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Chronique d'Emmanuel


 

Chronique Radio Fajet du 21 et 22 Octobre 2017

 

C’est donc, déjà, ce week end qu’ont débuté, les vacances, dit de la Toussaint ; elles sont sans doute bienvenues pour les enfants, après déjà sept semaines d’école. Changer de rythme, donner un peu plus de place au jeu, cela n’est pas, en effet, sans importance pour tous les enfants et j’en suis sûr, ils l’apprécieront tous ! Espérons qu’elles leur permettront de vivre autre chose avec d’autres, dans les garderies qui les accueilleront, ou chez les grands parents, souvent plus disponibles ! A moins, que les parents décident de profiter de quelques jours, pour partir eux aussi, un peu en vacances en famille !

 

Ce sera donc à la fin de ce temps de vacances qu’arrive la Fête de la Toussaint : une grande fête chrétienne, faut-il le rappeler, qui est sans aucun doute la plus populaire dans notre pays. C’est la fête de la vie, c’est la fête de tous les vivants : en effet ce jour-là, - cette année, un mercredi, - que les chrétiens se rassemblent pour célébrer avec l’Eglise, tous ceux qui sont des vivants : nous tous déjà bien sûr, qui sommes là aujourd’hui mais c’est aussi, tous ceux et celles qui ont été des vivants hier, ceux de nos familles qui sont décédés, qu’avec les chrétiens, on appelle des défunts ; ils sont aussi et encore des vivants, puisqu’ils sont pour toujours, dans le cœur de Dieu qui est le Dieu de la Vie ! C’est pourquoi, la fête de la Toussaint est vraiment une grande fête de famille, notre fête à tous, une fête où les familles cherchent souvent encore à se rassembler, associant ce jour-là, dans leur souvenir, tous ceux qui ne sont plus parmi nous....

 

D’ailleurs, le nom de cette fête de la Toussaint désigne bien qu’elle est la fête de tous les vivants ! Etre un saint, devenir un saint n'est pas, comme souvent on se l’imagine, être quelqu'un de parfait; si cela était, cela se saurait ! Seul, Dieu est saint et parfait ! Non, être un saint, c'est être une personne aimée de Dieu, c'est devenir un "amoureux" de Dieu, de la vie qu'il donne à tous les hommes. N’est-ce ce témoignage que nous laissent justement ceux que l'on appelle des saints dont on porte peut-être le prénom ! Ste Thérèse, ou St François, St Pierre ou St Paul : ils aimaient tous, la vie par dessus tout, dans leur amour de Dieu et des autres ! C'est aussi cela qu'ont vécu avant nous, beaucoup de gens de nos familles que nous ne connaissons plus ! Nous sommes tous des vivants dans le bonheur de Dieu, appelés à vivre à plein, chaque jour, à vivre ensemble ! ...... Fêter la joie de vivre et d’aimer qui nous est donné à tous ! C’est bien plus intéressant que de fêter Halloween, avec ses masques qui font peur et ses déguisements pour rire de la mort ! Ne croyez vous pas ? Bonne fête de Toussaint à tous

 

P. Emmanuel LEROUX

 

 

 

(18/10/2017 - 14h53'57 - chroniq)
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  • l'émissionOuvrir ou Fermer


    Diffusée tous les samedi et dimanche, cette emission a une durée approximative de 5mn maxi

    L'emission: une chronique, c'est à dire un coup de coeur ou un coup de griffe sur une réalité vécue, le plus souvent par des jeunes pour encourager à vivre ensemble

  • les animateursOuvrir ou Fermer
    L'animateur s'appelle Emmanuel

  • la genèse de l'émissionOuvrir ou Fermer
    Reprise de l'emission de l'abbé Paul Renard, il y a déja quelques années.



  • les archives de l'émissionOuvrir ou Fermer

    Retrouvez les chroniques des saisons passées dans nos ARCHIVES.

  • les précédentes émissions en 2016Ouvrir ou Fermer

    Chronique pour Fajet du 29/30 novembre 2016

    C’est une bonne nouvelle dont j’aimerais vous faire part, aujourd’hui dans cette chronique hebdomadaire. Cette bonne nouvelle, je l’ai découverte, l’autre jour en lisant mon quotidien national : plus d’un tiers des jeunes, écrivait-t-il, s’investissent dans le bénévolat ! Information surprenante, pour le moins, qui ne correspond pas trop à l’image que l’on se fait habituellement, des jeunes aujourd’hui ! Nous les pensons en effet, tellement remuants et bruyants, si peu respectueux de notre environnement urbain dans nos quartiers, le plus souvent indifférents à la vie de notre société et à tout engagement, que je me suis lancé, sans tarder, dans la lecture de l’article pour en savoir davantage !

