, entièrement consacré à la galaxie étudiante à Nancy.

    Que les étudiants soient très nombreux à Nancy ne surprendra personne. Comme l'on dit, on pouvait s'en douter, en voyant ses trois d'universités, qui regroupent nombre de facultés et de grandes écoles. Des structures, des lieux de vie qui finalement comme le précise le responsable de l'université Nancy II dans une interview de ce magazine, apporte à la ville et son agglomération, une vitalité qui marque grandement la cité ! Que serait Nancy sans ses étudiants ..... Résidant en ville ou dans les cités universitaires, les étudiants participent en effet à la vie économique de la ville, mais aussi à son animation culturelle et associative. Une présence qui les met en contact avec des réalités humaines parfois difficiles, qui leur fait rencontrer d'autres générations. Cette expérience qu'ils acquièrent ainsi dans tous ces engagements associatifs est en fin de compte, très importante pour eux, autant sinon davantage que leurs études, peut-on lire encore dans ce magazine ; car elle participe grandement à leur formation humaine et les enracine dans une vie à construire avec les autres.

    Un dernier volet de ce magazine des paroisses catholique de Nancy est consacré à la Mission étudiante. On l'ignore souvent, il s'agit d'un espace où des étudiants, par l'intermédiaire des aumôneries, peuvent se retrouver pour des échanges en groupe, des rassemblements ou des activités communes, des temps de recherche spirituelle ou de prière. Celui-ci s'installe à Nancy dans les locaux de l'église St Nicolas où aura lieu prochainement la messe de rentrée des étudiants. - t qui portera les initiatives destinés aux étudiants comme les prochains JMJ à Cologne cet, été. Une chance pour tous les étudiants assurément à ne pas garder pour soi.

    Emmanuel Leroux
    (04/10/2004 - 22h39'11 - chroniq)
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