    Celle-ci n’a fait que confirmer mon étonnement et mon heureuse surprise ! Il s’agissait en fait, d’un compte rendu d’un sondage, réalisé le mois dernier, pour le compte du Ministère de la Jeunesse. On y apprend donc, comme le titre l’annonce, que plus d’un tiers des 18 - 30 ans, acceptent de donner de leur temps, bénévolement, à une association ou autre organisation, passant de 26% l’an dernier à près de 35% cette année, soit un gain de plus de 10%. Des engagements importants ou ils s’investissent auprès d’associations et dans l’internet, où l’on peut distinguer, principalement, deux groupes, pour moitié : le premier, le groupe de ceux qui sont surtout impliqués dans le sport ou les loisirs, la culture ou l’éducation; le second, ceux qui militent plutôt pour des causes sociales ou humanitaires, dans la lutte pour l’environnement ou contre les discriminations. On remarque par ailleurs, que prés d’un jeune sur deux, se disent intéressés par le service civique, et que c’est surtout par manque de temps qu’ils ne sont pas ou peu engagés, souhaitant, s’ils le pouvaient, l’être davantage. Notons enfin, que ceux qui sont plus en retrait de toute vie citoyenne, ne représentent qu’un jeune sur 4, vivants le plus souvent, dans des situation de précarité, sans emploi ni formation.

    On ne peut donc que se féliciter et se réjouir de ce constat ! Que davantage de jeunes découvrent, aujourd’hui, l’importance de l’engagement, au service d’autrui, ou de la société dans laquelle nous vivons tous, est signe, à mon avis, d’une vitalité retrouvée de notre « vivre ensemble ». Tant de situations conflictuelles dans le monde, comme dans nos villes, ou même dans nos familles, pourraient les dissuader de s’investir ainsi, au service du bien commun, au service des autres, et de croire en ces valeurs qui font grandir « notre vivre ensemble ». Un second sondage, publié ces jours-ci, nous réconfortait dans ce même sens : il affirmait que 8 jeunes sur 10, dénonçaient notre société comme trop violente; et ils s’accordaient avec des parents, et des chefs d’entreprise, pour privilégier un renforcement de l’éducation et de la lutte contre l’échec scolaire.  Souhaitons avec eux, que ces semaines à venir, au cours desquelles va s’engager le débat politique, les encouragent dans leur désir de construire, avec ténacité et confiance, ce « vivre ensemble » de partage et de dialogue, toujours plus solidaire et généreux qu’ils espèrent, toujours plus ouvert vers les autres qu’ils attendent. A la semaine prochaine.

     

    P. Emmanuel Leroux

     


     

    (25/11/2016 - 10h13'53 - chroniq)
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    Chronique Fajet 15/16 octobre 2016

    Page cinéma aujourd’hui avec le film Le ciel attendra,   à l’affiche, depuis huit jours déjà, dans nos salles de cinéma ! Sous ce titre un peu énigmatique, un film passionnant qui a le courage d’explorer cette question, si lourde d’actualité, que nous nous posons tous, concernant ce phénomène de la radicalisation d’adolescents tentés par le djihad, prêts à partir tout à coup vers la Syrie. Une évocation toute à fait saisissante, réalisée par Marie Castille Mention Schaar, connue pour un précédent film, les Héritiers. Dans son second long métrage, elle montre, avec l’histoire de deux jeunes adolescentes, Sonia et Mélanie, comment fonctionnent les stratégies d’embrigadement de Daech et le chemin difficile de la déradicalisation. »

    Sans prétendre tout expliquer, mais documentée avec soin, ce film - qui n’est pas toujours facile à suivre, en raison du récit entremêlés du parcours inversé de ces deux jeunes destins, - nous aide à comprendre comment des jeunes filles, apparemment sans histoire, peuvent, l’une basculer si vite dans l’idéologie mortifère de Daech alors que l’autre se débat pour s’en sortir, au bout d’un long chemin compliqué d’accompagnement. Les parents de ces jeunes ados - auquel Sandrine Bonnaire, Clothilde Coureau et Zinedine Soualem prêtent leurs traits avec beaucoup d’implication, - sont aussi présents dans ce long métrage, montrant s’il est besoin, parce qu’ils n’ont rien vu venir, la déflagration qui les minent. A leurs cotés, la présence de Dounia Bouzar, pionnière de la lutte contre la radicalisation et fondatrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam, tient avec bonheur son propre rôle, cherchant à restaurer des liens entre les jeunes et leurs parents et ses interventions apparaissent comme autant de « respirations » dans le récit du film, ce qui permet de prendre alors, un peu de recul.

    J’ai été impressionné par la qualité de ce film qui, à mon avis, rejoint nombre de jeunes et leurs parents, confrontés devant « cette soif d’absolu  dans un monde qui tourne à l ‘envers ». Comme l’écrit les Fiches du cinéma, il nous montre bien « la complexité des causes et des parcours, à ce moment précis où la conscience cesse d’être libre, sans fausse pudeur », et c’est pourquoi il me semble faire œuvre utile en nous aidant à mieux cerner les ressorts de ce que vit toute une génération de jeunes. A ne pas manquer de voir et de discuter avec d’autres, sans trop attendre.


     

    (14/10/2016 - 12h53'24 - chroniq)
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    La chronique FAJET du 1 octobre 2016

     

    Marion 13 ans, pour toujours ! Tel est le titre de l’émission, programmée ce mardi 27 septembre en prime time sur France 3 ! Un téléfilm inédit, particulièrement poignant qui nous témoigne du parcours tragique de Marion, une ado rêveuse et douée, victime d’ harcèlement de ses camarades de classe. Humiliée et insultée, elle subit en silence ce lynchache continuelle sur les réseaux sociaux et la pression de ses camarades de quatrième. Jusqu’a se supprimer, un matin de février 2013, où elle a laissé partir de la maison, son frère et sa sœur avec sa mère.

    Cela fait de nombreuses années que l’on connaît ce phénomène qui se répand surtout dans les collèges. Racket, brimade, coups de poing ou gifles pour humilier, jeu du foulard, l’actualité nous rapporte régulièrement, dans les colonnes de nos journaux locaux, de ces petites violences entre jeunes ados qui finissent par pourrir l’ambiance d’une classe, et perturber gravement la vie des collégiens. Des petits faits, qui restent le plus souvent ignorés du plus grand nombre  car ceux qui les subissent, ont en effet, souvent du mal à dénoncer ces faits délictueux qui les atteignent, par peur de représailles de ceux qui les agressent. Il reste que les conséquences tant psychologiques que physiques chez ceux qui en sont victimes, ne sont jamais anodines et nécessitent toujours un accompagnement et un soutien de la part des adultes qui sont auprès d’eux.

    Même si ce téléfilm repose sur un scénario un peu trop binaire qui n’atteint pas vraiment son but, cette soirée de télévision avec le débat qui a suivi, a eu l’immense mérite d’oser aborder de front un véritable fléau qu’il convient de dénoncer. Elle peut permettre, espérons le, de « libérer la parole » des ados, garçons ou filles, qui en sont victimes, avant qu’il ne soit trop tard, et de faire comprendre aux enfants comme jeunes en quoi ils sont des actes répréhensibles qui doivent être sanctionnés. Elle peut permettre aussi, aux adultes, des parents aux professeurs, de tenir leur rôle et leur place auprès de ceux qui sont victimes de ces petits actes de violence, en prenant le temps de les écouter et de les soutenir pour qu’ils ne se laissent pas submerger par la violence qui leur est faite. Puisse de telle soirée de télévision surtout, toucher vraiment ceux qui auront regarder cette émission, afin que se développe à l’école, « le vivre ensemble », et de comprendre que la lutte contre le harcèlement à l’école, c’est vraiment l’affaire de tous !

    Emmanuel Leroux


     

    (14/10/2016 - 12h47'30 - chroniq)
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    LA FETE DES MERES

    Chronique Fajet du 5/6 Juin 2016.

    Je sais bien que vous ne l’avez pas oublié ! Dimanche dernier, c’était la fête des Mères ! Une fête populaire fixée, chaque année, au dernier dimanche de Mai et plébiscitée semble-il, par de nombreuses familles ! Si l’on ne peut pas nier son aspect mercantile et commerciale, il est à noter cependant que cette fête très populaire apparaît aujourd’hui encore comme l’une de ces occasions qui affirme et témoigne de l’importance de la famille dans notre société !

     

    Cette remarque peut nous paraître tout à fait étonnante. Nous le savons bien, pour le constater dans notre entourage : la famille ne va pas très bien de nos jours, dans notre société individualiste où tout va vite. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la famille connaît une évolution tellement formidable que l’on peut se demander parfois si l’on peut encore appeler par ce mon, les familles d’aujourd’hui ! A la famille d’autrefois qui habitait à la campagne, élargie souvent aux grands parents, et où les rôles de chacun était bien reconnu, a succédé en effet aujourd’hui, ce que l’on peut appeler « la famille conjugale », qui se réduit aux parents, souvent jeunes, avec deux ou trois enfants, au plus. Confrontée de plus en plus à une mobilité croissante, au travail de la femme, au rallongement de la vie, le rôle des parents dans la famille a vite connu d’autre part, de nombreux bouleversements. Au point qu’il est de plus en plus courant d’entendre dire qu’elle est aujourd’hui « éclatée » après une séparation, ou « recomposée » avec un autre conjoint et ses propres enfants, où même tout simplement qu’elle est devenue « monoparentale ». Autant de situations de vie qui cachent mal, à mon avis, bien des souffrances, vécue par les parents comme les enfants, lesquels ont souvent du mal de s’y retrouver !

     

    Malgré tous ces changements et ces difficultés qu’elle traverse, la famille pourtant n’en est pas moins encore plébiscitée et appréciée. C’est ce qui ressort du sondage publié la semaine dernière dans nos médias. Famille, je vous aime titrait nos quotidiens. L’augmentation récente du taux de natalité tendrait à montrer que la famille, même si elle ne dure pas longtemps, reste vraiment une dimension importante de la vie. Cellule de base de toute vie sociale, elle demeure encore, devant l’agressivité qui nous entoure, et la compétition sociale, le dernier lieu où l’on se sent reconnu, protégé et aimé ! Il est une chose indéniable : quoi qu’il arrive, nous faisons tous partie d’une famille. Sachons donc la sauvegarder, la respecter par nos manières de vivre ensemble et la faire grandir dans l’amitié ! Et n’ oublions pas que c’est elle que nous fêtons lors des fêtes de famille qui nous réuniront durant ces mois d’été à venir !

     

    (02/06/2016 - 16h39'47 - chroniq)
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    L'APRES CANNES

    Chronique radio Fajet 28/29 Mai 2016

    Le festival du film qui vient de se terminer à Cannes, au début de cette semaine aura donc animer en partie, l’actualité pendant une dizaine de jours. Réparti de part et d’autre du long week end de la Pentecôte, il aura proposé aux nombreux journalistes (plus de quatre mille environ) et aux festivaliers présents là-bas, comme aux téléspectateurs par l’intermédiaire de la télévison, de nombreuses reportages ou émissions, sans parler des extraits de films dont une vingtaine concouraient à la récompense suprême qu’est la Palme d’or. Celle-ci, décernée dimanche soir, aura surpris finalement tout le monde, en étant attribué au bien connu réalisateur britannique Ken Loach, pour son film Moi, Daniel Black, qui dénonce non sans vigueur et humour, les excès de la bureaucratie néo libérale de nos sociétés en créant, par ses règlements souvent absurdes, le chômage et la misère.

    Cette récompense a fait réagir les médias, et elle mérite d’être applaudie. En effet, si le Festival de Cannes séduit le grand public, à cause surtout de sa dimension people, exacerbée par la télévision qui retransmet chaque soir, la cérémonie de la montée des marches, c’est parce que le cinéma nous propose des œuvres culturelles qui nous racontent des histoires qui nous touchent et nous émeut, il nous donne à voir des sujets d’actualité qui nous provoque à réfléchir, comme celui justement dont Ken Loach ose nous parler, le chômage et la bureaucratie, mais aussi des divertissements qui nous permet de nous distraire.

    Une dimension culturelle donc mais qui se marie, il ne faut pas l’oublier, avec une dimension économique importante. Un film est un produit culturel qu’il faut vendre pour qu’il soit projeté un jour dans des salles de cinéma où viendront le voir des spectateurs qui paieront leur place ! A Cannes, le marché du film international, qui a lieu à l’intérieur du Palais du Festival, regroupent les stands des grandes agences de distribution de films comme les structures nationales ou internationales qui promeuvent le cinéma dans le monde,  où s’achètent et se vendent des films réalisés dans le monde entier et que nous pourrons voir, déjà maintenant dans nos salles de cinéma, et tout au long de l’année à venir.

    Belle mission donc que celle du cinéma ! Réalité économique forte, il nous apporte aussi divertissement et réflexion avec des histoires d’actualité, parfois inventés, des histoires toujours fictives, des histoires d’aventure et des histoires de vie, dans lesquelles nous pouvons souvent nous retrouver, qui nous touchent et nous font tous rêver ! Que deviennent nos relations entre parents et enfants avec Julietta d’Almodovar ou que devenons nous dans nos histoires de famille avec le film de Bruno Dumont, La louve qui passe cette semaine dans nos salles de cinéma ? C’est pour toutes ces raisons, je crois, que nous aimons tous aller au cinéma ! Alors, ne boudons pas notre plaisir ! Bonne semaine à tous.-

    P. Emmanuel Leroux


    (27/05/2016 - 12h38'40 - chroniq)
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    LA JOIE DE CROIRE

    Chronique du 9/10 Avril 2016 - La joie de croire


    Près de 5000 personnes, adultes et jeunes ont été baptisés, durant le week-end de Pâques ! Tel est titre étonnant, surprenant même du journal Métro, publié la semaine dernière ! Dans une France complètement sécularisée, mais dont la laïcité est devenue une vraie valeur, cette situation en hausse, affirme le journal qui s’en étonne, vient en effet contredire la tendance à la baisse (de  la pratique du dimanche ou des vocations par exemple) que l’on constate globalement dans les statistiques pour l'Eglise catholique.  Dés lors, on ne peut que se demander ce que peut bien signifier réellement aujourd’hui pour ces nouveaux chrétiens, d’être des croyants ! Est il vraiment possible de croire aujourd’hui ?


    On ne peut que s’interroger bien sûr sur ce que cela représente et réclame aujourd’hui que d’être un croyant ! Les témoignages que ce quotidien décrit, peuvent seuls bien sûr, nous aider à mieux comprendre les raisons qui ont « déclencher » chez ces nouveaux chrétiens, leur démarches vers le baptême !  Celles-ci peuvent toutefois, trouver un écho en nous : on s’aperçoit en effet que ce besoin de croire qu’il exprime, existe en chacun de nous, comme une force de vie, une espérance qui nous parle de vie partagée, comme une soif de trouver un sens à l’existence ou de vivre dans une confiance mutuelle et dans la paix ! Une sorte de cheminement qui rejoint bien en effet celui qui s’est ouvert depuis 2000 ans avec ce que les chrétiens ont justement fêter le jour de Pâques ! Le troisième jour après sa mort en croix, le Christ Jésus est ressuscité d’entre les morts, dit le credo des chrétiens. Autrement dit, une invitation permanente à vivre finalement notre vie comme un passage, de la mort à la vie pour toujours nouvelle, le passage de toutes nos petites morts quotidiennes vers une ouverture vers les autres qui transforme notre existence de chaque jour.
    Nous avons tous fait, un jour ou l’autre, je le crois, ce cheminement, et cette expérience : en vivant ces passages que sont ces petites morts sur nous-mêmes, ces victoires sur l’individualisme ambiant pour vivre autre chose, comme la réconciliation ou le partage, l’amitié ou la solidarité, par exemple, pour vivre autrement avec les autres. Nous découvrons, alors que des relations nouvelles peuvent recommencer entre nous, et elles sont  alors comme un printemps qui arrive et redonne envie de vivre. Pâques, oui, c’est cela ! La fête de la vie, de la vie qui recommence, de la vie pour toujours. Cette force de vie qui habite en nous, n’est donc pas près de nous quitter ! C’est le grand scientifique  jésuite Teilhard de Chardin qui disait « On se demandera encore longtemps, je crois, ce qu’est la résurrection ! Et il répondait : ressusciter, c’est vivre pleinement ! Si ce désir vous habite encore, je crois bien que c’est vraiment alors le moment de se décider de croire !  


    (07/04/2016 - 13h08'50 - chroniq)
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    LA MI-CAREME

    Chronique Radio Fajet du 5 et 6 mars 2016

    Je ne sais si nous le savons tous, mais nous venons de franchir la date de la mi carême ! La mi- carême, cela vient rappeler, que nous sommes arrivés à mi parcours de cette période si particulière pour les chrétiens que l’on appelle le Carême ! Non, Carême n’a pas disparu, comme on peut parfois le croire !  ! Comme le ramadan auquel parfois, on le compare, il est, pour les chrétiens ce moment important de l’année pour se préparer spirituellement, par le partage avec les autres et la prière, à la grande fête de Pâques qui est, nous le savons tous, le cœur de la foi des chrétiens !

    Ce qui est donc si important durant cette période du Carême pour les chrétiens, ce n’est donc pas, comme l’on disait autrefois, « des privations ou des sacrifices » ! C’est vrai que, dans l’Église, on parle de faire pénitence, mais, cela n’est pas pour se punir ou se lancer dans des privations ; c’est plutôt pour s’aider à changer sa vie personnelle. Concrètement, on pourrait dire en effet que le Carême est une manière d’inviter les croyants, à se débarrasser en eux, de l’orgueil, de l’égoïsme, de tout ce qui empêche, dans la vie quotidienne, de vivre « en communion » avec les autres et avec Dieu. Finalement, le Carême est plutôt un moment favorable, idéal, qui est donné, pour faire un effort sur soi en vue d’éliminer tout ce qui est source de division avec les autres. Et de voir qu’en toute situation, il y a toujours la possibilité de faire germer en nous, de l’amour des autres !

    Avec un peu de recul, on s’aperçoit souvent que, dans la vie, l’apparence ou l’extérieur est souvent trompeur ! Ce qui est important et qui peut changer, c’est bien notre cœur, en nous. C’est notre élan d’amour vers les autres, vers Dieu aussi pour répondre chaque jour, à son appel en nous ! ... Pour les chrétiens, la fête de Pâques est la victoire du Christ sur ce qui fait mourir, et il est pour eux, aujourd’hui, ressuscité et vivant pour toujours avec eux. Comme Lui, parce qu’il a donné sa vie par amour, il est possible de vivre ce passage, de passer d’une vie tournée vers soi à celle tournée vers les autres ! Et d’accéder ainsi, dans notre vie quotidienne, à la vraie liberté : celle de choisir d’aimer et de vivre ensemble !

     

    Emmanuel Leroux


     

    (04/03/2016 - 09h50'25 - chroniq)
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    L'ORIENTATION

    Chronique Radio FAJET du 23-24 janvier 2016


    Mais, quelle profession faire demain ? Dans quelle activité, dans quel métier s’investir ? C’est la question que doivent se poser en ce moment, de nombreux jeunes, actuellement en classe de terminal dans les lycées. Une question pas facile pour certains, pas très claire encore pour d’autres, tant prendre la décision de son orientation vers le métier que l’on souhaiterait exercer demain, n’est effectivement pas toujours évident de nos jours ! Si le spectre du chômage embrume encore, un temps soit peu, l’avenir et le marché du travail, le parcours d’étude à entreprendre pour une formation longue, - que soit en école comme en faculté, pour déboucher sur un métier que l’on aimerait exercer, - peut apparaître, pour nombre de jeunes, vraiment comme un « parcours du combattant » !


    Ce parcours, on ne le sait pas toujours, connaît aujourd’hui, sa première étape pour les élèves de Terminal ! Comme on a pu l’entendre aux informations télévisées, c’est en effet maintenant, dés cette semaine et jusqu’au 20 mars que s’ouvre, pour tous les élèves de classe Terminale, les inscriptions en post bac, comme on dit ! Il s’agit en effet, pour tous les futurs candidats au bac, avant même d’avoir passés les épreuves de l’examen qui interviendront en juin prochain, et qu’il convient de réussir, bien évidemment,  il s’agit de saisir sur internet, leurs vœux de « formation d’après bac » dans lesquelles ils souhaitent s’engager l’an prochain.


    Cette démarche est  donc importante pour tous ces futurs bacheliers et elle mérite pour le moins, réflexion et investissement ! Cette formation en faculté ou en écoles, va déterminer en effet largement leur avenir. Ce qui compte, ce qui me semble en tout cas important, c’est cette possibilité qui leur est offerte à chacun, de choisir aujourd’hui, les études qui les intéressent ; bien sûr, ce choix se trouve pour une part, limité, orienté déjà  par les  contraintes des filières dans lesquels ils se trouvent depuis la classe de seconde ; mais, la formation choisie peut leur donner des outils, utiles et intéressants, pour s’épanouir dans le travail qu’ils désirent réaliser demain !


    Souhaitons aussi bon vent, à tous ces futurs bacheliers ; qu’ils trouvent dans leur choix, le courage de s’investir vraiment dans des projets d’étude qui leur permettra, selon leur désir et leur volonté, d’exercer demain une activité intéressante , parce qu’au service de tous.


    Emmanuel Leroux

    (21/01/2016 - 16h17'01 - chroniq)
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    VOEUX 2016

    Chronique radio Fajet du 16/17 janvier 2016 -

    Faire des vœux, formuler des vœux ! En ce début d’année 2016, oui, qui d’entre nous n’a pas transmis ses meilleurs vœux déjà à ceux qui nous entourent, ou ne les a pas exprimer à ceux que nous aimons ! Le nombre de SMS sur l’internet a connu, cette année encore, des scores d’audience ! On peut donc se féliciter encore, à mon avis, pour ces échanges d’amitié et de bienveillance, de désir de vivre ensemble dans le partage et l’accueil mutuel que cette tradition que l’on pouvait croire dépassée et désuète, a permis encore d’exprimer entre nous.

    Faire des vœux ! échanger des vœux ! Si, parfois cette coutume peut apparaître comme quelque chose de « superficiel », je veux dire, comme des mots qui expriment un rêve, celle-ci m’apparaît toutefois comme une occasion formidable ! Oui, une occasion formidable de dire à nos amis ou à notre famille, - cela n’est pas très souvent !-de vrais sentiments de bienveillance, d’amitié, de leur exprimer, tout simplement, des souhaits d’une vie ensemble qui apporte à tous, joie de vivre et d’être heureux !

    En ce temps où l’angoisse se mêle aux difficultés de vivre ou de trouver un travail notamment pour les plus jeunes, comme nous le disent encore les résultats mensuels de pôle emploi, permettez moi cependant de vous exprimer des vœux ! ou plutôt un seul vœux, - celui que je trouve le plus important, mis à part, le vœu d’être, au long de l’année, en bonne santé ! J’aimerais vous souhaiter à tous de connaître durant cette année nouvelle, la joie que donne de vivre dans la simplicité !

    Je m’explique : Cette période difficile est peut être en effet pour nous, l’occasion - j’aurais envie de dire la chance, - de nous apercevoir que le bonheur auquel nous aspirons tous, ne réside justement pas, dans l’accumulation ou la possession toujours inassouvie de biens matériels, mais comme l’exprime haut et fort le pape François dans son message de paix du 1er janvier, qu’on peut le trouver plutôt dans la joie de vivre l’ouverture et le partage avec les autres. Vivre dans la simplicité, c’est renoncer déjà, à toute hypocrisie en s’engageant à vivre avec les autres, dans le partage de ce que l’on a, surtout de ce que l’on est ! Voilà ce qui procure, me semble-t-il, la vraie joie de la vie ! Sans doute, ce vœu réclame-t-il, de notre part, un effort particulier, je vous le concède, celui de reconsidérer nos points de vue, qui demande parfois courage et détermination ; mais je suis sûr que cela apportera à tous, la joie et le vrai bonheur de vivre

    Ce vœu vous entrainera surtout à vivre avec lui, d’autres vœux : celui de la fraternité par exemple, en nous faisant considérer ceux et celles qui nous entourent, non comme des concurrents, encore moins comme des adversaires, mais comme des frères et des sœurs  à aimer; celui du changement du regard, aussi sur les évènements qui arrivent, en cessant de voir plutôt «  le verre à moitié vide » que le verre à moitié plein » ! Celui de la solidarité et de se faire confiance ! Celui d’encourager l’échange, le don de soi, et la responsabilité dans nos engagements ! Celui d’éveiller la curiosité et l’énergie de vivre ce qui est en nous ! Bref, vous m’avez compris, un vœu qui est finalement comme autant de défis que nous pouvons nous lancer pour vivre ensemble ! Et faire ainsi, de cette année, une année « renouvelante » ! Oui, cela est peut être un rêve, c’est vrai, mais un rêve qui est à notre portée de main ! Car il dépend finalement bien de nous que cette nouvelle année soit une année vraiment nouvelle ! Alors, Bonne année à vous tous ! A la semaine prochaine !

    Emmanuel Leroux


     

    (13/01/2016 - 12h20'22 - chroniq)
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